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Samedi 20 août 2005 6 20 /08 /2005 00:00

La Cabane de Gardian

 

 

 

 

Les plus anciennes habitations de la Camargue et qui ont persisté jusqu'à nos jours, sont ces cabanes typiques, dites de gardian, à tort d'ailleurs car elles servirent aussi bien aux agriculteurs, aux bergers qu'aux pêcheurs. De nos jours, on les construit pour le plaisir de vivre dans une demeure de tradition.

 

"Ces petites cabanes sont construites d'une façon fort ingénieuse. C'est déjà de l'architecture.

 

Par son plan, très bon, bien que simple, et peut-être justement pour cela, avec son abside tournant le dos au mistral.

 

Extrait de R. PEPIOT, Cabanes de Camargue, rapport dactylographié, Musée National des Arts et Traditions Populaires, 1943. Document Parc Naturel Régional de Camargue.

 

Pour en savoir plus : http://www.saintes-maries-camargue.enprovence.com/cabangard/cabane.htm

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Samedi 6 août 2005 6 06 /08 /2005 00:00

Ils ont dit :

Un mot et tout est sauvé
Un mot et tout est perdu.
Breton (André)

Les mots que j'emploie,
Ce sont les mots de tous les jours, et ce ne sont point les mêmes !
Claudel (Paul)

Des mots qui pleurent et des larmes qui parlent.
Cowley (Abraham)

Car le mot, qu'on le sache, est un être vivant.
Hugo (Victor)

Les mots sont les passants mystérieux de l'âme.
Hugo (Victor)

Entre deux mots, il faut choisir le moindre.
Valéry (Paul)

On ne doit plus craindre les mots lorsqu'on a consenti aux choses.
Yourcenar (Marguerite de Crayencour, dite Marguerite)

Les hommes le plus souvent se querellent pour des mots. C'est pour des mots qu'ils tuent et se font tuer.
Anatole France

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Jeudi 14 juillet 2005 4 14 /07 /2005 00:00

De 1100 environ à la fin du XIIIe siècle les troubadours inventent la poésie lyrique en langue d'oc. Les troubadours sont poètes mais aussi musiciens et compositeurs. Les tout premiers sont originaires du Limousin, puis de toute la Provence. Ce n'est qu'à partir de 1160 environ que les structures et la thématique des troubadours sont reprises en langue d'oïl par les trouvères, ainsi que plus tard en Allemagne (les Minnesängers), en Espagne et en Italie.

Environ 2500 poèmes, anonymes ou attribués, nous sont parvenus, pour environ 350 troubadours répertoriés. Ces poèmes ont en général été conservés dans des recueils manuscrits regroupant les textes de nombreux auteurs qui sont appelés "chansonniers". Dans ces recueils on trouve également des vidas (vies) souvent très postérieures qui fournissent des éléments biographiques extrêmement lacunaires et sujets à caution. Les troubadours sont d'origines sociales et de statuts très divers : Guillaume IX était duc d'Aquitaine, Jaufré Rudel "prince de Blaye", mais Cercamon ("celui qui court le monde") et Marcabru (surnommé "pain perdu") de simples jongleurs sans doute très pauvres. L'un des principaux troubadours de la deuxième moitié du XIIe siècle, Bernard de Ventadour, qui suivit Aliénor d'Aquitaine à la cour Angleterre, était d'origine assez humble, fils d'une servante du château de Ventadour. Certains troubadours sont des femmes, les trobaïritz, la plus connue étant la Comtesse de Die.

Le terme troubadour (trobador en occitan) vient du verbe trobar, du latin tropare, qui signifie alors "composer des tropes", c'est-à-dire des pièces chantées en latin destinées à orner le chant liturgique. Mais, peu à peu, le terme désigne également une activité littéraire qui se donne comme création, invention, trouvaille. Les troubadours inventent le poète comme "trouveur" de mots, de sons, de rimes, c'est-à-dire comme artisan, forgeron, "facteur" diront plus tard les grands rhétoriqueurs.  

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Jeudi 14 juillet 2005 4 14 /07 /2005 00:00

Depuis la nuit des temps, l'homme a cherché à communiquer avec ses semblables. L'écriture est un ensemble de signes que l'être humain a créé à cet effet. La première forme d'écriture connue se compose de dessins très stylisés : les pictogrammes. Il y a environ 5500 ans, les Sumériens se servaient de ces pictogrammes pour conserver la trace de leurs échanges (bétails, surfaces cultivables etc.). Peu à peu, cette méthode va évoluer et permettra de représenter des préceptes religieux et des idées. Vers le milieu du III° millénaire, la graphie se simplifie. Les signes correspondent à des sons (un signe par syllabe) : ce sont les phonogrammes. En évoluant du "signe-image" au "signe-son" et en devenant cunéiforme (qui ressemble à de petits clous, du latin cuneus=clou) l'écriture passe du document aide-mémoire ou administratif au document littéraire et poétique. Les signes sont réalisés en pressant le calame, un stylet en roseau taillé en pointe, sur des tablettes d'argile humide. Formé à partir de l'écriture cunéiforme, le premier alphabet apparaît chez les phéniciens (Nord de la Syrie actuelle). A l'origine, il comporte 32 signes proches des signes égyptiens, puis, vers l'an 1000, 22 consonnes.  Pendant plus de 2000 ans, l'écriture cunéiforme sera utilisée en Mésopotamie mais également chez les Babyloniens, les Assyriens et les Akkadiens. Certaines traces de cette écriture ont même été retrouvées en Chine où, plus tard, ce système sera remplacé par les idéogrammes.

La civilisation égyptienne
Les Égyptiens croyaient en la puissance magique de l'écrit et pour eux, les images et l'écriture sont un moyen d'acquérir l'immortalité. L'écriture égyptienne apparaît vers 3 100 avant J.C. Elle est intimement liée à l'art et l'art à la pensée religieuse. On distingue deux formes différentes 'd'écriture' selon les usages :  l'écriture hiéroglyphique et l'écriture hiératique. Les hiéroglyphes sont surtout gravés sur les monuments (statues, tombeaux, temples). parfois, ils sont tracés à l'encre sur du cuir ou des papyrus. le signe représente l'objet qu'il signifie. Le sens de lecture est indiqué par le sens des têtes des personnages (personnes ou animaux). Dans la majorité des textes manuscrits, les anciens Égyptiens ont utilisé une forme cursive d'écriture appelée hiératique, (du grec hieros, sacré). Il s'agit de signes non figuratifs, simplifiés, qui permettent une rédaction et une prise de notes rapide. Le hiératique est pratiquement aussi ancien que l'écriture hiéroglyphique elle-même, chaque signe hiératique ayant sa contrepartie hiéroglyphique. Cependant, au cours du temps, le hiératique recourut de plus en plus à des formes abrégées et introduisit des ligatures, phénomène inconnu dans l'écriture monumentale.

Les idéogrammes chinois
Formée primitivement de pictogrammes, cette écriture figure symboliquement les mystères du cosmos. Vers 300 avant J.C., le ministre Li SI, dans la cadre d'une politique d'unification de la Chine, fit établir établir une liste de 3 000 caractères. Mais ce nombre ne va cesser d'augmenter pour atteindre aujourd'hui 55 000 idéogrammes dont 3 000 d'usage courant. Contrairement aux autres écritures, le signe graphique est indépendant du signe phonologique : à chaque signe correspond un mot et non un son. L'écriture chinoise actuelle se lit de gauche à droite, mais celle des textes anciens et des poèmes se lit de haut en bas et de droite à gauche.

L'alphabet latin
Comportant 19 lettres, l'alphabet latin est issu de l'alphabet grec modifié par les Étrusques. Les mots sont écrits sur les pierres ou des tablettes de cire, avec des poinçons et des stylets. C'est cet alphabet latin que nous utilisons encore de nos jours pour écrire les lettres "capitales". les lettres X et Y apparaîtront plus tard. Au III° siècle après J.C., l'alphabet évolue. Le latin utilise alors l'onciale, une lettre plus petite, plus souple, plus ronde, plus facile à tracer. L'onciale sera utilisée jusqu'à l'époque carolingienne et adoptée dans de très nombreux pays du monde au détriment de leurs écritures traditionnelles.

L'écriture carolingienne
Née d'une recherche initiée par Charlemagne, l'écriture carolingienne est plus fine, plus carrée, plus rapide à exécuter que l'onciale. Suite à une volonté de normaliser l'écriture, les moines copistes vont l'adopter dans tout l'Occident jusqu'au XII° siècle. C'est la grande période des livres manuscrits et des enluminures. A l'époque romane, cette écriture va évoluer pour donner l'écriture gothique.

La naissance de l'écriture moderne
Plus étroite que la caroline, donc prenant moins de place sur les parchemins coûteux, l'écriture gothique apparaît au XII° siècle en Allemagne. Ces caractères seront conservés par ce pays jusqu'au milieu du XX°. Dès la fin du XIX° siècle, les copistes florentins jugent les gothiques illisibles. Ils reprennent la caroline et la modifient. Ils créent l'humanistique (dite aussi l'italique) qui devient la base de nos écritures modernes. La plume d'oie est longtemps utilisée, puis vient le temps de la plume métallique suivie du stylo (à bille et à plume) et aujourd'hui, de l'écriture électronique.

Sources : BMCO-ARCHEO-ULMA

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