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Peintre et écrivain espagnol Ramon Gaya est né le
10 octobre 1910 dans la province de Murcie, en Espagne. Très jeune, il se consacre à la peinture et fait ses premiers pas dans l’atelier des peintres Pedro Flores et Luis Garay. À 17 ans, le
jeune Ramon obtient une bourse qui lui permet de voyager : à Madrid, le jeune peintre découvre le musée du Prado et fait la connaissance du poète Juan Ramon Jimenez et à Paris, il rencontre
Picasso. Pendant la guerre civile, Gaya rejoint l’« Alliance d’Intellectuels Antifascistes » et participe à leur congrès. En 1939, après le décès de son épouse lors d’un bombardement, il franchit
les Pyrénées avec l’Armée Républicaine et est envoyé au camp de concentration de Saint Cyprien. À sa sortie, le peintre choisit l’exil et part pour le Mexique. Établi à Mexico en 1939, il renoue
avec l’écriture et la peinture, collabore à plusieurs revues mexicaines et se lie d’amitié avec des artistes mexicains. En 1956, Gaya quitte définitivement le Mexique pour s’installer à Rome. À
partir de 1970, il retourne vivre en Espagne où des expositions sur ses œuvres et des hommages lui sont rendus. En 1990, à Murcie, un musée lui est d’ailleurs dédié avec une collection de plus de
cinq cents œuvres. En 2002, le Prix Velazquez d’Arts Plastiques décerné par le Ministère de la Culture espagnol salue son œuvre. Ramon Gaya meurt le 15 octobre 2005 à Valence. Ses principales
œuvres sont : Le sentiment de la peinture, Neuf sonetos du journal d’un peintre et Hommage à Picasso.
José Victoriano Carmelo Carlos González-Pérez, qui devait prendre plus tard le nom de Juan Gris est né le
23 mars 1887 à Madrid -
A quinze ans , il suit des études de dessin industriel à la Escuela de Artes y Manufacturas à Madrid entre 1902 et 1904, période pendant
laquelle il contribua par des dessins à des journaux locaux comme Blanco y Negro et Madrid Comico. En 1904 et 1905, il étudia la peinture avec l' artiste académique José Maria Carbonero tout t en
poursuivant ses activités d' illustrateur. Ses dessins pour Alma America de J-S Cocharo datent de 1905
En 1906 il s' installa à Paris où il deviendra l' ami d'Henri Matisse, Georges Braque, Fernand Léger, il y retrouva et se lia d' amitié avec
son compatriote Pablo Picasso et en 1915 il fut peint par son copain Amedeo Modigliani. . Son portrait de Picasso de 1912 est l'une des premières peintures cubistes réalisées par un autre peintre
que Pablo Picasso ou Georges Braque.
Il collabore à des journaux comme L'assiette au beurre , Le Charivari, et Le Cri de Paris.
Gris commença à peindre sérieusement en 1910. Il entre dans une phase de recherche et d'experience, qui aboutit en 1911 à son premier tableau
cubiste, d'un cubisme dit "analytique" En 1912 il participe au "Salon des Indépendants avec un portrait de "Picasso" et expose à la "Section d'Or" .Il signe avec le marchand de tableau Kahnweiler
un accord , celui-ci s' engage à lui acheter toute sa production .Il rencontre alors Josette avec qui il vivra désormais.
Pendant l'été 1913, Gris et Picasso sont à Ceret (PO), c'est une période de recherche intense. Pendant l'hiver 1913 il se consacre aux"papiers
collés".La guerre de 1914 le surprend dans les Pyrenées avec Josette , ils regagnent la capitale où sa situation devient précaire car Kahnweiler s'est réfugié en Suisse.
Il se lance alors dans un travail acharné pour surmonter ses difficultés, après 1915 il s'oriente vers un cubisme synthétique dont il devient
l' interprète constant.
En 1916 il vend toutes ses oeuvres à Léonce Rosenberg et se retire en Touraine région natale de Josette. Il y séjournera jusqu 'à la fin de la
guerre , il revient à Paris en 1919 à l' occasion de sa première exposition personnelle à "l' effort moderne" de Rosenberg. Le retour de Kahnweiler lui permet de reprendre une vie normale mais
une pleurésie l' oblige à séjourner à l'hôpital puis en convalescence en Touraine et à Bandol.
En 1922, le peintre dessina pour Sergei Diaghilev qui l' avait inviter à Monte Carlo , les premiers décors et costumes des Tentations de la
bergère de Monteclair.
En 1923, il expose à la Galerie Simon de Khanweiler à Paris et à la Galerie Flechtheim à Berlin. Il collabore à la Fête merveilleuse mise en
scène par Diaghilev à Versailles.
Gris articula la plupart de ses théories esthétiques entre 1924 et 1925. Il donne une conférence su "les possibilités de la peinture", à la
Sorbonne en 1924.Son exposition à la Galerie Flechtheim à Düsseldorf en 1925 confirme le niveau international de ce peintre
Mais sa santé décline .Les médecins pensant à une crise d' asthme lui
conseillent un séjour en altitude. Il part avec Josette a Puget Théniers où l'on diagnostique la vraie nature de sa maladie une urémie. De retour à Paris et après une brève amélioration , Juan
Gris mourra le 11 mai 1927 à Boulogne.
Né dans une famille modeste, Bartolomé Esteban Murillo,
orphelin à l’âge de dix ans, est placé en apprentissage chez un peintre médiocre qui lui enseigne les rudiments d’une peinture d’influence italienne. Il vit de petites toiles qu’il vend lors de
foires.
Murillo rencontre vers 1640 un élève de Van Dyck, qui l’initie à la technique flamande. Son talent est remarqué et le couvent
franciscain de Séville lui commande vers 1642 un cycle de peintures sur les saints franciscains, qui lui valent la célébrité. S’y ressentent et s’y superposent les différentes influences du
peintre : les styles de Van Dyck, Ribera, Vélasquez, Titien et Rubens (dont il a pu voir des œuvres à Madrid) se mêlent pour former
le style unique de Murillo, caractérisé par des formes douces et des couleurs chaudes.
Il peint par la suite de nombreuses madones (Madone du Rosaire, 1645-1650), et des portraits d’enfant pour lesquels il devient
très populaire dans toute l’Europe. Ses peintures religieuses, destinées à la Cathédrale de Séville et à divers couvents et églises, incluent, à la manière de certaines toiles de Vélasquez, des
scènes de genre à côté de la scène religieuse proprement dite (La Cuisine des Anges, 1646). Ses scènes de genre représentent un nouveau mode de perception, plus sentimental (Le Jeune Mendiant,
1645-1650).
Devenu un peintre célèbre et riche, Murillo prend une part active dans la vie sociale de sa ville, et est l’un des fondateurs de
l’Académie des Beaux-Arts de Séville. Il meurt en 1682, des suites d’une chute d’un échafaudage sur lequel il peignait. Son œuvre influencera profondément la peinture espagnole et anticipe
largement le rococo du XVIIIe siècle.
Quelques œuvres majeures :
* Le Jeune Mendiant (1645, Paris, musée du Louvre, ill.)
* Madone du Rosaire (1645-1650, Madrid, Prado)
* La Cuisine des Anges (1646, Paris, musée du Louvre)
* Annonciation (1660-1665, Madrid, Prado)
* Immaculée Conception (1665-1670, Madrid, Prado)
* Une Jeune Fille et sa duègne (1670, Washington, National Gallery)
Francisco de Zurbarán, contemporain et ami de Diego
Velasquez, est resté jusque récemment peu connu en dehors de son pays natal. Né dans la province d’Estrémadure, il reçoit son apprentissage de peinture dans l’atelier sévillan de Pedro Diaz
de Villanueva en 1616-1617, avant de retourner dans sa province.
Installé à Séville en 1629, Zurbarán devient l’artiste le plus recherché de la ville. Il produit un grand nombre de peintures
religieuses commandées par des monastères et des églises espagnoles et sud-américaines, notamment des retables et des cycles de fresques. Son œuvre comporte également un grand nombre de «
portraits » de différents saints, d’un intense raffinement : les saints sont généralement représentés en pied et grandeur nature, isolés sur un fond sombre.
Son style, d’abord réaliste et sévère sur le modèle du Caravage et de Vélasquez (Christ en croix, 1627), s’adoucit et sa palette
s’éclaircit sous l’influence du maniérisme italien. Ses figures massives aux contours nets (Sainte Apolline) sont peintes dans des couleurs claires, voire acides, et une pâte fine, et expriment
un profond mysticisme et une solennité, qui en font le peintre idéal de la religion catholique austère qui prévaut alors en Espagne dans le contexte de la Contre-Réforme.
Son succès diminue avec l’avènement du peintre Murillo. En 1658, Zurbarán s’installe à Madrid, où il rejoint l’Ordre de Santiago.
Pour subvenir à ses besoins, il devient marchand d’art, mais meurt dans la pauvreté en 1664, à l’âge de soixante-six ans.
Quelques œuvres majeures :
* Sainte Apolline (Paris, musée du Louvre, ill.)
* Christ en croix (1627, Chicago, Art Institute)
* L'Exposition du corps de saint Bonaventure (1629, Paris, musée du Louvre)
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