Jeudi 4 septembre 2008
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Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent.
Je me suis dit : laisse,
Et qu'on ne te voie :
Et sans la promesse
De plus hautes joies.
Que rien ne t'arrête,
Auguste retraite.
J'ai tant fait patience
Qu'à jamais j'oublie ;
Craintes et souffrances
Aux cieux sont parties.
Et la soif malsaine
Obscurcit mes veines.
Ainsi la prairie
A l'oubli livrée,
Grandie, et fleurie
D'encens et d'ivraies
Au bourdon farouche
De cent sales mouches.
Ah ! Mille veuvages
De la si pauvre âme
Qui n'a que l'image
De la Notre-Dame !
Est-ce que l'on prie
La Vierge Marie ?
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent !
Amicalement, Eric
Nanou
Je ne connais pas assez suffisamment Rimbaud pour discourir sur son oeuvre, mais j'ai été sublimée par ce poème, riche..
Merci de ta lumière.
Nanou
C'est en effet un registre différent.
Bisous Sam
Nanou
Une sorte de faille qui s'ouvre...
De la plus haute tour, que veut-il y faire?
Le doute me prend...
Nanou