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Poétes espagnols

Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /2007 07:09

Vicente-Aleixandre.jpg Vicente Aleixandre Merlo (26 avril 1898, Séville - 14 décembre 1984, Madrid) est un poète espagnol de la « Génération de 27 ».

Vicente Aleixandre reçut le Prix national de littérature en 1934, fut membre de l'Académie royale espagnole à partir de 1949 et obtint le Prix Nobel de littérature en 1977.

Tout en poursuivant des études de droit, il découvre la poésie en 1917 (Rubén Darío, Gustavo Adolfo Bécquer, Antonio Machado... ainsi que les symbolistes français). Sa santé commence à se dégrader en 1922. En 1925, se déclare une néfrite tuberculeuse qui se terminera par l'ablation d'un rein. En 1925, il commence à écrire de la poésie. Il publia ses premiers poèmes dans la Revista de Occidente en 1926, fréquentant Cernuda, Altolaguirre, Alberti et García Lorca.

A la fin de la Guerre d'Espagne, et malgré ses idées de gauche, il ne s'exila pas. Il devint un maître pour les jeunes poètes.

Son œuvre poétique présente des étapes contrastées. Dans la première, sous l'influence du surréalisme, l'individualisme prime, le ton visionnaire et une espèce de pantéisme amoureux. Sa vision est plus pessimiste avec un langage difficile. Le sommet de cette étape est Sombra del paraíso.

Sa seconde étape commence en 1945 et en elle prévaut le sentiment de la collectivité, caractérisé par une posture d'intégration du poète dans le monde, connu comme son étape humaine. Son style se fait plus sensible, plus accessible. Les deux livres fundamentaux de cette étape: Historia del corazón et En un vasto dominio.

Il y a une étape finale, dans laquelle on peut considérer une évolution biologique où Aleixandre aperçoit le bout du chemin. Dans cette période, il utilise une voix sereine et tragique pour chanter l'imminente venue de la mort. Les livres de cette époque d'enquête sont Poemas de la consumación, Sonido de la guerra et Diálogos del conocimiento.

    * Ámbito (1928)

    * Espadas como labios (1932)

    * Sombra del paraíso (1944)

    * Historia del corazón (1954)

    * Los encuentros (1958), (en prose)

    * En un vasto dominio (1962)

    * Poemas de la consumación (1968)

    * Sonido de la guerra (1972)

    * Diálogos del conocimiento (1974)

    * En gran noche (1991). Édition posthume avec des poèmes inédits.

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Communauté : Espagne et flamenco - Publié dans : Poétes espagnols
Samedi 4 août 2007 6 04 /08 /2007 07:31

pablo-neruda.jpg D'origine modeste, Pablo Neruda, de son vrai nom Ricardo Neftali Reyes Basoalto, est né le 12 juillet 1904 à Parral, au Chili. Son enfance, très proche de la nature, a pour cadre Temuco, petite ville de l'Araucanie. Dès l'adolescence, et pendant ses études dans la capitale Santiago, il écrit avec avidité. Depuis 1923, date de Crépusculaire (Crepusculario), les oeuvres se succèdent au long d'une vie marquée par les voyages, l'errance, l'exil: «Ainsi toute ma vie, je suis allé, venu, changeant de vêtements et de planète.»

À partir de 1927, Pablo Neruda occupe plusieurs postes consulaires: Rangoon, Colombo, Batavia, Buenos Aires.

En 1935, il est à à Madrid, la veille de la guerre civile.

En 1940, après un séjour au Chili, Neruda est nommé, consul général au Mexique. La peinture des grands muralistes, Orozco, Rivera, Siqueiros, n'est pas sans influence sur Le Chant général (Canto general) qu'il compose alors.

En 1945, le poète est élu sénateur des provinces minières du nord du Chili; la même année, il adhère au Parti communiste mais les persécutions du président de la République, Gabriel González Videla, l'obligent à fuir son pays. À nouveau, les voyages se multiplient aux quatre coins du monde.

En 1950, Neruda obtient le prix Staline de la paix.

En 1970, il est nommé ambassadeur du Chili, sous le gouvernement socialiste du président Allende

Le 21 octobre 1971, il reçoit la consécration du prix Nobel de littérature. Dans le discours qu'il prononce à Stockholm, le poète évoque avec tendresse les frères inconnus qui l'aidèrent à franchir les Andes alors que sa tête était mise à prix dans son propre pays (1949). Réaffirmant « qu'il n'y a pas de solitude inexpugnable et que le poète n'est pas «un petit dieu», Neruda se rallie à la prophétie de Rimbaud: «À l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes», en laquelle il voit la proclamation d'un avenir certain.

En 1972, il prononce devant le Pen Club International un discours dénonçant le blocus américain contre le Chili. Géographie infructueuse (Geografía infructuosa, 1972) paraît en mai à Buenos Aires: pressentant sa proche agonie, le poète s'interroge sur sa vie et sur son oeuvre poétique. Renonçant à son poste, il quitte la France le 20 novembre 1972 et rentre au Chili avec Mathilde Urrutia. Son peuple l'accueille triomphalement à Santiago. Ses oeuvres, au fil des ans, n'ont pas cessé de voir le jour, tout imprégnées des péripéties d'une vie tumultueuse et généreuse: «Je déclare ici que personne n'est passé près de moi qui ne m'ait partagé. J'ai brassé jusqu'au coude et rebrassé dans une adversité qui n'était pas faite pour moi dans le malheur des autres.»

En 1973, Neruda participe à la campagne pour les élections de mars en écrivant Incitation au nixonicide et éloge de la révolution chilienne (Incitación al nixonicidio y alabanza de la revolución chilena, 1973); tout en chantant l'Océan et Quevedo, il fustige dans de courts pamphlets les «politicards» et les «larrons». Le 11 septembre, un putsch militaire renverse le gouvernement de l'Unité populaire. Allende est assassiné à la Moneda.

Le 24 septembre 1973, Pablo Neruda meurt à Santiago. Ses obsèques se déroulent en présence de l'armée: des chants jaillissent de la foule, témoignant, par-delà la mort, du pouvoir subversif de la poésie.

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Communauté : Espagne et flamenco - Publié dans : Poétes espagnols
Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /2007 07:16

Lorca-copie-1.jpg Célèbre poète et écrivain de théâtre, Federico Garcia Lorca est né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros, près de Grenade. Jeune homme, il fit ses études en philosophie, en littérature et en droit à l'Université de Grenade. Surtout reconnu pour son talent d'écrivain, Lorca était aussi un peintre et musicien accompli. Ses oeuvres musicales puisent de la musique et du folklore gitans, plus particulièrement du flamenco, musique populaire de son Andalousie natale.

En 1922, Lorca et le compositeur Manuel de Falla organisèrent la Fiesta del Cante Jonco, un festival de musique folklorique consacré à la chanson profonde, le style de chanson le plus velouté dans la tradition flamenco. C'est dans deux de ses poèmes les plus importants, «Poema del Cante Jondo» et «Romancero Gitano», que l'on ressent le plus l'influence du flamenco; ces deux poèmes révèlent, sous forme lyrique, les impulsions musicales, poétiques et spirituelles de Lorca. On retrouve sur ce disque compact, «Corazon Malherido» et «Romance de la Luna, Luna», deux chansons inspirées à partir de ces oeuvres.

L'influence du folklore transparaît également dans ses pièces de théâtre Bodas de Sangre, Yerma, Las Casa de Bernarda Alba où Lorca réussit subtilement à capter l'essence de l'âme divisée du peuple espagnol de l'époque. Ses livres sont lus dans tous les pays de langue espagnole et ont connu un immense succès en Argentine, Uruguay et à Cuba. Les principaux thèmes traités dans ses oeuvres sont l'amour, la fierté, la passion ainsi que la mort violente, qui ont beaucoup marqué la vie de Lorca.

À la veille de la guerre civile espagnole en 1936, Lorca fut arrêté par des membres de la Falange du parti fasciste, partisans du général Franco. Deux jours plus tard, le 19 août, il fut exécuté par un peloton d'exécution. Par une nuit sans lune, son corps fut jeté dans une tombe sans nom.

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Communauté : Espagne et flamenco - Publié dans : Poétes espagnols
Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /2007 07:03

antonio-machado.jpg Antonio Machado est un des deux plus grands poètes espagnols du XXe siècle, avec Federico Garcia Lorca. Victime du franquisme et exilé lui aussi, son œuvre interroge constamment les grands mystères de la vie humaine. Méditation sur les énigmes de l'homme et du monde, de l'essentialité et de la temporalité : « L'inquiétude, l'angoisse, les craintes, la résignation, l'espérance, l'impatience que le poète chante sont des signes du temps et, en même temps, des révélations de l'être dans la conscience humaine. » Il se fit le chantre de l'Andalousie et de la Castille à travers des recueils où se mêlent thèmes décadents et inspiration folklorique.

Antonio Machado Ruiz est né à Séville une nuit de juillet 1875 dans le célèbre palais de las Duenas. Issu d'une famille d'intellectuels libéraux et progressifs, il est le fils cadet d'Antonio Machado Alvarez, célèbre folkloriste devenu un grand poète moderniste.

Ses huit premières années s'écoulent à Séville. Il en gardera un souvenir ébloui. En 1883, sa famille s'installe à Madrid. Son enfance et son adolescence sont donc madrilènes. Élevé à l'Institution libre d'enseignement, dont l'esprit libéral marquera profondément sa formation, il garde une vive affection et une profonde gratitude envers ses maîtres. Cette institution jouera un rôle fondamental dans sa vie, lui inculquant des valeurs morales : ouverture aux cultures étrangères, amour profond de la nature, sensibilité aux arts – musique, dessin, théâtre – tolérance, respect du travail, un mode de vie assez austère, un idéal réformiste et patriotique, le rejet de tout dogmatisme, une ouverture au dialogue, une soif de vérité et d'égalité entre les hommes et une culture sociale et politique ayant comme intention de renouveler les mentalités pour favoriser un nouveau futur en Espagne. Cet enseignement se retrouve dans toute son œuvre et sa vie.

En 1893, Antonio a dix-sept ans et perd son père. Décès prématuré à 46 ans dont il restera profondément marqué malgré l'affection et les soins attentifs prodigués par sa mère et son oncle. Il s'intéresse aux courses de taureaux, au théâtre, aux acteurs. Sous un pseudonyme il publie, seul ou avec son frère Manuel, des articles satiriques ou humoristiques dans une petite revue La Caricatura.

En 1898, il fréquente des cafés bohèmes et littéraires, écrit ses premières poésies. Cette année sera doublement significative. D'une part, c'est son entrée dans la poésie par la voie du symbolisme et du modernisme. D'autre part, sans le savoir, cette année provoquera l'éclosion de nouvelles valeurs morales et esthétiques auxquelles, plus tard, Machado adhèrera de manière irrésistible.

En 1899 avec Manuel, il séjourne quelques mois à Paris. C'est le temps de l'affaire Dreyfus en politique, du symbolisme en poésie, de l'impressionnisme en peinture, du scepticisme élégant en critique. Il connaît personnellement Oscar Wilde et Jean Moréas. Anatole France était alors la grande figure littéraire, la grande autorité consacrée.

En 1902, second séjour à Paris. Antonio fait la connaissance de Rubén Darío. À son retour à Madrid, il se liera d'amitié avec Juan Ramón Jiménez et à la fin de l'année, il publie son premier recueil Soledades (Solitudes), daté en fait de 1903. « Dans ces années, Rubén Darío, combattu jusqu'à l'outrage par la critique à la mode, était l'idole d'une minorité restreinte. Moi aussi j'admirais l'auteur de Proses profanes, le maître incomparable de la forme et de la sensation, qui nous révéla plus tard la profondeur de son âme dans Chants de vie et d'espérance. Mais moi j'ai prétendu – et croyez bien que je ne me targue pas de ce succès mais d'intentions – suivre un chemin bien différent. Je pensais que l'élément poétique n'était pas le mot pour sa valeur phonique, ni la couleur, ni la ligne, ni un ensemble de sensations, mais une profonde palpitation de l'esprit ; ce que met l'âme, si elle met quelque chose, avec sa propre voix, en réponse animée au contact du monde. »

Au cours des années suivantes, il collabore assidûment à la revue Helios, l'une des plus importantes revues modernistes en Espagne, dirigée par Juan Ramón Jiménez. En 1907, Antonio Machado obtient une chaire de langue française à Soria. Installé en septembre dans une pension de famille, il y fait la connaissance de Leonor Izquierda Cuevas, qui deviendra sa femme le 30 juillet 1909. Ses poèmes traduisent alors la joie et le bonheur de vivre avec celle qu'il aime passionnément.

En 1911, profitant d'une bourse d'études, il accompagne avec sa femme, son frère Manuel qui a obtenu un poste de traducteur à Paris, et suit les cours de Bergson au Collège de France. Le 14 juillet, Leonor déclare brutalement une tuberculose, maladie qui l'emportera le 1er août. Antonio est écrasé de douleur et, rentré en Espagne, demande sa mutation. « Mon cœur attend /aussi, vers la lumière et vers la vie, /un nouveau miracle du printemps. » Désormais, il va se consacrer à traduire au moyen de l'écriture poétique l'inquiétude intérieure d'un esprit entièrement voué à la réflexion philosophique qu'il livrera dans des ouvrages en poésie et en prose intitulés Champs de Castille, Les Complémentaires, Juan de Mairena, Abel Martin. Antonio Machado est nommé à Baeza, une petite ville d'Andalousie. Il s'y installe avec sa mère et y demeure sept ans. Il entreprend des études de philosophie, sanctionnées quelques années plus tard par un titre de l'Université de Madrid.

En 1917, publication de la première édition des Poésies complètes. «En valeur absolue, mon œuvre doit en avoir bien peu, en admettant qu'elle en ait ; mais je crois – et c'est en cela que consiste sa valeur relative – avoir contribué avec elle, et en même temps que d'autres poètes de ma génération, à l'émondage de branches superflues dans l'arbre de la lyrique espagnole, et avoir travaillé avec un amour sincère pour de futurs et plus robustes printemps.» Pendant l'été il reçoit la visite d'un groupe d'étudiants de l'Université de Grenade dont Federico García Lorca.

En fin 1919, il est muté à Ségovie où il résidera jusqu'en 1931. Il participe à la fondation de l'Université populaire de Ségovie et partage son temps entre ses activités professionnelles et ses escapades à Madrid où, dans les cercles littéraires, il rencontre l'intelligentsia espagnole de l'époque et collabore avec son frère Manuel à la rédaction de nombreuses pièces de théâtre, comédies et tragi-comédies qui seront jouées avec succès jusqu'en 31.

En 1927, Antonio Machado est élu membre de la Royale Académie de la langue. 1928 est l'année des premières lettres d'amour à la femme qu'il désignera du nom de Guiomar dans ses lettres et ses poésies .

Le 14 avril 1931, proclamation de la Seconde République. En 1934-35, Machado collabore régulièrement aux journaux El Diario de Madrid et El Sol. En 36, le début de la guerre civile le surprend à Madrid. Il prend parti dès le début pour la cause de la République. En août, Lorca est assassiné. Machado meurtri et inconsolable lui consacre un poème.

1937, publication de La Guerra, recueil de vers et de proses déjà publié antérieurement, illustré par son frère José. Antonio écrit dans tous les numéros de la revue républicaine Hora de Espana. En juillet il assiste au deuxième Congrès international d'intellectuels antifascistes pour la défense de la culture. En 1938, il s'installe avec sa famille à Barcelone. Républicain de toujours, Machado se retrouve naturellement dans le camp des opposants à Franco et met sa plume au service du peuple dans Hora de Espana et aussi dans La Vanguardia. Fin décembre, les armées nationalistes assiègent Barcelone et divisent l'Espagne en deux camps fratricides. La tierra de Alvargonzález y Canciones del alto Duero sont édités avec des illustrations de José Machado. « Chaque fois que j'ai affaire à des hommes de la campagne, je pense à toutes les choses qu'ils savent et que nous ignorons et combien il leur importe peu de connaître tout ce que nous savons. »

La guerre le sépare de Doña Guiomar, qui part pour le Portugal, et à mesure de l'avance des troupes factieuses, il abandonne Madrid pour Valence, puis Barcelone. Lorca fusillé, il ne s'en remet pas. Unamuno qu'il admirait, n'est plus non plus. Il accuse une grande fatigue physique et morale. Les fascistes gagnent du terrain. Il lui faut se résoudre à quitter Barcelone, cette fois pour l'étranger. La mort dans l'âme, le voici sur le chemin de l'exode, accompagné par sa mère octogénaire, son frère José, la femme de celui-ci et quelques amis. Dans la cohue, il perd une valise contenant des travaux inédits. Le groupe est épuisé. Il fait froid. Un ami explique au Commandant du poste de Perthus qui est Machado. Le gradé réussit à leur procurer une voiture qui, péniblement, conduit les quatre rescapés jusqu'à Cerbère. Ils se voient contraints de passer la nuit dans un wagon où règne une température glaciale. Le lendemain, ils descendent à Collioure, où un employé des chemins de fer les aiguille vers l'hôtel Quintana.

«Tout passe et tout demeure, mais notre affaire est de passer, de passer en traçant des chemins, des chemins sur la mer.» Arrivé le 2 février, il y mourra le 22 février 1939. Sa mère le suivra dans la mort trois jours après. Dans l'intervalle, M. Baills, commandant du poste de Perthus, a reconnu en Machado le grand poète qu'il avait eu l'occasion - à l'époque, déjà - d'étudier en classe d'espagnol. La nouvelle s'était répandue, et on lui fit un enterrement digne. Son frère trouva dans une des poches de son pardessus un bout de papier chiffonné sur lequel il avait écrit ce que l'on considère comme son dernier vers: Esto días azules y este sol de la infancia…

« La poésie est parole dans le temps », Machado n'a cessé de l'affirmer.

Hélas, une infime partie de son œuvre est traduite en français, raison pour laquelle, peut-être, il est autant célébré que méconnu :

* Champs de Castille précédé de Solitudes, Galeries et autres poèmes suivi des Poésies de guerre. Éditions Gallimard Poésie, 1981.

* De l'essentielle hétérogénéité de l'être. Éditions Rivages, 2002.

http://perso.orange.fr/calounet/biographies/machado_biographie.htm

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