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Du papier aux mots

Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /2007 07:38
C'est fou ce qu'il y a de verbes, associés au mot papier ! En voici quelques-uns, preuve en est que l'on ne peut pas  se passer du papier !


Agrafer des papiers.

Allumer un feu avec du papier.

Apprêter du papier.

Arranger des papiers.

Assembler des papiers.

Avoir des papiers en règle.

Avoir ses papiers sur soi.

Avoir une mine de papier mâché.

Barbouiller du papier.

Brûler du papier.

Calandrer un papier.

Calquer (un dessin) au papier carbone, transparent.

Caser des papiers.

Cavaler pour obtenir un papier.

Classer des papiers.

Coller du papier peint.

Coucher (ses souvenirs) sur du papier.

Couper du papier.

Cylindrer du papier.

Déchiffonner un papier.

Déchirer du (ou un) papier.

Déclasser des papiers.

Défroisser un papier.

Déglacer du papier.

Dégrafer des papiers.

Délivrer un papier à quelqu'un.

Demander ses papiers à quelqu'un.

Déplisser un papier.

Déranger des papiers.

Distribuer des papiers.

Encoller du papier (à tapisser).

Envelopper quelque chose dans du papier.

Écrire un papier pour un journal.

Écrire sur du papier.

Empêcher le papier de boire.

Enrouler quelque chose dans du papier.

Entortiller (un bonbon) dans du papier.

Envoyer un papier à son journal.

Éparpiller des papiers.

Estamper le papier.

Étaler des papiers devant quelqu'un.

Être dans les petits papiers de quelqu'un.

Être muni de ses papiers.

Exhiber ses papiers.

Fabriquer de faux papiers.

Fabriquer du papier.

Falsifier des papiers.

Fouiller dans les papiers de quelqu'un.

Fourrager des papiers.

Fourrager dans ses papiers.

Frotter avec du papier de verre.

Gaufrer du papier.

Gratter le (ou du) papier.

Greneler le papier.

Gribouiller sur du papier.

Griffonner quelque chose sur du papier.

Imbiber le papier de quelque chose.

Imperméabiliser le papier.

Imprimer sur du papier.

Jeter un (ou des) papier.

Jeter (une phrase, une idée) sur le papier.

Laver le papier.

Lisser le (ou un) papier.

Lustrer un papier.

Marger le papier.

Massicoter le papier.

Mélanger des papiers.

Mêler des papiers.

Moirer un (ou du) papier.

Moitir le papier.

Montrer ses papiers (d'identité).

Noircir du papier.

Noter quelque chose sur du papier.

Paraffiner le papier.

Parcheminer du papier.

Parfumer du papier (à lettres).

Plier du papier.

Plisser un papier.

Poser un (ou du) papier peint.

Présenter ses papiers.

Ranger des papiers.

Régler le papier.

Réunir les papiers nécessaires à un mariage.

Réunir des papiers.

Rogner le papier.

Ronger le papier.

Se faire faire de faux papiers.

Signer un papier.

Tapisser de papier peint.

Tendre un papier peint.

Trier des papiers.

Vendre du papier.


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- Publié dans : Du papier aux mots
Jeudi 2 août 2007 4 02 /08 /2007 07:04
Voici quelques proverbes et expressions concernant le papier. Si vous en trouvez d'autres, je suis preneuse !

Les murailles sont le papier des fous, c'est-à-dire il n'y a que les fous qui écrivent sur les murs.

Il se faut fournir d'encre et de papier, se dit à celui qui de mande des choses qu'on n'est pas tenu de lui donner.

Le parchemin est plus fort que le papier, se disait pour exprimer que les titres sur parchemin avaient plus de force que les autres.

Le papier souffre tout, c'est-à-dire on écrit tout ce qu'on veut, des sottises comme le reste, le faux comme le vrai.

Barbouiller du papier : Ecrire sans talent. [Littérature].

Etre réglé comme du papier à musique :  Etre très organisé.

Coucher sur le papier
: coucher une idée ou un mot sur le papier, signifie noter quelque chose par écrit

Etre dans les petits papiers de quelqu'un
:
Être bien vu de quelqu'un

 



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- Publié dans : Du papier aux mots
Jeudi 14 juin 2007 4 14 /06 /2007 07:30

La fabrication du papier (suite)

bobines-de-papier.jpg

Le bobinage

En fin de machine, le papier est enroulé sur des bobines mères, qui peuvent peser suivant la laize de la machine jusqu'à 40 tonnes et à un rythme pouvant atteindre une bobine par demi-heure.

Ces bobines doivent être ensuite recoupées au bon format pour le client.

La mise au format

  • Bobines
    Les bobines mères sont déroulées et refendues en bobines filles, avec les caractéristiques demandées par le client (longueur, diamètre, tension régulière, tranche sans poussière, mandrin conforme, traçabilité, collures visibles). Les bobines peuvent être expédiées telles quelles chez l'imprimeur (rotatives) ou chez le transformateur.
  • Feuilles
    Les bobines filles sont transformées en feuilles ou format avec une largeur et une longueur déterminées et précises. Les feuilles sont empilées, équerrées, comptées en rames (grand format pour les imprimeurs) ou ramettes (petits formats pour la bureautique) comprenant 500 feuilles.

 

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- Publié dans : Du papier aux mots
Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /2007 16:23

De la pâte à la feuille de papier

Différents stades sont ensuite nécessaires avant d'obtenir une feuille de papier :

 

machine----papier.GIF

 

1. Préparation

* La pâte (ou le mélange de pâtes) est tout d'abord préparée, remise en suspension pour les usines non intégrées par une opération de désintégration dans des pulpeurs, puis cette préparation est généralement raffinée (sauf certains papiers buvard ou spéciaux) pour améliorer les liaisons entres les fibres.

Cette opération consiste à conduire la pâte entre deux disques garnis de lames, ce qui provoque une hydratation et une fibrillation (la paroi externe des fibres est partiellement arrachée ce qui augmente la surface externe de la fibre d'où plus de liaisons entre elles). Quelques éléments fins dus à un arrachage total de fragments de parois apparaissent; ils seront responsables d'un rallongement du temps d'égouttage de la feuille sur la toile. Le raffinage se mesure en degré Schopper-Riegler °SR, qui correspond à un indice d'égouttage (plus une pâte retient l'eau, plus elle est raffinée). Un papier dont la pâte a été très raffinée est typiquement le papier calque. Cette première opération apporte une amélioration de l'épair, une stabilité dimensionnelle, de la rigidité, de la résistance à la traction ou à l'éclatement.

* La pâte est ensuite épurée (élimination des impuretés telles que buchettes, agglomérats de fibres ou de charges plastiques, etc) et éventuellement diluée pour adapter sa concentration avant son arrivée sur la machine, puis désaérée (l'air étant nuisible car provoque de la mousse). On ajoute les charges minérales (carbonate de calcium, kaolin, talc, dioxyde de titane) et les adjuvants (agents de rétention, colorants, antimousses, colles, azurants optiques).

2. Machine - Partie humide

* Formation de la feuille

Sur la machine à papier, la pâte est amenée par la caisse de tête en un jet réparti sur toute la largeur d'une toile sans fin. La répartition des fibres dans la laize (largeur) est améliorée par un léger mouvement latéral. L'avancement de la toile a tendance à orienter globalement les fibres dans le même sens. C'est ce qui déterminera le Sens Marche d'un papier, par opposition au Sens Travers, perpendiculaire au premier. Bien souvent, les caractéristiques mécaniques du papier diffèrent selon ces sens. Les conséquences sont importantes, tant au niveau de l'aptitude du papier à être imprimé (déformations des feuilles plus importantes dans le sens travers) qu'au niveau du façonnage (un livre tiendra mieux ouvert si la pliure correspond au sens marche). Déterminer le sens marche peut donc se révéler très important lorsqu'on travaille en imprimerie.

* Égouttage

Ensuite la feuille est égouttée au moyen de "caisses aspirantes" ou/et de râcles, qui vont aspirer au travers de la toile une certaine proportion de l'eau apportée par la préparation. Ces eaux sont appelées "eaux blanches", elles contiennent des fibrilles et des charges, et elles sont récupérées à plusieurs endroits, par exemple pour diluer la pâte avant sa distribution sur la toile ou pour alimenter les pulpeurs.

Ce type de formation sur une toile entraine une disymétrie dans l'épaisseur de la feuille. On distinguera sur une feuille de papier les deux faces, appelées respectivement côté toile et côté feutre, le côté toile étant celui qui a été au contact de cette dernière lors de la distribution de la pâte. Cette disymétrie peut être réduite si la formation de la feuille se fait entre deux toiles ou encore par des systèmes hybrides de formation sur table plate très courte puis entre deux toiles. Il existe également un autre type de formation appelé forme ronde, où le feuille se forme sur un gros cylindre qui aspire en même temps une partie de l'eau.

* Presses

La feuille entre ensuite dans la section des presses, pour éliminer une autre partie de l'eau par pression. Cette opération a pour but de donner à la feuille une certaine résistance et de diminuer le maximum d'eau avant d'arriver en sécherie. La presse peut être de différents types, soit recouverte simplement d'un matériau absorbant, le feutre, ou être en plus perforée pour pouvoir aspirer une partie de l'eau, ou encore être rainurée ou posséder une toile en plastique intermédiaire.

3. Machine - Partie sèche

Après les actions mécaniques, il faut éliminer le reste de l'eau par évaporation grâce à la chaleur et l'air. Plusieurs techniques sont utilisées, certaines avec contact (séchage par conduction) et les autres sans contact (convection, rayonnement). Dans le premier cas, les sécheurs sont d'énormes cylindres de fonte chauffés intérieurement par la vapeur. D'autres techniques utilisent les procédés de convection, c'est-à-dire une circulation d'air chaud dirigé vers la feuille. Il existe aussi des sécheurs utilisants les rayonnements IR, électriques ou gazeux.

Cette étape doit être bien maîtrisée car certaines caractéristiques du papier en dépendent, par exemple la rigidité, la résistance à la traction, à la déchirure ou à l'éclatement, ou encore la stabilité dimensionnelle.

 

Les différents traitements de la feuille

Une feuille en sortie de machine contient environ 50% d'air en volume et présente des macropores de surface de tailles variant globalement entre 30 et 100 micomètres. Cet état de surface et cette structure interne n'est pas toujours compatible avec le mode d'impression utilisé ultérieurement. Aussi, une fois la feuille formée, elle va subir différents traitements sur machine ou hors machine pour améliorer ses caractéristiques ou son aspect.

 

Source : cerig.efpg.inpg.fr

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