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Venez découvrir mon deuxième blog : 
En vers et à contre-pied

(espace de création littéraire)

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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /2006 00:00

Le 11 septembre, ce n’est pas seulement :



-         Annexion du Piémont par la France (1802)
-        
Mort de Guynemer, pilote de chasse français, l’As des As (1917)
-        
La fin des JO de Rome (1960)
-        
Création du WWF (fond mondial pour la planète- 1961)
-        
Les Beatles enregistrent leur premier disque 45 tours "Love Me Do"  (1962)
-        
La mort de Nikita Khrouchtchev à 77 ans (1971)
-        
Clôture des JO tragiques de Munich (1972)
-        
Chili : putsch de Pinochet et la mort de Salvador Allende (1973)
-        
A 16 ans, Céline Dion chante pour le Pape (1984)
-        
Les Ecossais s'affranchissent (ils approuvent à 74 % la création d’un Parlement régional doté de pouvoirs en matière fiscale – 1998)
-        
les attentats de New York  en 2001 sur le World Trade Center et le Pentagone,


MAIS c’est aussi Mon ANNIVERSAIRE !!! 

 

 

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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /2006 00:00

Tapissier, décorateur, créateur d'ambiance... Serge Olivares est un véritable artiste : : "Je considère cette chaise un peu comme mon emblème : je suis espagnol et mon père était un fan de tauromachie. Cette assise est une réédition de style Louis XV repatinée en rose fuchsia et habillée d'un habit de lumière de torero du Ballet Carmen de l'Opéra de Paris. Ma démarche ici : humaniser l'objet." 

Pour en savoir plus sur cet homme hors du commun  

 

 

 

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Lundi 12 juin 2006 1 12 /06 /2006 00:00

Pour faire suite à l'article précédent, je voudrais ici vous donner quelques textes écrits par Picasso :

14 août 1935 
"je ne peindrai plus la flèche qui se regarde dans la goutte d'eau qui tremble au matin quand siffle dans le vent l'heure écrite que la balançoire emporte avec son rire"
Ecrit dans le train en allant à Dieppe 

Paris, 11 août 1935 (I) 
"avec les castagnettes je ne peux pas faire bon ménage si elles n'apportent pas le miroir caché entre les jupes et leur chaleur enveloppée dans la feuille de vigne mais que voulez-vous ainsi va le monde et les poètes succombent avec joie aux souffrances car il faut écouter ce que dans l'oeil du faucon peint la lumière qui n'est qu'une corde de guitarre avec toutes ses raisons mais écoute ne cache pas sous ton voile ma récolte de blé car le pigneon pris au piège chante desormais sa tristesse amoreux qui d'un dimanche à l'autre la semaine qui danse il la tient par les mains le tambour a pondu un oeuf la cheminée dépend du bleu les martinets l'égratignent et l'heure qui arrive ne veut par réveiller l'ivrogine sur le caresse efface en bleu et carillonne des réponses aux questions d'idiot bouteille de la nuit bientôt sera pleine"

30 octobre 1935
"
c'est du bouillon de poule l'heure choisie pour la feuille de l'arbre qui se berçant si joiliment entre tant de petits baisers tombe sur l'herbe et reste endormie"

17 septembre 1935
"
je donne arrache tords et tue je traverse incendie et brûle - je caresse mèche embrasse et regarde _ je fais sonner à toute volée les cloches jusqu'à ce qu'elles saignent - j'effraie les pigneons et je les fais voler autour du colombier jusqu'à ce qu'ils tombent par terre déjà morts de fatigue - je boucherai toutes les fenêtres et les portes avec de la terre - et avec tes cheveux je penderai tous les oiseaux qui chantent - et je couperai toutes les fleurs - je bercerai dans mes bras l'agneau et je lui donnaerai à dévorer ma poitrine - je le laverai avec mes larmes de plaisir et de peine - et je l'endormirai avec le chant de ma solitude par de soleares - et je graverai à l'eau-forte les chapms de blé et d'avoine et je les verrai mourir couchés face au soleil - et je l'envelopperai les fleuves dans du papier journal et je les jetterai par la fenêtre au ruisseau qui repenti mais avec tous ses péchés sur le dos s'en va content et riant malgré tout faire son nid dans la cloaque - et je briserai la musique du bois contre les rochers des vagues de la mer - et morderai le lion à la jou - et je ferai pleurer le loup de tendresse devant un portrait de l'eau qui dans la baignoire laisse tomber son bras. " 

13 avril 1937 
"
divinement mis à sécher sur le plat de lentilles de l'auvent de toit aux figures de Barbarie de la langue glacée qui l'accompagne de sa croix sur le dos le vieux chiffon de la peau sèche mitée et sans dents mange rageur l'épée qui l'étrangle et lui crache aux yeux 
figure géométrique fondue dans l'acide corrosif qui la tient prise à la gorge entre ses ongles le mépris qui la torée de près ne séche pas le drap qu'agite le cri qui s'enflamme au sirop qui baigne la passe de cape de larmes du cuir étendu à rire face au soleil" 

 

 

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Samedi 27 mai 2006 6 27 /05 /2006 00:00

Saviez-vous que Picasso était aussi un poète ?

Figurez-vous qu’en 1935, suite à une crise amoureuse, Picasso arrête de peindre pendant plusieurs mois. Il développe alors un travail d’écriture qui donnera jour, d’ici 1959, à plus de 340 textes de poésie et trois pièces de théâtre : Le désir attrapé  par la queue [1941, Gallimard 1945], Les quatre petites filles [1948, Gallimard 1967], L’enterrement du comte d’Orgaz [1957-1959, 1969 Ediciones de la Cometa, Gallimard 1978].  

 

L’ensemble de ces écrits, parmi lesquels de nombreux inédits, est réuni pour la première fois en 1989 sous le titre Picasso, ´Ecrits [RMN - Gallimard 1989] (*)

Voici un extrait de l'article lu sur http://www.qvividis.com :

"Les textes sont présentés dans un ordre chronologique, en français et en espagnol. Picasso utilisait les deux langues pour écrire comme nous pouvons le voir sur les reproductions originales qui accompagnent cette œuvre. Dans tous les cas, les textes sont proposés dans les deux langues.

Ecrits entre 1935 et 1941, Picasso utilisait l'écriture comme moyen d'expression dans un des moments les plus difficiles de sa vie. Sa façon de travailler sur un texte ne diffère de celle utilisée pour la peinture ou la sculpture. Picasso travaillait de nuit, dans n'importe lieu comme dans un train par exemple. 

Ses écrits seront empreints de liberté. Picasso créait ses propres règles en marge de la grammaire, la logique et la ponctuation. Quelque soit l'art, la peinture, la sculpture ou la littérature abordé par Picasso doit passer par un processus de création primitif, reprenant le chemin parcouru depuis l'origine au résultat final afin de présenter de nouvelles propositions. 

De manière formelle, la littérature de Picasso pourrait se confondre avec l'écriture automatique surréaliste mais les points communs se perdent dans les limites thématiques du surréalisme. 

Les écrits de Picasso sont plus proches de l'évolution de sa peinture, que ce soient les sujets ou les mouvements, que des limites du surréalisme. Quelques textes sont plus influencés par le cubisme que par le surréalisme. Les textes qui relatent une scène, une corrida par exemple, de différents points de vue. Pour se faire, il utilise les verbes. D'un autre côté, Picasso retravaille ses textes, en y apportant ajouts, rayures et corrections. Les textes évoluent et se reproduisent comme des êtres organiques ; nous sommes les témoins, parfois, de rajouts de mots, de lignes, de dessins et de changement d'ordre, de genre, de nombre. 

Les mots de Picasso défilent comme pris dans les fils d'une argumentation impossible, une idée faisant place à une autre, une image faisant place à une autre. Les combinaisons sont impossibles à cerner et Picasso ne fait rien pour donner un rythme qui nous permette de reprendre notre souffle, prendre de la distance et savoir où nous allons. Trop tard, nous sommes déjà au milieu de la corrida ou au centre d'une goutte d'eau ; nous sommes le taureau, la femme, la page et même le véritable Picasso qui nous parle à la première personne. Nous sommes tout à la fois. 

Picasso écrit ses vérités comme des coups de poings, une fois introduit dans son monde, il dit ce qui est la vérité et ce qu'il ne l'est pas, ce qui existe et ce qui n'est qu'un monologue sans fin ni temps défini, le présent d'un verbe, maintenant, et dans sa forme négative, jamais jusqu'à un future certain. 

Le fil de la narration se fait épais, corde et les deux mains sont nécessaires pour le soutenir, d'autres se font fins et invisibles et glissent entre les doigts.  Litanie de la religion de tous les jours, énumérations difficiles, petites choses, quelques fois insignifiantes, soupirs et applaudissements, conscience de la vie artistique, force qui modifie les choses, le ciel bleu, affirmations et répétitions. »

Voici un écrit de Picasso : 
« miette de pain posée si gentiment par ses doigts sur le bord du ciel autant bleu soupirant que le coquillage enchaîné joueur de flûte battant des ailes à chaque goutte fleurit au printemps à l'accroc que fait dans sa robe la fenêtre que se gonfle et remplit la pièce et l'emporte flottant au vent ses longs cheveux. »

 

 

 (*) Si cet article vous intéresse, faites vous offrir le livre de Marie-Laure Bernadac et Christine Piot (Ed.) : Picasso, Écrits, préface de Michel Leiris ; textes en espagnol traduits par Albert Bensoussan,Paris, Réunion des Musées nationaux / Gallimard, 1989, 454p, ISBN 2-07-011151-2. 

 

 

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