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Ecrits de Victor Hugo

Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /2007 07:28

L'amour, panique
De la raison,
Se communique
Par le frisson.

Laissez-moi dire,
N'accordez rien.
Si je soupire,
Chantez, c'est bien.

Si je demeure,
Triste, à vos pieds,
Et si je pleure,
C'est bien, riez.

Un homme semble
Souvent trompeur.
Mais si je tremble,

Belle, ayez peur.

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- Publié dans : Ecrits de Victor Hugo
Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 07:16

Aimons toujours ! Aimons encore !

Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.

L'amour, c'est le cri de l'aurore,

L'amour c'est l'hymne de la nuit.

 

Ce que le flot dit aux rivages,

Ce que le vent dit aux vieux monts,

Ce que l'astre dit aux nuages,

C'est le mot ineffable : Aimons !

 

L'amour fait songer, vivre et croire.

Il a pour réchauffer le coeur,

Un rayon de plus que la gloire,

Et ce rayon c'est le bonheur !

 

Aime ! qu'on les loue ou les blâme,

Toujours les grand coeurs aimeront :

Joins cette jeunesse de l'âme

A la jeunesse de ton front !

 

Aime, afin de charmer tes heures !

Afin qu'on voie en tes beaux yeux

Des voluptés intérieures

Le sourire mystérieux !

 

Aimons-nous toujours davantage !

Unissons-nous mieux chaque jour.

Les arbres croissent en feuillage ;

Que notre âme croisse en amour !

 

Soyons le miroir et l'image !

Soyons la fleur et le parfum !

Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,

Se sentent deux et ne sont qu'un !

 

Les poètes cherchent les belles.

La femme, ange aux chastes faveurs,

Aime à rafraîchir sous ses ailes

Ces grand fronts brûlants et réveurs.

 

Venez à nous, beautés touchantes !

Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !

Ange ! viens à moi quand tu chantes,

Et, quand tu pleures, viens à moi !

 

Nous seuls comprenons vos extases.

Car notre esprit n'est point moqueur ;

Car les poètes sont les vases

Où les femmes versent leur coeurs.

 

Moi qui ne cherche dans ce monde

Que la seule réalité,

Moi qui laisse fuir comme l'onde

Tout ce qui n'est que vanité,

 

Je préfère aux biens dont s'enivre

L'orgueil du soldat ou du roi,

L'ombre que tu fais sur mon livre

Quand ton front se penche sur moi.

 

Toute ambition allumée

Dans notre esprit, brasier subtil,

Tombe en cendre ou vole en fumée,

Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? "

 

Tout plaisir, fleur à peine éclose

Dans notre avril sombre et terni,

S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,

Et l'on se dit : " C'est donc fini ! "

 

L'amour seul reste. O noble femme

Si tu veux dans ce vil séjour,

Garder ta foi, garder ton âme,

Garder ton Dieu, garde l'amour !

 

Conserve en ton coeur, sans rien craindre,

Dusses-tu pleurer et souffrir,

La flamme qui ne peut s'éteindre

Et la fleur qui ne peut mourir !

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- Publié dans : Ecrits de Victor Hugo
Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /2007 00:00

 

Mes deux amours

O mon enfant, tu vois, je me soumets.

Fais comme moi : vis du monde éloignée ;

Heureuse ? non ; triomphante ? jamais.

-- Résignée ! --

 

Sois bonne et douce, et lève un front pieux.

Comme le jour dans les cieux met sa flamme,

Toi, mon enfant, dans l'azur de tes yeux

Mets ton âme !

 

Nul n'est heureux et nul n'est triomphant.

L'heure est pour tous une chose incomplète ;

L'heure est une ombre, et notre vie, enfant,

En est faite.

 

Oui, de leur sort tous les hommes sont las.

Pour être heureux, à tous, -- destin morose ! --

Tout a manqué. Tout, c'est-à-dire, hélas !

Peu de chose.

 

Ce peu de chose est ce que, pour sa part,

Dans l'univers chacun cherche et désire:

Un mot, un nom, un peu d'or, un regard,

Un sourire !

 

La gaîté manque au grand roi sans amours ;

La goutte d'eau manque au désert immense.

L'homme est un puits où le vide toujours

Recommence.

 

Vois ces penseurs que nous divinisons,

Vois ces héros dont les fronts nous dominent,

Noms dont toujours nos sombres horizons

S'illuminent !

 

Après avoir, comme fait un flambeau,

Ébloui tout de leurs rayons sans nombre,

Ils sont allés chercher dans le tombeau

Un peu d'ombre.

 

Le ciel, qui sait nos maux et nos douleurs,

Prend en pitié nos jours vains et sonores.

Chaque matin, il baigne de ses pleurs

Nos aurores.

 

Dieu nous éclaire, à chacun de nos pas,

Sur ce qu'il est et sur ce que nous sommes ;

Une loi sort des choses d'ici-bas,

Et des hommes !

 

Cette loi sainte, il faut s'y conformer.

Et la voici, toute âme y peut atteindre :

Ne rien haïr, mon enfant ; tout aimer,

Ou tout plaindre !

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- Publié dans : Ecrits de Victor Hugo
Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /2007 00:00
A mon grand-père, décédé ce 8 janvier 2007, en attendant de retrouver l'inspiration pour lui rendre un profond hommage..

A des âmes envolées

Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : L'art d'être grand-père)

 

Ces âmes que tu rappelles,
Mon coeur, ne reviennent pas.
Pourquoi donc s'obstinent-elles,
Hélas ! à rester là-bas ?

Dans les sphères éclatantes,
Dans l'azur et les rayons,
Sont-elles donc plus contentes
Qu'avec nous qui les aimions ?

Nous avions sous les tonnelles
Une maison près Saint-Leu.
Comme les fleurs étaient belles !
Comme le ciel était bleu !

Parmi les feuilles tombées,
Nous courions au bois vermeil ;
Nous cherchions des scarabées
Sur les vieux murs au soleil ;

On riait de ce bon rire
Qu'Éden jadis entendit,
Ayant toujours à se dire
Ce qu'on s'était déjà dit ;

Je contais la Mère l'Oie ;
On était heureux, Dieu sait !
On poussait des cris de joie
Pour un oiseau qui passait.


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- Publié dans : Ecrits de Victor Hugo
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