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Peintres espagnols

Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /2007 07:13

velazquez.jpg Diego Velázquez da Silva, est considéré comme le plus grand peintre que l’Espagne a connu. Il est né à Séville en 1599 et fut baptisé le 6 juin de cette même année. Il mourut à Madrid le 6 août 1660. Il est sans aucun doute , la figure la plus représentative du XVIIème siècle espagnol. Il commença sa carrière par la peinture de caves, scènes de cuisine et tavernes pleines de réalisme.

Son père s’appelait Juan Rodríguez de Silva, originaire d’une famille portugaise qui vivait déjà à l’époque en Andalousie, depuis au moins deux générations. Sa mère s’appelait Jerónima Velázquez. Vu que le père était d’origine portugaise, le peintre conserva en premier lieu le nom maternel et en second le paternel. Enfant, Velázquez dévoila son extraordinaire habilité pour la peinture. Par conséquent, ses parents orientèrent son éducation vers l’art et choisirent Francisco de Herrera el Viejo pour son instruction. Ce dernier était un homme violent et de mauvais caractère, en somme, peu adéquat pour l’éducation d’une personne sensible et bonne telle que Velázquez. Pour toutes ces raisons, à l’âge de onze ans, Velázquez partit à l’atelier de Pacheco, celui-ci se rendit compte très vite de la capacité et du talent de son jeune élève. Pacheco commença la formation de Velázquez, lui apprenant avant tout d’observer la réalité, pour la reproduire après dans des dessins et des couleurs. Cinq années fut le temps que Velázquez consacra à cette tâche qui, avec le temps, fut notamment fructueuse pour le peintre. Il se maria très jeune, il avait uniquement dix-neuf ans, avec la fille d’un professeur, Jeanne Pacheco.

C’est à cette période initiale de la vie du peintre, qu’appartient la série des bodegones (natures mortes). Les Bodegones se trouvent actuellement répartis de par le monde, enrichissant de cette manière les différents musées. Citons à titre d’exemple : Vielle Femme faisant frire des œufs et Le Marchand d’eau à Séville.

Dans l’année 1622, il déménagea à Madrid, à la recherche de meilleures possibilités de travail. Ses aspirations avaient comme objectif celui de peindre dans la Cour. Malgré l’aide de ses concitoyens sévillans, il ne parvint pas à faire le portrait du roi, mais il fit celui de Don Luis de Góngora. Grâce à ce portrait, s’ouvrirent pour Velázquez les portes du comte -duc de Olivares. En 1624, il fut nommé peintre du Roi Philippe IV. Cette même année, il travailla à l’Escorial avec Rubens, ce dernier lui recommanda de voyager en Italie. En 1629, Velázquez se trouve premièrement à Rome et par la suite à Venise. Grandes furent les découvertes que l’artiste fit durant ce voyage, principalement celles qui se réfèrent à Tintoretto et Tiziano.

Velázquez emplit de lumière ses œuvres, il manipula avec une extraordinaire habilité la perspective aérienne et il parvint à créer des espaces avec des touches moelleuses, larges et longues. Citons quelques œuvres les plus renommées: Les Ivres, Les Fileuses, La Reddition de Breda (connue aussi sous le nom de Les Lances) et le portrait de Philippe IV ainsi que Le Portrait de Duc de Olivares. Tous ces portraits se trouvent dans le Musée du Prado de Madrid. Le portrait de l’Infante Marie Marguerite, en tailleur bleu, ce tableau se trouve au Kunsthistorisches Museum de Vienne. De part toutes ces œuvres, il est à signaler le tableau de Les Ménines (1656, Musée du Prado, Madrid). Cette peinture représente la famille royale espagnole et sa parenté dans une scène de leur vie quotidienne. L’œuvre est faite de manière à inspirer une spatialité et créer une atmosphère submergée de réalisme. La lumière qui provient du centre illumine les points périphériques du tableau. La couleur se dégrade et on voit des tons gris et beiges avec des reflets intercalés de manière magistrale. Les touches sont rapides, libres et liquoreuses.

Source : http://www.viaartis.org


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Communauté : Espagne et flamenco - Publié dans : Peintres espagnols
Lundi 30 juillet 2007 1 30 /07 /2007 07:37

Goya.jpg Le plus original sinon le plus savant des peintres de l’Espagne moderne , naquit le 31 mars 1746, à Fuentes de Todos, dans le royaume d’Aragon. On a peu de détails sur les événements de sa vie : élève de Francisco Bayeu et de José Lusan, il fit, jeune encore, le voyage de Rome , et remporta en 1771 le second prix de peinture proposé par l’ Académie de Parme. À son retour en Espagne, il futchargé de composer des modèles pour la manufacture royale de tapisseries , et ces dessins furent les premières œuvres qui attirèrent sur lui l’attention publique . Le talent dont il y fit preuve, la rapidité incroyable avec laquelle il les exécuta, lui méritèrent les éloges de Raphael Mengs, sous la direction de qui étaient placés ces travaux . La grâce et la naturel qu’il apportait dans la peinture des scènes populaires, genre nouveau, où il se distingua constamment, excitèrent l’admiration des connaisseurs. C’est à cette époque qu’il peignit le tableau du maître -autel et le Christ placé à l’ entrée du ch œur de l’ église San Francisco el Grande de Madrid . Cette belle toile valut à Goya , en 1780, sa nomination de membre de l’Académie de San-Fernando et de peintre ordinaire du roi. Après la mort de Charles III, Goya fut également protégé par Charles IV; et les grands seigneurscour corrompue, le comte de Benavente, et surtout la duchesse d’Albe, le traitèrent avec honneur. Il devint même l’ami et le pensionnaire de la duchesse, et bientôt il la servit dans ses rancunes et dans ses jalousies.

Peintre et caricaturiste, Goya a beaucoup produit. Il a peint à fresque la chapelel de San-Antoniola Florida, situé à une demie-lieue de Madrid, Sainte Rufine et saint Marine, dans la cathédrale de Séville , Saint Louis de Borgia et Un Possédé, dans celle de Valence . Il y a de la main de Goya, dans les musées d’Espagne, des œuvres importantes. À Madrid, au musée del Rey, on voit les portraits équestres de Charles IV et de la reine Marie -Luisa, et le tableau intitulé de Dos de Mayo, curieuse scène de l’ invasion française. Il faut citer aussi la Loge au Cirque des taureaux (musée national); une Maja, un Auto -da-fé, une Procession, la Course de taureaux et la Maison de fous (Académie nationale ). Indépendamment de son portrait , peint par lui-même, le Musée du Louvre a possédé sept tableaux de Goya, que les héritiers de Louis-Philippe ont repris à la France. Il y a du sentiment et de la verve dans son ébauche, Dernière prière d’un condamné ; Les Forgerons sont pleins de mouvement, mais l’exécution en est à peine supportable. En revanche, il y a une coquetterie charmante dans Les Manolas au balcon. Goya peignait comme dans le délire de la fièvre . Il affecte souvent pour la forme le dédain le plus parfait; chez lui, c’est à la fois ignorance et parti pris. Et cependant ce maître bizarre , qui semble se complaire dans la laideur, avait un vifféminine et des piquantes attitudes des belles filles de l’Espagne.

Quoi qu’il en soit, Goya, si égaré, si fou, si incomplet dans sa peinture à l’ huile, a laissé des caricatures d’un très-haut prix. Il nous reste de lui la Tauromaquia, suite de trente- trois planches, vingt dessins sous le titre de Scènes d’invasion et enfin son chef-d’œuvre, les Capriccios, qui se composent de quatre-vingts gravures y compris le portrait de l’auteur. Ses caricatures sont exécutées à l’aquatinta et repiquées à l’eau-forte. En combinant ces deux procédés, l’artiste est arrivé à des résultats merveilleux ; la finesse et la transparence du clair-obscur y sont rendues avec une perfection qui fait presque songer à Rembrandt. De toute l’œuvre de Goya, la Bibliothèque impériale ne possède que les Capriccios. Son exemplaire est précédé d’un manuscritpages , qui donne la clef de plusieurs des énigmes que renferme ce précieux volume. Goya avait épousé les intérêts et les petites passions de sa protectrice, la duchesse d’Albe. La duchesse et la reine, fort occupées toutes deux de galanterie, s’entendaient très-bien, mais des rivalités, des jalousies, ne tardèrent pas à éclater; Goya poursuivit alors de son crayon moqueur les amants de Maria-Luisa et sa Majesté elle-même. Plusieurs de ses caricatures ont un senspolitique qu’il nous est déjà difficile de saisir, mais que la malignité des contemporains commentait aisément. Les autres sont des peintures de mœurs, et c’est là surtout que la fantaisie de Goya s’exerce librement. Il se plaît à représenter les manolas de Madrid dans toute leur grâce provoquante; il aime aussi les excursions dans le monde fantastique et c’est là qu’il triomphe. Son crayon facile a créé tout un peuple de démons, dont l’étrangeté n’a pas d’égale, et qui sont souvent d’une grande hardiesse de dessin . Goya a poussé très-loin l’expression. Ses compositionsdur génie de l’Espagne respire tout entier dans ces caricatures irritées, dans ces débauches de la pensée et de la ligne, et même dans ces poétiques croquis , où le sourire garde toujours quelque chose de sérieux et de réfléchi. Goya mourut à Bordeaux , dans la nuit du 15 au 16 avril 1828, très-vieux, très- triste et très- oublié.

Source : PAUL MANTZ, article « Goya », dans : William Duckett (dir.), Dictionnaire de la conversationlecture : inventaire raisonné des notions générales les plus indispensables à tous. TomeParis, Firmin Didot, frères , fils, 1859, p. 414-415. et de la dixième.

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Communauté : Espagne et flamenco - Publié dans : Peintres espagnols
Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /2007 07:30

Carlos-pradal-auto-portrait.jpg Né en 1932 à Madrid, sa famille est contrainte à l'exil en 1939. Il obtient une licence d'espagnol en 1956 et devient maître auxiliaire. Dessinateur et peintre, il présente en 1960 sa première exposition personnelle à la Galerie Maurice Œuillet de Toulouse. Il collabore régulièrement, jusqu'en 1970, comme illustrateur, à la Dépêche du Midi. Cette même année, il réalise sa première exposition à thème, Les Beaux quartiers, en hommage sans doute à Rembrandt qui, lui aussi, avait peint des morceaux de viande de boucherie. Dès lors, il présentera le plus souvent des expositions thématiques : Les Passantes en 1977, Les Billards en 1980 et Le Flamenco en 1984. En 1972, il s'installe à Paris et devient l'ami des peintres espagnols Peinado et Pelayo. À la mort de Franco, il retourne en Espagne et ne cessera d'exposer chaque année dans son pays. Une grande rétrospective de son œuvre a eu lieu en 1984 au Musée des Augustins de Toulouse. Il consacre les dernières années de sa vie au dessin et à la traduction en français de poèmes espagnols.

Vers 1983 , il ne pourra plus offrir à sa peinture l' énergie physique comme il lui consacrait uparavant ; ses huiles se feront plus rares mais il continuera à dessiner , à graver des estampes

et à traduire des textes poétiques de Quevedo , M . Hernandez et GarciaLorca qui verront le jour dans le monde de l' édition et sous forme de productions théâtrales .

 

Depuis , les expositions se succèdent régulièrement en Espagne , en France ...

Carlos-pradal-chanteur-et-guitariste-flamenco.jpg Carlos-pradal-femme-montant-l-escalier.jpg
Cantaor Chanteur et guitariste flamenco Femme montant l'escalier
Carlos-pradal-joueur-fantome.jpg Carlos-pradal-le-pigeon.jpg Carlos-pradal-Paquet-de-gauloises.jpg
Joueur fantôme Le pigeon Paquet de gauloises



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Communauté : Espagne et flamenco - Publié dans : Peintres espagnols
Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 07:34

miro---portrait-noir-et-blanc.jpg «Ce qui compte, ce n'est pas une œuvre, c'est la trajectoire de l'esprit durant la totalité de la vie.» J. Miro

Malgré un talent inné et un goût très prononcé pour le dessin, c'est pourtant au commerce que Joan Miro, fils d'horloger, est destiné. A l'âge de quatorze ans, il entre à l'école de commerce de Barcelone, tout en continuant à s'intéresser à la peinture et en assistant aux cours de l'école des Beaux-arts. Après divers métiers dans ce secteur d'activité, il fait une dépression nerveuse et abandonne tout en 1912 pour se consacrer à sa véritable passion, l'art. Il passe trois ans à l'école Gali où il rencontre son ami, le peintre Ricart, découvre la peinture cubiste et reçoit les encouragements de José Dalmau, qui lui offre sa première exposition. Séduit par son premier voyage à Paris en 1920, il décide de partager sa vie entre la capitale et l'Espagne. Il y fréquente Picasso, mais aussi Pierre Reverdy ou Tristan Tzara, et participe au mouvement Dada. Très lié aux surréalistes, son exposition de 1925 à Paris sera d'ailleurs considérée comme un événement majeur de ce courant. Grand voyageur, il découvre Londres, la Hollande, la Belgique et les Etats Unis mais renonce à rentrer dans son pays lors de la guerre civile. Peintre, céramiste, sculpteur, l'oeuvre qu'il laisse est immense, tout simplement à la mesure du talent, de l'imagination et de la créativité de ce peintre d'exception.

 

 

miro---femme-oiseau-au-clair-de-lune.jpg miro---la-m--lodie-acide.jpg
Femme oiseau La mélodie acide Le marteau sans maître
miro---lithographie-originale.JPG miro---Tres-libros.jpg miro---la-mesure-du-temps.jpg
Lithographie originale Tres libros La mesure du temps

«Ce qui est important, ce n'est pas de finir une œuvre, mais d'entrevoir qu'elle permette un jour de commencer quelque chose.»

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Communauté : Espagne et flamenco - Publié dans : Peintres espagnols
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