Edito


BIENVENUE SUR MON BLOG

Ces pages sont mes empreintes, mon coeur, mon sang. Elles sont nées de ce désir insatiable d'exister et de me sentir exister et surtout de laisser une trace.
Vous pourrez à tout moment me faire part de vos commentaires en cliquant ICI .






Merci aux FreeCompteur.com personnes qui m'ont déjà rendu visite depuis l'installation de ce compteur (21.09.05)



De vous à moi...


NOUVEAUTE

Venez découvrir mon deuxième blog : 
En vers et à contre-pied

(espace de création littéraire)

****

Creative Commons License


Ce site est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
Aucune reproduction, même partielle, autre que celles prévues à l'article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation expresse de l'auteur"


 

Annuaire des arts

Commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles
Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 07:40

Guillaume Apollinaire Guillaume Apollinaire (pseudonyme de Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky) est né à Rome le 26 août 1880 et mort à Paris le 9 novembre 1918. Fils d'une Polonaise fantasque et de goûts nomades, et d'un Italien que la légende a voulu prélat romain, évêque de Monaco ou gentilhomme et officier de l'armée italienne, Français lui-même de langage, de culture et d'élection, Apollinaire est le plus original, le plus divers, le plus grand aussi des poètes qui ont cherché la rénovation de la poésie en France au début de notre siècle. 

 

Après de bonnes études effectuées dans des collèges religieux à Monaco, puis à Cannes et à Nice, qui formèrent son humanisme classique et le teintèrent de quelque mysticisme frondeur, il se rendit à Paris (1899), et trouva peu après l'occasion de suivre, en qualité de précepteur, une famille en Allemagne. Par la suite il parcourut, le plus souvent à pied, la Rhénanie, la Forêt-Noire, puis la Bohême, enfin la Hollande, au cours de trois ans de vagabondage qui fourniront à sa poésie, à ses contes, une foule de motifs et d'images.

 

A son retour à Paris après la faillite de la banque où il avait trouvé à gagner de quoi vivre, il devint rédacteur à différents journaux, signa pour la collection "Les Maîtres de l'Amour" l'édition d'ouvrages libertins français (Sade, Mirabeau, Andrea de Nerciat, abbé de Grécourt, etc.) et traduits (Arétin, Giorgio Baffo, F. Delicado, etc.), en écrivit lui-même ou les signa : Les Mémoires d'un jeune Don Juan (1905), Les Onze mille verges (1907). Entre-temps il avait fondé avec André Salmon une revue éphémère, Le Festin d'Esope, s'était lié avec Max Jacob, Jarry, les peintres Picasso et Braque, avec toute l'avant-garde de l'Art. En 1908 il publia L'Enchanteur pourrissant, roman qui paraphrase avec bonheur la légende de Merlin et de la fée Viviane, en 1910 L'Hérésiarque et Cie, récits fantastiques d'une rare perfection de style ; en 1911, son premier volume de vers, Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée, dont presque chaque poème parvient à enfermer dans le raccourci de quelques vers tout un microcosme. En 1911, sa nonchalante insouciance le fit impliquer dans un vol de statuettes phéniciennes au musée du Louvre ; avant le non-lieu qui termina l'affaire, le poète connut un court séjour à la Santé qui nous vaudra quelques-uns des vers les plus poignants d'Alcools (1913), son œuvre maîtresse où se déploie dans toute sa diversité et sa richesse le jeu multiforme de son génie poétique. Il n'a pas laissé pour autant d'allonger la liste de ses ouvrages libertins  : les romans La Rome des Borgia (en réalité de son ami René Dalize) et La fin de Babylone sont l'un de 1913, l'autre de 1914 ainsi que Les trois Don Juan (Don Juan Tenorio, Don Juan Manara, Don Juan d'Angleterre) ; de 1913 date le catalogue descriptif de l'Enfer de la Bibliothèque Nationale (en collaboration avec F. Fleuret et L. Perceau). Le combat pour un art nouveau, en peinture comme en poésie, commencé avec l'exaltation du douanier Rousseau, se poursuit avec la revue Les Soirées de Paris, fondée en 1912 ; avec les "méditations esthétiques" sur Picasso, Braque, Marie Laurencin, Fernand Léger, Picabia, etc., dans Les Peintres cubistes (1913) ; enfin avec le manifeste L'Antitradition futuriste (1913).

 

Non mobilisable, Apollinaire se fit naturaliser, s'engagea volontairement, se battit comme artilleur d'abord, puis, sur sa demande, dans l'infanterie. Blessé gravement à la tête en mars 1916, il fut affecté à divers services à Paris où, affaibli par les opérations subies et par les suites de sa blessure, il mourut emporté par l'épidémie de grippe de l'automne 1918.

 

De la guerre il avait rapporté les poèmes de la Case d'Armons qui seront repris dans Calligrammes, publié en 1918, après sa mort. Dans ce recueil, de très beaux poèmes d'avant la guerre et de la guerre alternent avec les jeux graphiques, parfois funambulesques, souvent amusants ou touchants, qui lui donnent son titre. De son vivant furent encore publiés Le Poète assassiné, fantaisie surréaliste et polémique (1916), un recueil de poèmes, Vitam impendere amori (1917) en collaboration avec André Rouveyre, la Très plaisante histoire [...] de Perceval le Gallois (1918) d'après les anciens textes, Le Flâneur des deux rives (1918), évocations de Paris teintées de surréalisme. Rappelons encore les deux pièces de théâtre, le "drame surréaliste" Les Mamelles de Tirésias, joué sans lendemain le 14 juin 1917, publié après sa mort (1918), transformé par Francis Poulenc en opéra-comique (représenté en 1945 à Paris), et un autre drame, Couleur du temps, en 3 actes et en vers, joué une seule fois au Théâtre Lara (24 nov. 1918) et publié en 1920. Des nombreux ouvrages publiés à titre posthume citons La Femme assise (1920 ; rééd. 1948), centon d'éléments assez disparates sous forme de roman, inégal mais intéressant ; Il y a (1925 ; rééd. 1947) et Ombre de mon amour (1947), deux recueils de poèmes inédits, Les Epingles (1928), contes inédits, Anecdotiques (1926), Contemporains pittoresques (1929), L'Esprit nouveau et les Poètes (1946), recueils des articles publiés au Mercure de France et ailleurs, Lettres à sa marraine (1948), écrites pendant la guerre, Le Guetteur mélancolique (1952), poèmes inédits, Tendre comme le souvenir (1952), lettres.

 

Cinq figures de femmes traversent son couvre, inoubliables, depuis Annie, la jeune anglaise de la Chanson du mal aimé, et Marie qui déchire le poète de Zone ou du Pont Mirabeau (Marie Laurencin), et Lou, puis Madeleine, ses amours du temps de la guerre, jusqu'à Jacqueline, l'"adorable rousse" de Calligrammes, qu'il épousa en mai 1918. Les poèmes d'Apollinaire ont souvent inspiré les compositeurs : Honegger mit en musique six poèmes d'Alcools, Francis Poulenc de nombreux poèmes, ainsi que Louis Durey, Jean Rivier, et autres. Dans la poésie d'Apollinaire passent souvent des échos de tous les grands poètes qui l'ont précédé depuis Villon et Ronsard jusqu'à Verlaine, Rimbaud et Mallarmé : mais il n'en possède pas moins une personnalité, une originalité indiscutable. Magicien un peu mystificateur pour ceux qui l'ont connu, il laisse souvent percer la mystification sous la magie musicale de ses vers. Les tentatives d'une poétique nouvelle s'accompagnent inévitablement de faux pas et laissent des scories : cela n'enlève rien à la vraie grandeur d'Apollinaire ; et son influence, qui a été profonde sur l'art de tout le demi-siècle dernier, est très loin d'avoir cessé aujourd'hui.

  

Pierre Ferrari.

Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
- Publié dans : Biographies
Retour à l'accueil

Commentaires

Et Apollinaire disait:"Avant tout, les artistes sont des hommes qui veulent devenir inhumains."
Bon dimanche.
Commentaire n°1 posté par Fethi le 08/03/2009 à 15h04

Pour vous

 Projet d’art postal  « Une bouteille à la mer » (mail art)

Et

 Projet d’installation d’une oeuvre rencontre
« Une bouteille à la mer »
Une « oeuvre rencontre » est l’idée d'un partage simple, d’une possible rencontre à travers la création. En chacun de nous sommeille un créateur, son expression singulière est riche. Qu’une œuvre d’un artiste connu voisine avec celle d'un enfant ou d'un peintre amateur.... Que chacun ait une place...Chacun apporte son maillon créatif à une oeuvre collective cohérente.

Pour en savoir +

http://bouteille.a.la.mer.over-blog.com/

Commentaire n°2 posté par Loren le 10/03/2009 à 17h20
J'ai tout donné au soleil, tout, sauf mon ombre.
Bravo pour votre blog très riche!
Commentaire n°3 posté par Fethi le 25/03/2009 à 18h58
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés