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Biographies

Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 07:00

Jean de La Fontaine est né le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Ses fables en ont fait un des poètes les plus originaux de notre littérature ; sa vie était aussi originale que son génie : c'est un des écrivains qui se font le mieux aimer par leurs livres, et dont l'on désire le plus connaître la personne et la conduite.

Son enfance n'offrit rien de remarquable. Il arriva jusqu'à l'âge de vingt-deux ans sans que ni sa famille, ni ses amis, ni lui-même, ne se doutassent de son génie. Sa vocation poétique lui fut révélée la première fois par la lecture de Malherbe, qu'il entendit lire à un officier en garnison à Château-Thierry : il se passionna pour ce poète, qu'il apprenait par cœur la nuit, qu'il allait déclamer le jour dans les bois ; il voulut même l'imiter, mais son bon goût l'arrêta : Il pensa me gâter, dit-il.

A cette lecture il joignit celle de Rabelais et de Marot ; puis un de ses parents lui fit connaître quelques auteurs anciens, Térence, Horace, Quintilien, Plutarque et Platon ; ces deux derniers surtout étaient ses auteurs favoris. La littérature italienne était fort en vogue du temps de La Fontaine, il en prit aussi le goût : Elle le divertissait beaucoup, disait-il ; il avait une prédilection particulière pour les comédies de Machiavel, pour l'Arioste et Boccace.

Le temps de La Fontaine se passait à lire tous les auteurs que nous venons de nommer, à faire quelques vers et à rimer, quand son père lui transmit sa charge de maître des eaux et forêts, et le maria. La Fontaine se laissa faire ; il s'occupait fort peu de son emploi et de sa femme, Marie Héricart. La Fontaine mangeait son fond et son revenu, comme il le dit dans son épitaphe ; mais il fut toujours soutenu par l'amitié.

Malgré sa paresse et son insouciance, il savait trouver le courage pour défendre ses amis et ses bienfaiteurs quand ils étaient malheureux. Louis XIV venait de disgracier le surintendant Fouquet, qui protégeait La Fontaine : la foule des courtisans s'éloignait du ministre déchu ; La Fontaine, seul, avec l'avocat Pellisson, osa, dans une touchante élégie adressée au roi, plaindre le sort de Fouquet et demander sa grâce.

Malgré toutes les pensions que le poète recevait, il était toujours pauvre et dénué de tout, à force d'insouciance et de dissipation, lorsque madame de La Sablière le prit chez elle, et le garantit de tous les embarras et des soins de sa vie. La Fontaine passa chez cette dame, qu'il a immortalisée dans ses vers, les vingt années les plus heureuses de son existence, et composa auprès d'elle la plupart de ses chefs-d'œuvre. Il fut reçu à l'Académie le 2 mai 1684 : il avait déjà publié les six premiers livres de ses fables en 1668, le poème d'Adonis et Psyché en 1669, le poème de la Captivité de saint Malo en 1673, le poème du Quinquina en 1682.

La Fontaine remplaçait Colbert à l'Académie, et l'avait emporté sur Boileau, son concurrent. Louis XIV, mécontent de l'élection du fabuliste, refusa longtemps de la ratifier ; il se fit présenter au roi, auquel il voulut donner lui-même une pièce de vers, afin d'obtenir son autorisation. Il est introduit devant Louis XIV, mais il cherche vainement sa pièce de vers : il l'avait oubliée. « Monsieur de La Fontaine, ce sera pour une autre fois » lui dit le roi.

On ferait un long recueil de toutes les naïvetés et de toutes les distractions de La Fontaine. Après la mort de madame de la Sablière, il se trouvait sans asile ; Monsieur et madame d'Hervart vinrent pour lui offrir un logement chez eux ; ils le rencontrent dans la rue : « Venez loger chez nous, lui disent-ils. - J'y allais », répond La Fontaine.

En 1692 il tomba dangereusement malade, et se convertit à la vie chrétienne. Il brûla à cette époque une comédie, et fit publiquement amende honorable de ses écrits licencieux ; depuis, il n'a plus composé que des sujets religieux. Il est mort le 13 avril 1695.

Dans le monde, La Fontaine était distrait, rêveur, préoccupé. Il se laissait difficilement aller à la conversation ; cependant quelquefois il s'animait, alors sa causerie était charmante de grâce, d'esprit naïf et de bonhomie. Les femmes surtout recherchaient sa société. Il travaillait beaucoup ses fables ; les traits en apparence les plus simples, les plus facilement spirituels, lui demandaient force patience. Un des plus grands poètes de notre époque, Béranger, a été souvent cité pour sa ressemblance de génie et de caractère avec le fabuliste.

Outre ses fables, La Fontaine a composé une imitation de Térence ; quatre comédies, dont une seule, le Florentin, est restée au théâtre, deux opéras ; des poèmes, des odes, des élégies, des balades, des contes, des épîtres, des épigrammes ; mais ses fables sont les chefs-d'œuvre qui l'ont immortalisé.

                       

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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /2007 00:00

Une femme si libre qu'elle demande à son amant: "Baise m'encor, rebaise-moi et baise". Une femme rebelle déclarant qu'elle voulait voir les femmes : "non en beauté seulement, mais en science et vertu passer ou égaler les hommes"; et pour cela elle prie " les vertueuses dames, d'élever un peu leur esprits par dessus leurs quenouilles et leurs fuseaux …" Une femme qui murmure, gémit, souffre ou pleure : "Crier me faut mon mal toute la nuit". Une femme qui se moque avec légèreté de l'amoureuse qui soupire en elle - même : " Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie"

De cette femme, nous savons peu de choses. Louise Labé est née à Lyon entre 1520 et 1525, son père est Cordier, on la marie également, à un cordier de trente ans son aîné, de là son surnom " La Belle Cordière ". Grâce à l'amour de son père fasciné par la beauté et l'intelligence de cette petite fille vive et enjouée, elle reçoit une éducation exceptionnelle pour une " femme du peuple ". Louise apprend le latin, l'italien, quelques rudiments de grec, la musique (on l'appellera " La dame au luth "), mais aussi tous les arts des armes traditionnellement réservé aux hommes. Au mépris des condamnations religieuses de l'époque, elle s'habille en homme pour monter à cheval tel un écuyer et " Le capitaine LOYS " (comme on l'appellera aussi) s'illustre aux jeux martiaux de la joute. En 1555 par privilège accordé par le Roy, Louise est la seule lyonnaise de son temps à être publiée de son vivant. Le recueil contient un texte en prose : " le Débat de folie et d'amour ", trois élégies, vingt-quatre sonnets. Immense et immédiat succès de ce petit livre qui fut réédité 3 fois au cours de l'année 1556. Nous ne savons presque rien sur les dix dernières années de sa vie. En 1566, Louise Labé part discrètement. Aujourd'hui plus vivante que bien des vivants, Louise Labé Lyonnaise, philosophe de l'amour, continue à plaider pour un plus juste équilibre des relations entres les hommes et les femmes. Ses écrits sont des paroles de foi, adressées aux femmes certes, mais " la belle rebelle" ne souhaite pas que les hommes paient en place de ceux qui l'ont offensée. De ses amours auréolés de mystères, ne retenons que ce qu'elle nous en dit. Elle se serait donnée à l'âge de 16 ans à un homme de guerre. " Je n'avais vu encore seize hivers/ lorsque j'entrai en ces ennuis divers "

Les outrances amoureuses attribuées à Louise ne sont que le désir et la volonté de disposer de sa vie. Louise est transparente dans l'aveu de son espérance d'amour. Une amoureuse, Louise ? Plus encore. Elle va donner voix à l'expression féminine de la passion: une femme peut oser déclarer son désir sans attendre de se sentir désirée. Sa religion est l'amour, sa morale est l'amour, sa liberté est l'amour. "Le plus grand plaisir qu'il soit après l'amour, c'est d'en parler "dit-elle.

 

Marie Brisson,
d'après une conférence
réalisée avec Laureline Jacquot pour l'ACP.

 

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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /2007 00:00

Né le 30 mars 1844, Paul Verlaine était d'origine ardennaise mais vécut à Paris. Élève au lycée Bonaparte, il embrassa par la suite une carrière d'employé de bureau à la mairie de Paris. Il commença à fréquenter les milieux littéraires, menant une vie répréhensible aux yeux des siens, entre les cafés, où il abusait de l'absinthe, et les amours faciles et décevantes.

Ses premiers recueils de poèmes, Poèmes saturniens (1866) et les Fêtes galantes (1869), sont marqués par l'influence de la poésie parnassienne, même si l'on voit déjà s'y dessiner des traits indéniablement personnels - sensualité, mélancolie, etc. - et tout à fait propres à la poétique verlainienne telle qu'il la décrira ultérieurement dans l'Art poétique (écrit en 1874, publié dans Jadis et Naguère en 1884).

Après sa période d'errance amoureuse, il rencontra une jeune fille, Mathilde Mauté, qu'il célébra dans les poèmes de la Bonne Chanson (1870) comme «!la blanche apparition qui chante et qui scintille!», et en laquelle il pensa avoir trouvé «!l'âme!/!que son âme depuis toujours pleure et réclame!», la fiancée rédemptrice. Mais la réalité du mariage vint rapidement altérer cet enthousiasme!; soupçonné de sympathie à l'égard des communards, il connut à cette époque des difficultés financières et professionnelles qui détériorèrent encore le climat familial. La rencontre du poète avec Arthur Rimbaud, en 1871, vint porter un coup ultime à cette union fragile. Après quelques mois de cohabitation pénible sous le toit familial et quelques scènes violentes, Verlaine choisit de s'enfuir avec Rimbaud, abandonnant femme et enfant. Les deux poètes poursuivirent, en Belgique puis en Angleterre, une relation tumultueuse et passionnée, qui se termina violemment, lorsque Verlaine, au cours d'une dispute, tira deux coups de feu sur Rimbaud, le blessant légèrement. Il fut condamné à deux ans de prison!; c'est dans sa cellule qu'il écrivit les poèmes du recueil Romances sans paroles (1874) sur la période de sa vie commune avec Rimbaud. Rongé par le remords, il y découvrit également la foi. À sa sortie de prison, il composa des poèmes marqués par sa conversion, notamment ceux qui figurent dans Sagesse (publié en 1881). Il mena un temps une vie rangée, mais bientôt ses vieux démons le reprirent. Mathilde l'avait quitté (1874)!; il eut une liaison avec le jeune Lucien Létinois, qui mourut précocement, et se remit à boire. La mort de sa mère, en 1886, finit de le jeter dans la misère.

Il était cependant devenu l'un des écrivains les plus admirés de sa génération, et son influence sur les jeunes poètes, notamment les premiers symbolistes, était déjà grande. On doit encore à Verlaine un important recueil d'études critiques sur Rimbaud, Mallarmé et Tristan Corbière, les Poètes maudits (1884), des recueils sensuels comme Parallèlement (1889) ainsi que, vers la fin de son existence, des œuvres autobiographiques en prose, Mes hôpitaux (1892), Mes prisons (1893) et des Confessions (1895). Il mourut le 8 janvier 1896.

Œuvre

Dans le recueil des Fêtes galantes, Verlaine composa des vers d'une préciosité gracieuse qui pastichent d'un trait léger les hyperboles, les oxymores et les complexités de la rhétorique amoureuse des siècles passés : «!Que je meure, Mesdames, si!/!Je ne vous décroche une étoile!!!», écrit-il dans «!Sur l'herbe!», ou encore, dans un autre poème, «!Là, je me tue à vos genoux!! Car ma détresse est infinie!/!Et la tigresse épouvantable d'Hyrcanie!/!est une agnelle au prix de vous.!» («!Dans la grotte!».)

L'atmosphère esquissée par les Fêtes galantes est celle d'un paysage à la Watteau - parcs nocturnes hantés de statues, lieux de rendez-vous galants -, tandis que les noms des amants évoquent directement ceux des romans pastoraux du XVIIe siècle (Tircis, Aminte, Clitandre, Dorimène) ou ceux de la commedia dell'arte (Arlequin, Colombine, Pierrot, Scaramouche, Pulcinella). S'ouvrant sur des évocations joyeusement libertines, mettant en scène des abbés galants, des amants désespérés et des marquises cruelles («!trompeurs exquis et coquettes charmantes!/!cœurs tendres mais affranchis du serment!»), le recueil se referme sur des notes plus sombres, avec des poèmes comme le mélancolique «!Colloque sentimental!» : «!Dans le vieux parc solitaire et glacé!/!deux spectres ont évoqué le passé!».

Les poèmes de la Bonne Chanson sont pleins de l'image charmante de «!la jeune fille!», «!la petite fée!», dont les yeux «!sont les yeux d'un ange!», la fiancée en laquelle s'incarne l'espoir d'un bonheur et d'une rédemption. Les deux recueils suivants, en l'occurrence Sagesse et Amour (1888), marquent quant à eux l'espoir, teinté d'élans mystiques, de retrouver la foi chrétienne.

C'est dans Jadis et Naguère que figure l'Art poétique (écrit en 1874), qui fit de Verlaine le chef de file des symbolistes et qui expose, en vers, les principes de la poétique verlainienne : l'Art poétique prône l'usage des vers courts et des vers impairs, jugés plus musicaux et plus légers. On trouve d'ailleurs, dans tous les recueils de Verlaine, des Fêtes galantes à Sagesse, des vers de onze syllabes ainsi que des heptasyllabes, des jeux d'allitérations et d'assonances («!Et si la sottise l'amuse!/!Elle serait, étant la muse […]!»), un usage fréquent de l'ellipse, qui confèrent aux vers verlainiens leur légèreté : «!Houblons et vignes!/!Feuilles et fleurs!/!Tentes insignes!/!des francs buveurs.!» («!Paysages belges!» in Romances sans paroles).

Ce qu'on appelle la musicalité du vers de Verlaine procède de l'instauration de rapports nouveaux entre les sonorités, qui sont répétées à loisir pour produire l'impression d'une incantation, comme c'est le cas dans «!Ariettes oubliées!» (in Romances sans paroles) : «!Il pleure dans mon cœur!/!comme il pleut sur la ville!/!Quelle est cette langueur!/!qui pénètre mon cœur!? Il pleure sans raison!/!dans ce cœur qui s'écœure!». Ces jeux trouvent certaines de leurs réussites les plus exquises dans les poèmes qui empruntent la forme de la chanson, comme «!À Clymène!», dans les Fêtes galantes, ou «!Ariettes oubliées!», «!Streets!» et «!Aquarelles!», dans les Romances sans paroles. Dans ces poèmes, une strophe ou un vers sert de refrain : «!Dansons la gigue!/!J'aimais surtout ses jolis yeux!/!plus clairs que l'étoile des cieux!/!J'aimais ses yeux malicieux!/!Dansons la gigue!», («!Streets!», in Romances sans paroles). Enfin, dans tous les recueils, on trouve des vers courts, liés à une prosodie qui disloque la syntaxe de la phrase en la répartissant sur plusieurs vers, notamment en multipliant les rejets : «!L'étang reflète!/!profond miroir!/!la silhouette!/!du saule noir!/!où le vent pleure.!» «!Dans l'interminable!/!ennui de la plaine!/!La neige incertaine!/!Luit comme du sable!» (la Bonne Chanson).

Encyclopédie Encarta (c) Microsoft


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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /2007 00:00

Charles Baudelaire (1821-1867)

Son père, le peintre,Joseph-François Baudelaire mourut en 1827. Dès l'année suivante, sa mère épousait en secondes noces le commandant Aupick, que le jeune Charles détesta rapidement. Baudelaire fit ses études au lycée Louis-Le-Grand, puis s'inscrivit à l'École de Droit. Vers sa dix-septième année, il commença d'écrire ses premiers vers et de fréquenter les cabarets littéraires. En 1841, son beau-père décida de tuer dans l'oeuf ce goût de la bohème: il le fit embarquer à bord d'un paquebot en partance pour les Indes. Le 4 novembre 1841, Baudelaire refusa de poursuivre le voyage et rentra en France avec, dans ses bagages, le sonnet «À une créole» . À son retour, il put enfin entrer en possession de l'héritage paternel, et vivre à sa guise.

Il s'installa alors à l'Hôtel Pimodan, dans l'île Saint-Louis, rencontra Jeanne Duval, femme de couleur qui tenait des rôles obscurs dans un petit théâtre, et mena une vie fastueuse de dandy jusqu'en septembre 1844, date à laquelle le général Aupick réunit le conseil de famille, qui désigna un conseil judiciaire chargé de veiller aux dépenses du poète. Peu après,Baudelaire publia sa première plaquette, «Le Salon de 1845». Il s'y révélait critique de génie. La brochure passa inaperçue. Il donna ensuite deux brefs essais «Choix de Maximes consolantes sur l'amour» et «Conseils aux jeunes littérateurs», ainsi qu'un second «Salon». En 1846,l'année suivante, il découvrit l'oeuvre d'Edgar Poe, qu'il décida de traduire et de présenter au public français. Il devait travailler dix-sept années à cette traduction. En 1848,il publia quelques articles dans «Le Salut Public». Une étude sur Edgar Poe paraîtra en tête des deux volumes d'«Histoires extraordinaires»,en 1856.

Entretemps,Baudelaire s'était épris de Mme Sabatier qui lui inspira plusieurs poèmes des Limbes, les futures «Fleurs du mal». Le livre fut imprimé en 1857. «Les Fleurs du Mal» furent jugées «obscènes» par la justice et leur auteur condamné à 300 francs d'amende.

Pauvre et fatigué, Baudelaire devait encore écrire «Les Paradis artificiels»,«Richard Wagner et Tannhauser», «L'oeuvre et la Vie d'Eugène Delacroix» et surtout les poèmes en prose du «Spleen de Paris». Ses vers, toujours admirables, sont comptés parmi les plus beaux de la langue française; ils ont la facture impeccable et sonore des Parnassiens, mais il vibrent d'émotion romantique, tout en ouvrant «les forêts de symboles» et de correspondances qu'affectionnent les Symbolistes.

C'est en Belgique, en 1866, que Baudelaire fut terrassé par la paralysie. Ramené à Paris, le 1er juillet de la même année, Baudelaire ne fut bientôt plus qu'un infirme privé de l'usage de la parole. Il conserva pourtant sa lucidité jusqu'à sa mort,survenue le 31 août 1867.

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