Diego Velázquez da Silva, est considéré comme le plus grand peintre que l’Espagne a connu. Il est né à Séville en 1599 et fut
baptisé le 6 juin de cette même année. Il mourut à Madrid le 6 août 1660. Il est sans aucun doute , la figure la plus représentative du XVIIème siècle espagnol. Il commença sa carrière par la
peinture de caves, scènes de cuisine et tavernes pleines de réalisme.
Son père s’appelait Juan Rodríguez de Silva, originaire d’une famille portugaise qui vivait déjà à l’époque en Andalousie, depuis au moins deux générations. Sa mère s’appelait Jerónima Velázquez.
Vu que le père était d’origine portugaise, le peintre conserva en premier lieu le nom maternel et en second le paternel. Enfant, Velázquez dévoila son extraordinaire habilité pour la peinture.
Par conséquent, ses parents orientèrent son éducation vers l’art et choisirent Francisco de Herrera el Viejo pour son instruction. Ce dernier était un homme violent et de mauvais caractère, en
somme, peu adéquat pour l’éducation d’une personne sensible et bonne telle que Velázquez. Pour toutes ces raisons, à l’âge de onze ans, Velázquez partit à l’atelier de Pacheco, celui-ci se rendit
compte très vite de la capacité et du talent de son jeune élève. Pacheco commença la formation de Velázquez, lui apprenant avant tout d’observer la réalité, pour la reproduire après dans des
dessins et des couleurs. Cinq années fut le temps que Velázquez consacra à cette tâche qui, avec le temps, fut notamment fructueuse pour le peintre. Il se maria très jeune, il avait uniquement
dix-neuf ans, avec la fille d’un professeur, Jeanne Pacheco.
C’est à cette période initiale de la vie du peintre, qu’appartient la série des bodegones (natures mortes). Les Bodegones se trouvent actuellement répartis de par le monde, enrichissant de cette manière les différents musées. Citons à titre d’exemple : Vielle Femme faisant frire des œufs et Le Marchand d’eau à Séville.
Dans l’année 1622, il déménagea à Madrid, à la recherche de meilleures possibilités de travail. Ses aspirations avaient comme objectif celui de peindre dans la Cour. Malgré l’aide de ses concitoyens sévillans, il ne parvint pas à faire le portrait du roi, mais il fit celui de Don Luis de Góngora. Grâce à ce portrait, s’ouvrirent pour Velázquez les portes du comte -duc de Olivares. En 1624, il fut nommé peintre du Roi Philippe IV. Cette même année, il travailla à l’Escorial avec Rubens, ce dernier lui recommanda de voyager en Italie. En 1629, Velázquez se trouve premièrement à Rome et par la suite à Venise. Grandes furent les découvertes que l’artiste fit durant ce voyage, principalement celles qui se réfèrent à Tintoretto et Tiziano.
Velázquez emplit de lumière ses œuvres, il manipula avec une extraordinaire habilité la perspective aérienne et il parvint à
créer des espaces avec des touches moelleuses, larges et longues. Citons quelques œuvres les plus renommées: Les
Ivres, Les Fileuses, La Reddition de
Breda (connue aussi sous le nom de Les Lances) et le portrait de Philippe IV ainsi que Le Portrait de Duc de Olivares. Tous ces portraits se trouvent dans le Musée du Prado de Madrid. Le portrait de l’Infante Marie Marguerite, en
tailleur bleu, ce tableau se trouve au Kunsthistorisches Museum de Vienne. De part toutes ces œuvres, il est à signaler le tableau de Les Ménines (1656, Musée du Prado, Madrid). Cette peinture représente la famille
royale espagnole et sa parenté dans une scène de leur vie quotidienne. L’œuvre est faite de manière à inspirer une spatialité et créer une atmosphère submergée de réalisme. La lumière qui
provient du centre illumine les points périphériques du tableau. La couleur se dégrade et on voit des tons gris et beiges avec des reflets intercalés de manière magistrale. Les touches sont
rapides, libres et liquoreuses.
Source : http://www.viaartis.org
Communauté : Espagne et flamenco - Publié dans : Peintres espagnols








Le plus original sinon le plus savant des peintres de l’Espagne moderne , naquit le 31 mars 1746, à Fuentes de Todos, dans le royaume
d’Aragon. On a peu de détails sur les événements de sa vie : élève de Francisco Bayeu et de José Lusan, il fit, jeune encore, le voyage de Rome , et remporta en 1771 le second prix de peinture
proposé par l’ Académie de Parme. À son retour en Espagne, il futchargé de composer des modèles pour la manufacture royale de tapisseries , et ces dessins furent les premières œuvres qui
attirèrent sur lui l’attention publique . Le talent dont il y fit preuve, la rapidité incroyable avec laquelle il les exécuta, lui méritèrent les éloges de Raphael Mengs, sous la direction de qui
étaient placés ces
Né en 1932 à Madrid, sa famille est contrainte à l'exil en 1939. Il obtient une
licence d'espagnol en 1956 et devient maître auxiliaire. Dessinateur et peintre, il présente en 1960 sa première exposition personnelle à la Galerie Maurice Œuillet de Toulouse. Il collabore
régulièrement, jusqu'en 1970, comme illustrateur, à la Dépêche du Midi. Cette même année, il réalise sa première exposition à thème, Les Beaux quartiers, en hommage sans doute à Rembrandt qui,
lui aussi, avait peint des morceaux de viande de boucherie. Dès lors, il présentera le plus souvent des expositions thématiques : Les Passantes en 1977, Les Billards en 1980 et Le Flamenco en
1984. En 1972, il s'installe à Paris et devient l'ami des peintres espagnols Peinado et Pelayo. À la mort de Franco, il retourne en Espagne et ne cessera d'exposer chaque année dans son pays. Une
grande rétrospective de son œuvre a eu lieu en 1984 au Musée des Augustins de Toulouse. Il consacre les dernières années de sa vie au dessin et à la traduction en français de poèmes
espagnols.
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