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Du papier aux mots

Mercredi 6 mai 2009

Presqu’un an après la fermeture de ma petite Papet’ adorée, où en est l’industrie papetière ?

 

Ci-après un article trouvé sur le site de http://www.emballagedigest.fr où le président de Copacel, Gérard Bontemps fait un analyse assez pessimiste de la situation :

 

L’industrie papetière française recule en Europe » - 28 février 2009

 

« En présentant son rapport annuel 2008, le président de Copacel, Gérard Bontemps, a fait part de son inquiétude face au recul de l’industrie papetière française. «Elle a perdu une place, elle est désormais derrière l’Italie, passant de la 4è qu’elle a longtemps tenu à la 5è place en Europe» a-t-il indiqué.

 

«La trésorerie des entreprises est particulièrement entamée car les entreprises de ce secteur vendent à des prix non rémunérés». Surtout, il a fait part du silence des pouvoirs publics qui «ne semblent pas avoir réellement pris en compte la préoccupation de compétitivité des secteurs industriels». Certes, des efforts ont été faits avec l’allègement de la taxe professionnelle mais à des niveaux encore insuffisants, estime-t-il. Le poids de cette taxe demeure unique en Europe, a ajouté G. Bontemps. «Les projets de fiscalité environnementale dans le cadre du Grenelle pourraient entraîner des charges supplémentaires significatives. Le poids des charges sociales demeure également préoccupant. L’industrie papetière française est, de plus, pénalisée sur le plan européen par l’attribution de subventions à l’investissement accordées aux entreprises papetières allemandes».

Le CA de l’industrie papetière recule de façon significative, à 5,9 milliards d’euros contre 6,2 milliards en 2007. Sur onze mois, le recul de la production papetière française est de - 3,7% alors que la moyenne européenne est de - 3,1%. Or l’industrie papetière française a des atouts importants, a souligné le président de la Copacel, avec un «positionnement au centre de l’Europe et marchés de taille significative, une disponibilité d’une matière première renouvelable, le bois, et d’un gisement important de papiers et cartons récupéré, une électricité d’origine nucléaire compétitive, dont doit bénéficier l’industrie papetière française et une main d’œuvre disponible, bien formée et qualifiée». Face à cette situation, G. Bontemps veut attirer l’attention des pouvoirs publics «sur les conséquences qui résulteraient au niveau national d’une réduction massive des activités de l’Industrie papetière française».

L’année 2008 de l’industrie papetière française n’a pas été bonne avec des volumes en baisse sur tous les segments de cette industrie. Qu’attend cette industrie (qui compte 18 000 emplois directs) pour 2009 ? Difficile de prévoir mais Gérard Bontemps espère une reprise vers le second semestre, comme certains observateurs le laissent à penser. Si elle intervient en 2010, la situation sera encore plus problématique, a-t-il averti.

 

 

Pâtes à papier. En 2008, les usines de pâte françaises ont produit 2 352 000 t, dont environ 590 000 t de pâte mécanique (principalement thermomécanique) et 1 762 000 t de pâtes chimiques. Soit un recul de 1% par rapport à 2007, consécutif à un changement de ressources fibreuses d’une unité de production (qui est passée en cours d’année à une utilisation exclusive de fibres récupérées), à l’arrêt de petites unités productrices de pâtes mécaniques, et à un taux d’activité des usines en toute fin d’année, moins bon que celui de l’année précédente.

 

 

Papiers-cartons récupérés. Les quantités (récupération apparente) devraient sans doute dépasser légèrement les 7 000 KT en 2008, soit une régression d’environ 1%. Dans ces conditions, le taux de récupération pourrait atteindre 65%, confirmant la tendance observée depuis 1997, même si 2007 avait semblé marquer une pause. Même s’il faut relativiser l’évolution de cet indicateur, il a bien un progrès de la récupération.

 

 

Papiers et cartons d'emballage (1). Ce secteur a vécu une année 2008 difficile se traduisant au final, par un recul net de l'activité. Après les huit premiers mois plutôt étalés, le quatrième trimestre a connu un très net fléchissement. Dans ce contexte, la demande globale a été en recul en Europe, et plus particulièrement en France où elle a enregistré une baisse significative de - 4,4%. La production française a été en baisse de - 2,3%. Cette chute tient pour une large part aux arrêts techniques et conjoncturels effectués par nombre de producteurs, notamment en fin d'année. Ces arrêts ont permis de maintenir un certain équilibre au niveau européen entre l'offre et la demande, avec un niveau relativement étale des stocks tout au long de l'année. Ce recul de la production qui intervient après des baisses en 2007 et 2006, résulte aussi des sévères restructurations de l'outil de production engagées en Europe et en France depuis plusieurs années, et cela dans les trois secteurs de l'emballage et notamment le carton plat dans lequel un nouvel ajustement est intervenu en France avec l'arrêt d'une machine en fin d'année (Cascades Blendecques). Dans cette situation nationale difficile, les producteurs français ont développé des efforts pour renforcer leurs exportations qui croissent de + 2,3%. Les importations chutent quant à elles de - 3,5% en 2008. Quant au chiffre d'affaires du secteur, il enregistre une baisse en 2008 de l'ordre de 4 à 5%, avec une estimation de l’ordre de 2,10 à 2,15 milliards d’euros (chiffre non définitifs).

 

 

L'emballage souple. Ce secteur a connu en 2008 une nouvelle année difficile, tant en termes de production (- 4,8%) que de livraisons. La demande nationale était orientée à la baisse (de l'ordre de - 6 à - 7% de consommation apparente). Les exportations progressent néanmoins sur la période (3,1%). Et les importations enregistrent une baisse (- 3,9%).

 

 

Le carton plat (toutes qualités confondues). La production en France a connu une baisse (- 2,2%) qui ne s'est pas traduite au niveau des exportations (60% de la production), lesquelles ont progressé de + 2,4% sur la période ; les producteurs français privilégiant leurs marchés extérieurs (notamment hors Europe) plutôt que leur marché national en baisse (de l'ordre de 5% en termes de consommation apparente). Dans le même temps, les importations ont chuté de plus de 4% après deux années de progression.

 

 

Les papiers pour ondulé. Ce secteur, premier en volume de l'industrie des papiers et cartons d'emballage, a vu son marché chuter fortement en 2008 en Europe de l’Ouest (environ - 3,5% en volume), mais avec des situations un peu différentes selon les pays. En France, la chute est de près de - 4% (de consommation apparente) du fait d'un dernier trimestre en fort recul. Dans l'ensemble, une situation défavorable très éloignée de celle observée en Europe de l’Est où les marchés ont connu, pour certains, une croissance assez nette. Affectée par les arrêts conjoncturels de fin d'année, la production française a été en recul en 2008 (-2,1%). En revanche, les exportations françaises de papiers pour ondulé ont augmenté (+ 2,2%), tandis que des livraisons françaises sur le marché national étaient elles aussi en réduction d'un montant identique à celui du marché (- 4%). Quant aux importations, elles sont logiquement en régression (- 2,9%). »

 

(1) voir aussi e.bonus/actualité sur www.emballagedigest.com du 22 janv.09

 

 

Les restructurations en 2008

 

- 7 sites papetiers fermés en 2008* (sur 107, après 14 fermetures en 2006 et 2007)

- 11 machines à papier arrêtées (sur 181)

- Fermeture de 650 000 tonnes de capacité annuelle de production (soit environ 5,6% de la capacité totale de production de l’industrie papetière française). Suppression de 1100 emplois (sur 18 300, après 1200 emplois supprimés en 2006 et 2007).

 

 

•Les sites fermés en 2008 sont : Ahlstrom Chantraine Rougeries, papeterie de Lancey, papeterie de Pont de Claix, Matussière et Forest Ledar et turkeim, papeterie de Pont Saint Maxence, papeterie de Voiron. (Source : Copacel)

 

Source : http://www.emballagedigest.fr

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Dimanche 18 mai 2008
Source : Papetiers des Alpes, six siècles d’histoires • Dossier pédagogique • Musée dauphinois, Grenoble.

Les origines de l’activité papetière dans les Alpes du nord remontent au XIVe siècle, lorsque les premiers moulins à papier s’installent à Vienne en Dauphiné et à Faverges en Savoie. L’apparition de l’imprimerie au siècle suivant et son développement favoriseront l’essor de la production. Mais c’est avec la découverte de l’hydroélectricité et les innovations technologiques du XIXe siècle, que l'industrie papetière se transforme considérablement. Elle demeure encore aujourd’hui fortement ancrée dans le territoire. La fabrication des pâtes, papiers et cartons emploie ainsi dans la région plus de 4000 personnes et met en œuvre des technologies de pointe permettant la création de nouveaux types de papiers. Le département de l'Isère constitue par ailleurs le premier pôle européen de recherche et de formation en technologie papetière avec l'Ecole Française de Papeterie et des Industries Graphiques, le Centre Technique du Papier, proches des laboratoires universitaires, et les centres de recherches privés d’Ahlstrom et d’ArjoWiggins.

S’il apparaît en Chine vers le IIIe siècle avant notre ère, s’il parcourt l’Asie centrale emporté par les caravanes de la route de la soie, le papier n’arrive en Occident qu’au Moyen Âge où il va supplanter le parchemin. Les premiers moulins à papier, qui utilisent comme matière première les chiffons de lin et de chanvre et surtout l’eau des rivières de montagne réputée pour sa pureté, voient le jour dans le sud de la France au XIIIe siècle ; de la Provence, ils gagneront vite l’Auvergne, puis le Dauphiné et la Savoie. En l’état actuel de nos connaissances, l’établissement papetier le plus ancien en Dauphiné remonte à 1403, à Vienne.

 
Les belles inventions

 
Le XVII e et le XVIII e siècles verront les premières avancées technologiques avec les fameux cylindres hollandais remplaçant les maillets d'autrefois et permettant une pâte plus raffinée et un papier de meilleure qualité. Mais c'est surtout l'invention de la machine à « papier continu » par Louis-Nicolas Robert en 1799 qui va révolutionner l'activité papetière. La bobine supplante la feuille et le début de la mécanisation ouvre la voie de la papeterie moderne. LesXVIIIe et XIX esiècles verront les premières concentrations industrielles et l’émergence sur de nombreux sites alpins, des grandes dynasties papetières : les Montgolfier, les Blanchet ou les Aussedat.

L’industrie mécanique locale prendra vite le relais : Vienne et Grenoble, puis la vallée de la Fure se lanceront dans la construction des machines à papier (Allimand est l’un des rares constructeurs de cette époque qui a su maintenir sa production, exportée aujourd’hui vers la Chine, le Mexique ou encore l’Afrique du sud).
 

La grande époque

 

De tout temps, le manque de chiffons freina la fabrication du papier. Aussi, à la fin du XIXe, des ingénieurs centraliens viennent en Dauphiné pour produire de la pâte de bois à partir des forêts environnantes : Matussière à Domène, Neyret à Rioupéroux, Fredet à Brignoud et Bergès à Lancey. Ils innoveront : mise au point de machines, installation de "râperies" de bois grâce aux premiers défibreurs et surtout utilisation de l'énergie hydraulique pour faire tourner les usines. C'est l'âge d'or de la papeterie alpine et l'Isère devient le premier département papetier de France en 1860, fort de 70 machines à papier en activité sur son territoire. Ce secteur subira au

XX esiècle crises, mutations et restructurations. Il n’en demeure pas moins que la région a toujours « la fibre papetière » !


L’ère du papier intelligent

 
La fabrication des pâtes, papiers et cartons emploie dans la région plus de 4000 personnes et met en œuvre des technologies de pointe permettant la création de nouveaux types de papiers. Le département de l'Isère constitue par ailleurs le premier pôle européen de recherche et de formation en technologie papetière avec l'École Française de Papeterie et des Industries Graphiques, le Centre Technique du Papier, proches des laboratoires universitaires, et les centres de recherches privés d’Ahlstrom et d’ArjoWiggins. Sans oublier les micro et nanotechnologies du nouveau pôle d'innovation européen METIS dont la mission est d’imaginer les papiers du troisième millénaire, les «papiers dits intelligents»


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Mercredi 24 octobre 2007
Et ca continue ! Encore des mots !

- Mot exact, précis, vague; mot abstrait, concret; sens, signification d'un mot; répertoire des idées par les mots; mot employé dans son sens fort, noble, plein, rigoureux, strict; les mots et les choses; sens ancien, classique, étymologique du mot; sens général, scientifique, technique du mot; poids des mots.
- Mot propre, impropre.
- Jeu de mots, sur les mots; jouer sur les mots.
- Mots creux, vides. Synon. paroles en l'air.
- Mot chantant, expressif, harmonieux, fort, pittoresque; mot banal, terne, usé, sans relief; mot juste; mot blasphématoire, blessant, grossier, ignoble, injurieux; mot argotique, bas, familier, populaire, vulgaire; saveur des mots
- Grand mot. Mot de grande conséquence
- Maître(-)mot. Mot qui a de l'efficacité, mot essentiel. Mot d'ordre. Mot de passe. Mot de ralliement.
- mot composé; mot dérivé; mot phrase (rem. s.v. phrasé); mot portemanteau; mot racine; mot simple ou primitif; mot tronqué; mot-valise; famille des mots.
- Mot variable, contracté, fléchi, invariable; genre d'un mot.
- Mots anglais, espagnols, étrangers, latins; mots voyageurs; histoire des mots; usure des mots.
- Mot populaire.
- Mot savant.
- Mot d'emprunt; mot indigène, emprunté.
- Mot grammatical. Mot-outil. Mot plein.
- Mot nouveau, à la mode, fréquent, rare, thématique, précieux, technique, vieilli, désuet, vivant, inusité.
- Mot machine. Dans une mémoire centrale, mot adressable en totalité et transmis comme une unité par les circuits de la machine
- Mot-clé. Mot ou groupe de mots extrait d'un texte et représentant une des notions fondamentales de l'information contenue dans le texte
- Mot d'amour, d'approbation, de consolation, d'éloge, d'excuse, d'explication, de louange, de pitié, de politesse, de regret, de remerciement, de reproche
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Samedi 6 octobre 2007
Voici quelques expressions verbales avec le MOT. Si vous en trouvez d'autres, n'hésitez pas à me le faire savoir !

-         bégayer des mots sans suite
-         mal prononcer ses mots
-         Prononcer les mots de façon peu claire ou incomplète
-         Ne pas dire (prononcer, proférer) un mot plus haut que l'autre(Parler sans éclat, sans colère)
-         mot de plusieurs syllabes
-         Manger ses mots, la moitié de ses mots
-         Mot mal écrit, mal orthographié; orthographe d'un mot
-         épeler un mot
-         transposer les lettres d'un mot
-         Se payer de mots
-         Se contenter des mots sans prendre en considération ce qu'ils désignent
-         Ne pas avoir peur des mots (Parler en termes clairs, directs)
-         Dire, lâcher le mot. Émettre brutalement et avec une réticence surmontée mais explicite un mot qui pourrait être ressenti comme incongru ou inconsidéré
-         Parler à mi-mots*, à demi-mots*; parler à mots couverts
-         Ne pas mâcher ses mots (Parler avec franchise, netteté)
-         Avoir le mot. (Être dans le secret, savoir ce qu'il faut dire ou faire)
-         Donner le mot. (Donner consigne, demander d'agir d'une certaine façon)
-         Se donner le mot. (Se mettre d'accord, s'entendre)
-         Savoir le (vrai) mot de qqc. (Connaître la raison profonde, le sens caché de quelque chose)
-         Lire mot à mot; rapporter un récit, des propos mot pour mot
-         Traduire mot pour mot (vx), mot à mot. Traduire en faisant correspondre à chaque mot pris isolément son équivalent exact dans une autre langue
-         Donner le mot à mot d'un texte
-         Ne pas sonner (vx), ne pas souffler mot. (Garder le plus profond silence)
-         Avoir un mot sur (le bout de) la langue
-         Avoir un mot sur les lèvres
-         Chercher ses mots, ne pas trouver ses mots
-         Peser ses mots. (Parler avec circonspection)
-         Couler, glisser, souffler un mot à l'oreille de qqn
-         Avoir son mot à dire. (Être autorisé à exprimer son avis, à donner son opinion)
-         Avoir, échanger des mots avec qqn (fam.). (Avoir une querelle, une altercation, échanger des propos malsonnants.)
-         N'avoir qu'un mot à dire. (Être écouté ou obéi immédiatement)
-         Dire deux mots à qqn. (Faire des reproches à quelqu'un, réprimander quelqu'un)
-         Ignorer, ne pas savoir le premier mot d'une chose. (En ignorer tout)
-         Placer son (un) mot. (Intervenir dans une conversation)
-         Prendre qqn au mot. (Prendre quelqu'un à ses propres paroles, accepter une proposition faite par quelqu'un qui ne pensait pas être pris au sérieux)
-         Avoir le dernier mot (dans une discussion). L'emporter finalement, ne plus avoir de contradiction
-         Dire son dernier mot. (Faire sa dernière proposition; ne plus rien avoir à proposer)
-         Ne pas avoir dit son dernier mot. (Pouvoir encore intervenir, faire ou produire quelque chose, ne pas avoir donné toute sa mesure)
-         Savoir, connaître le fin mot de qqc
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