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RESUME : Un étrange objet trouvé dans un volcan éteint va révolutionner tout ce qu'on croit savoir de la naissance du monde. Il est astrophysicien, elle est archéologue. Ensemble, ils vont vivre une aventure qui va changer le cours de leur vie et de la nôtre.
MON AVIS : Comme je n'aime pas rester sur une mauvaise impression, j'ai décidé de persévérer (voir mon dernier article sur "Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites".. ).
Au final, un livre agréable, avec une bonne dose d'amour, d'aventures à la Indiana Jones, de questionnements existentiels, et en prime, un suspens insoutenable à la fin puisqu'il n'y a pas de fin... et oui, un tome 2 à venir prochainement certainement. On repose le livre à la fois heureux et frustré quand même, heureux de se dire que si la suite est aussi captivante que le début on va encore passer de bons moments de lecture, frustrés parce qu'on aurait voulu connaître là, tout de suite, le fin mot de l'histoire si fin il doit y avoir car le sujet du "qui sommes-nous - qu'allons-nous devenir" n'a pas finit de faire couler de l'encre....
- Boulevard Du Temps Qui Passe
- Mourir Pour Des Idées
- Sauf Le Respect Que Je Vous Dois
- Les Amoureux Des Bancs Publics
- Auprès De Mon Arbre
- L'enterrement De Verlaine
- Montélimar
- Les Lilas
- Fernande
- La Balade Des Gens Qui Sont Nés Quelque Part
Ah, si j'avais pu être Verlaine !
Verlaine, c'était mon ami. Je l'ai rencontré dans une annexe de mairie parisienne, non loin de la Porte Maillot où se trouve le très réputé restaurant "Les Lilas". A l'époque,
c'était un simple employé comme moi. Mon bureau jouxtait le sien. Il ne nous a pas fallu longtemps pour nous rendre compte que nous avions une passion en commun, la littérature... Sauf que lui,
il y a cru ! D'ailleurs, il croyait en tout ce qu'il faisait, ce jeune homme, et je suis convaincu maintenant que c'était surtout pour cela qu'il m'impressionnait... J'ai tout de suite su qu'il
ne resterait pas longtemps à la mairie, car très vite, il s'est mis à fréquenter des cafés et même des salons littéraires le soir. Le lendemain, il me faisait le compte rendu précis de ce que
les amoureux des bancs publics lui inspiraient : de magnifiques poèmes ! Et il n'était pas le seul à en écrire ! Il avait une bande de copains poètes avec qui il délirait toutes les nuits
en abusant de l'absinthe ! C'était terrible, j'en étais vert de jalousie... C'est peut-être comme ça que nos chemins se sont peu à peu éloignés. Il avait des fréquentations que je jugeais
douteuses, comment dire...des relations non conventionnelles parfois ! En ce temps, je vivais déjà avec Fernande, et elle a sans doute joué un rôle dans la distance que j'ai mise peu
à peu avec Verlaine. C'est vrai qu'elle était trop rigide, Fernande, ces histoires littéraires pour elle qui venait d'un milieu ouvrier, ça l'agaçait et surtout ça ne nourrissait pas son homme.
Et puis elle craignait beaucoup que les fréquentations amoureuses de mon ami ne me mettent des idées en tête ! Mais je l'aimais, ma belle, et je lui avais même écrit un poème dont le titre me
fait encore frissonner aujourd'hui : La balade des gens qui sont nés quelque part. Par ce poème je voulais lui faire comprendre que peu importe où nous étions nés, d'où nous venions, que
ce qui comptait pour moi c'était le présent et la façon qu'elle avait de me regarder avec ses yeux de biche.... Mais elle aussi, un jour, a pris une autre direction. C'est arrivé à peu près à
l'époque de cette terrible histoire avec Rimbaud, l'ami de Verlaine. Je lui avais bien dit qu'il était sur le point de faire une bêtise lorsqu'à peine marié et père de famille il a décidé de
s'enfuir avec ce dernier, mais, sauf le respect que je vous dois, quelque part au fond de moi je crois que je trouvais cette histoire pétillante, une histoire que j'aurais pu écrire à la
lumière de la bougie dans mes nuits tristes et monotones, une histoire que, secrètement, je rêvais de vivre... Alors, vous pensez bien, ma Fernande, elle a pris ses cliques et ses claques et elle
est allée voir ailleurs, du côté de Montélimar, je crois, où elle m'avait dit avoir de la famille...
Après son départ avec Rimbaud, je n'ai plus jamais eu de nouvelles directes de mon ami, sauf, bien entendu, lorsqu'il est mort. J'en étais malade à pleurer ! D'ailleurs, à l'enterrement de Verlaine, j'ai compris que je ne serais jamais écrivain et que mon destin serait bien plus "classique" que le sien... Malheureusement, je ne saurai jamais mourir pour des idées, par amour ou par l'alcool, néanmoins je me sens aussi incompris que n'importe lequel de ces artistes connus !
Même si nous ne nous voyions plus, j'essayais de suivre le parcours de mon cher Paul dans les revues littéraires que j'achetais, et que je lisais secrètement, auprès de mon arbre dans le jardin. C'était incroyable ce que l'on y racontait ! Ses voyages en Angleterre et en Belgique, son incarcération pour avoir violenté son ami, sa vie ensuite auprès du jeune Lucien, sa déchéance annoncée, la misère et la pauvreté... J'ai voulu lui écrire, et lui dire combien tous ses recueils étaient extraordinaires, mais je me demande encore aujourd'hui s'il se serait souvenu de moi... le vulgaire employé de mairie de la Porte Maillot... car sur le boulevard du temps qui passe, je n'ai sans doute été qu'un petit sentier dans la vie du poète...
RESUME : Jane n'a que treize ans lorsque, lors d'un dîner à l'ambiance particulièrement lourde, elle annonce à ses parents qu'elle ne se mariera jamais. Une phrase d'apparence anodine aux conséquences désastreuses : son père quitte le foyer presque sur-le-champ ; quant à sa mère, elle tient Jane pour directement responsable de l'échec de son mariage. Quelques années plus tard, étudiante en lettres à Harvard, Jane entame une liaison avec son professeur. Pendant quatre ans, elle vit dans l'ombre mais heureuse avec cet homme qui la fascine. Bonheur brutalement interrompu par la mort de son amant, dans des circonstances obscures. Jane trouve alors un poste dans une très lucrative entreprise de trading. Mais en voulant faire parvenir de l'argent à son père qui se prétend ruiné, Jane attire l'attention du FBI qui lui révèle les véritables occupations de celui qui est en fait un escroc international.
MON AVIS : Je suis une fan de Douglas Kennedy. Pourtant, cette fois-ci j’ai été un peu déçue… Bien entendu, on retrouve dans ce livre tout ce qui fait la popularité des livres de Kennedy comme les blessures intimes, les abandons successifs, les mauvais coups du sort et histoires de dollars. Mais j’ai moins accroché qu’avec ses autres livres. J’ai eu comme un sentiment amer d’une recherche de succès de librairie plus que d’un véritable roman comme il a l’habitude de les écrire. J’ai lu une critique d’Evène qui disait que Quitter le monde’ se revendiquait ambitieux et intello, multipliant les références littéraires et les aphorismes faciles et que cette prétention-là dérangeait… C’est peut-être ça, je ne sais pas, quoiqu’il en soit ça reste un très bon roman aux clichés hollywoodiens pour qui en raffole.
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