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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 07:35

Zurbar--n-autoportrait.jpg Francisco de Zurbarán, contemporain et ami de Diego Velasquez, est resté jusque récemment peu connu en dehors de son pays natal. Né dans la province d’Estrémadure, il reçoit son apprentissage de peinture dans l’atelier sévillan de Pedro Diaz de Villanueva en 1616-1617, avant de retourner dans sa province.

Installé à Séville en 1629, Zurbarán devient l’artiste le plus recherché de la ville. Il produit un grand nombre de peintures religieuses commandées par des monastères et des églises espagnoles et sud-américaines, notamment des retables et des cycles de fresques. Son œuvre comporte également un grand nombre de « portraits » de différents saints, d’un intense raffinement : les saints sont généralement représentés en pied et grandeur nature, isolés sur un fond sombre.

Son style, d’abord réaliste et sévère sur le modèle du Caravage et de Vélasquez (Christ en croix, 1627), s’adoucit et sa palette s’éclaircit sous l’influence du maniérisme italien. Ses figures massives aux contours nets (Sainte Apolline) sont peintes dans des couleurs claires, voire acides, et une pâte fine, et expriment un profond mysticisme et une solennité, qui en font le peintre idéal de la religion catholique austère qui prévaut alors en Espagne dans le contexte de la Contre-Réforme.

Son succès diminue avec l’avènement du peintre Murillo. En 1658, Zurbarán s’installe à Madrid, où il rejoint l’Ordre de Santiago. Pour subvenir à ses besoins, il devient marchand d’art, mais meurt dans la pauvreté en 1664, à l’âge de soixante-six ans.

Quelques œuvres majeures :

* Sainte Apolline (Paris, musée du Louvre, ill.)

* Christ en croix (1627, Chicago, Art Institute)

* L'Exposition du corps de saint Bonaventure (1629, Paris, musée du Louvre)

* Sainte Agathe (1630-1633, Montpellier, musée Fabre)

* L’Immaculée Conception (1630-1635, Madrid, Prado)

* Sainte Marguerite (1631, Londres, National Gallery)

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