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Biographies

Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /2007 07:21

Ronsard.jpg

Né le 11 septembre 1524

Décédé le 27 décembre 1585 (à l'âge de 61 ans)

Pierre de Ronsard naît le 1er septembre 1524 dans le château de la Possonnière, près de Vendôme. Il est le fils de Louis de Ronsard et de Jeannez Chaudrier. Son père a combattu sous Louis XII et François 1er, notamment aux côtés de Bayard.

Ronsard entre au service de la cour royale en 1536 et devient le page du troisième fils de François 1er, Charles d'Orléans. Il reçoit les ordres mineurs de l'évêque du Mans en 1543, mais n'est pas ordonné prêtre. Il est par la suite élève au collège de Coqueret, à Paris ou il a pour maître Jean Dorat, un grand helléniste.

 A 20 ans, en avril 1545, Ronsard rencontre, dans une fête à la cour de Blois, Cassandre Salviati, âgée de 13 ans, fille d'un banquier italien. Deux jours après, la cour quitte Blois : Il "n'eut moyen que de la voir, de l'aimer et de la laisser au même instant". Ronsard ne cessera dans ses oeuvres de proclamer son amour platonique.

 En 1547 Ronsard s'inscrit à l'Université et fait la connaissance de Joachim du Bellay. Il décide de former avec d'autres jeunes poètes un groupe qui prendra le nom de "Brigade" avant d'adopter quelques années suivantes celui de " la Pléiade". Ce groupe souhaite définir de nouvelles règles poétiques.

 En 1549 Ronsard compose un recueil de sonnets « les Amours de Cassandre », « l'Epithalame d'Antoine de Bourbon », « Janne de Navarre » et « l'Hymne de France ». En avril , paraît sous la plume de du Bellay, la célèbre Défense et illustration de la langue française qui constitue le manifeste du groupe de la "Brigade". Ronsard publie ensuite « Quatre premiers livres d'Odes » (1550), « Ode à la Paix » (1550), « Les Amours » (1552), « Bocage » (1554).

 Il sera poète de Henri II en 1554 puis conseiller et aumônier du Roi.

 En 1555 Ronsard s'éprend d'une "fleur angevine de quinze ans" Marie Dupin. Cette jeune paysanne le fera renoncer aux tourments que lui inspirait Cassandre. Pour elle, il composera "des poèmes simples et clairs". Il publie « des Hymnes », « des Meslanges », et « de la Continuation des Amours ».

 A la suite de la mort du Roi Henri II, il devient archidiacre et chanoine (1560). Il travaille à réunir ses écrits et publie ses oeuvres en 4 volumes. Son rôle politique s’affirme encore. En 1562, devenu poète officiel de la cour de Charles IX, Ronsard écrit un certain nombre de discours sur les affaires du pays : « Discours sur les misères de ce temps », « Remontrance au peuple de France », puis « Réponses aux injures et calomnies des ministres de Genève » (1563), discours rédigé contre les protestants genevois. Ronsard prend nettement parti pour le catholicisme.

 En 1572 Ronsard écrit une grande épopée à la louange des vertus françaises, la « Franciade» sur le modèle de l'Énéide, de Virgile. Cette oeuvre fut perçue comme un échec par Ronsard lui-même, qui n'en publia que les quatre premiers livres. A la mort de Charles IX (1574), Ronsard connaît la disgrâce.

A cinquante quatre ans, la reine Catherine de Médicis invite le poète à consoler Hélène de Surgères, qui vient de perdre dans la guerre civile , Jacques de La Rivière, dont elle était éprise. Ronsard publie : Sonnets pour Hélène , dédiés à "cette beauté aussi remarquable par son esprit que par sa vertu".

 Sur la fin de sa vie, Ronsard cesse de publier de nouveaux textes. Soucieux de sa gloire posthume, il se consacre à la préparation des éditions de ses oeuvres complètes. Il meurt le 27 décembre 1585.

 

Source : www.exploesie.com/.../loesie.com/poemes/de-ronsard/6.html

 

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Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /2007 07:27

Rimbaud.jpg "L'homme était grand, bien bâti, presque athlétique, au visage parfaitement ovale d'ange en exil, avec des cheveux châtain clair mal en ordre et des yeux d'un bleu pâle inquiétant"

Paul Verlaine : les Poètes Maudits

Poète français. Jean Nicolas Arthur Rimbaud, né à Charleville, a sept ans quand son père, capitaine d'armée abandonne sa famille de cinq enfants. A l'école et au collège, il est remarqué par sa très grande précocité et remporte tous les prix dont le concours général de composition latine sur le thème "Jugurtha". George Izambard, un de ses professeurs le guide sur la voie de la poésie dans laquelle le jeune Arthur Rimbaud qui voudrait devenir Parnassien s'oriente. Meurtri par la tragédie de la Commune, il fugue pour rejoindre Paris et devenir journaliste, mais il est rapidement ramené chez sa mère. Etouffant sous la coupe d'une mère autoritaire et atteint d'un besoin maladif de marcher, toujours plus et toujours plus loin, il commence une longue série de fugues.

Le jeune Arthur Rimbaud mène alors une vie de bohème à Paris. Dans son poème "L'orgie parisienne", il dénonce la lâcheté des vainqueurs après l'écrasement de la Commune. En 1871, de retour à Charleville, il écrit un "Projet de constitution communiste" qui ne nous est pas parvenu et devient encore plus sarcastique après la défaite contre les Prussiens. Arthur Rimbaud commence à rejeter la poésie des parnassiens, et, après avoir écrit "Le Bateau ivre", s'installe chez Paul Verlaine. Commence alors avec son mentor une vie de scandale et de vagabondage en Angleterre et en Belgique. Leur relation passionnée et tumultueuse se termine en 1873 quand, lors d'une dispute, Paul Verlaine blesse légèrement avec une balle de revolver, Arthur Rimbaud qui retourne à Charleville et écrit "Une saison en Enfer".

A vingt-quatre ans, Arthur Rimbaud abandonne le monde de la poésie et de la littérature pour celui de l'aventure comme remède à son ennui. Il voyage en Europe, puis au Yémen, à Djibouti, en Ethiopie, en Erythrée, où il exerce divers métiers. En 1880 il devient gérant d'un comptoir commercial à Harar en Abyssinie où il réalise des échanges de produits et du commerce d'armes entre l'Afrique et la France. En 1891, atteint d'une tumeur au genou, il se fait rapatrier et est amputé. Atteint de gangrène et d'un cancer généralisé, il meurt le 10 novembre 1891 à Marseille dans d'atroces souffrances. Sa mère et sa soeur, toutes deux bigotes, qui avaient tenté de le convertir au catholicisme sur son lit de mort lui donnent un enterrement religieux de première classe mais sans publier d'avis de décès. "De tous les poètes maudits, Rimbaud est celui qui eut le plus de luxe et le moins de monde à sa cérémonie funèbre." (Jean-Jacques Lefèvre dans la biographie "Arthur Rimbaud" 2001)

Blasphémateur, écrivant "Mort à Dieu" sur les églises, anticlérical très critique envers les prêtres et la société du XIXe siècle qui enferme l'individu, Arthur Rimbaud est depuis son adolescence un libre penseur et un athée.

Sur le plan poétique :

L'écriture de Rimbaud donne l'exemple universel d'une expérience des limites, chacun ayant au cours de son existence ressenti cette révolte que le poète maudit, larguant toutes les amarres, pousse à son comble alors que l'homme se contente de l'abriter frileusement sous le masque social.

Rimbaud a aussi inventé une langue nouvelle, comme il la souhaitait : "de l'âme pour l'âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée accrochant la pensée et tirant" (Lettre du voyant). Pas de description minutieuse : une forme, une violence charnelle dans la couleur éclatante. Par ses visions, les êtres, les objets s'animent et s'unissent dans la vie de l'image. Ce nouveau verbe poétique a fait sauter les normes de la civilisation et de la détermination sociale.

Avec lui, la poésie a la couleur de la musique et de la peinture, le mouvement de la danse et du rêve. Il souhaitait que d'horribles travailleurs lui succèdent. Et ils sont venus, les Jarry, les Artaud, les Vitrac et tous les Surréalistes, sans oublier les poètes du Grand Jeu comme René Daumal, ou encore Henri Michaux ! Comme "Le Bateau ivre", ils ont plongé au fond de l'inconnu, ouvrant la voie à la poésie contemporaine.
(wikipedia.org)



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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /2007 07:06

Du-bellay.jpg Le poète appartient à la célèbre famille qui compte notamment le cardinal Jean Du Bellay (1492-1560) et le diplomate Guillaume Du Bellay (1491-1543). Après des études auprès de Marc-Antoine Muret, il rejoint le collège de Coqueret. La Deffense en 1549, fait figure de manifeste. La personnalité de Du Bellay, son style ironique et incisif, la dédicace de l'ouvrage au cardinal Du Bellay, dont l'aura est importante en politique comme dans les lettres, vont jouer leur poids dans la "réception" de cette oeuvre.

L'Olive, dédié à Marguerite de France, paraît la même année et constitue l'illustration pétrarquiste et néoplatonicienne de la Deffense. Mais l'ironie de Du Bellay ira aussi jusqu'à se moquer plus tard de cette mode. En 1553, il accompagne son oncle, le cardinal Jean Du Bellay à Rome. Voyage initiatique pour un poète de la Renaissance, ce séjour romain semble avoir laissé Du Bellay aussi perplexe que son retour à Paris en 1557. Il publie alors deux recueils dont les thématiques auront un long destin littéraire : Les Regrets peinture de la Rome pontificale en proie aux intrigues de cour dominée par le portrait du poète en Ulysse, et Les Antiquités de Rome (1558), quête de la Rome païenne, mais surtout méditation sur le destin des empires.

Divers jeux rustiques (1558) vient tempérer l'image mélancolique des deux autres livres. Du Bellay a conçu son recueil comme un divertissement, multipliant les imitations, mêlant les tons, y faisant figurer un Hymne à la surdité qui visait bien évidemment Ronsard mais aussi Du Bellay lui-même.

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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 07:36

Pr--vert.gif

Prévert, Jacques (1900-1977), poète, parolier et scénariste français dont l'œuvre, composée pour un large public, est une célébration des thèmes de la justice, de la liberté et du bonheur. Né à Neuilly-sur-Seine dans un milieu modeste, il passa sa jeunesse à Paris, où il exerça différents petits métiers avant de se lier avec les artistes d'avant-garde et de rejoindre Marcel Duhamel, Yves Tanguy, Raymond Queneau et Georges Sadoul dans le groupe surréaliste dissident de la rue du Château. En 1931, il fit paraître Tentative de description d'un dîner de têtes à Paris-France, un poème fantaisiste composé de contrepèteries et de calembours. Il écrivit également pour le théâtre de courtes pièces, jouées notamment par la troupe du groupe Octobre, composa des chansons qu'interprétèrent plus tard Juliette Gréco, Yves Montand ou les Frères Jacques. Il se passionna aussi pour le cinéma et rédigea (souvent en collaboration avec son frère, Pierre) plusieurs scénarios de films pour Marcel Carné (Drôle de drame, Quai des brumes, les Visiteurs du soir, les Enfants du paradis). Ce n'est toutefois qu'après la guerre que le poète rencontra son plus grand succès, avec la parution du recueil Paroles (1945). Ayant résolument pris ses distances avec les débats intellectuels et politiques, il laissa libre cours à son sens de l'image insolite et à sa gouaille populaire. Dans un style proche de la langue parlée, il réhabilita la vie ordinaire, invitant le lecteur à se fier au pouvoir de la "!parole!" pour accéder au bonheur, individuel et collectif. Son œuvre s'enrichit alors de nombreux poèmes (Histoires, 1946!; Spectacle, 1951!; la Pluie et le Beau Temps, 1955), évoquant tour à tour l'amour, la liberté, le rêve et l'imagination, tout en témoignant de son attachement et de sa compassion pour les humbles et les malheureux. Ses assauts verbaux contre les hommes de pouvoir, et les institutions en général, accréditèrent l'image d'un poète libertaire : il était seulement hostile à toutes les forces d'oppression sociale. L'humour dont il fit preuve dans ses différents textes ainsi que les collages de Fatras (1966) et de Choses et autres (1972) rappellent son adhésion, moins fortuite qu'il n'y paraît, au surréalisme. Il consacra la fin de sa vie à son activité de parolier (Cinquante Chansons Prévert-Kosma, posth., 1977). Il a également laissé des textes pour les enfants (Contes pour enfants pas sages, posth., 1977); Chanson pour chanter à tue-tête et à cloche-pied, posth., 1985).

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