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Edito

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Venez découvrir mon deuxième blog : 
En vers et à contre-pied

(espace de création littéraire)

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Commentaires

 
Samedi 24 mai 2008
Je mets ici en ligne un poème qu'a écrit Kanga, à mon attention, un jour où le moral n'était pas très haut... En fait, en tant qu'animatrice de l'atelier d'écriture "Ecriture Créative", je me morfondais de ne plus voir d'écrivants participer...
Elle me la écrit avec l'aide du Grand Jacques, et son message m'a fait vraiment chaud au coeur...




A Nanou

 

Non Nanou, t'es pas toute seule,

Mais arrête de t'inquiéter,

Comme ça devant tout le monde,

Parce que t'as l'impression

Qu'une bande d'écrivaillons

T'as lâchement laissé tomber!

Non Nanou, t'es pas toute seule,

Mais tu sais y'a le temps

Qui nous claque dans les mains,

Y'a la vie qui nous pique nos stylos,

Mais l'envie reste là, à fleur de peau.

Viens, il nous reste trois lignes

On va aller se les coller sur la prop 32

Et si c'est pas assez, on en inventera

Parait qu'y en viendra de nouvelles

Non Nanou, t'es pas toute seule

Et si t'es encore triste

On rechantera comme avant

Comme quand c'était le bon temps.

Viens, il nous reste des mots

Qu'on allumera pour toi

Et on sera espagnols

On imitera le rossignol

On parlera de l'Atelier

Où c'est qu'on va revenir, tu sais,

Quand on aura du temps.

Et si t'es toujours triste

Ou rien que si t'en as l'air

On te racontera comment

Les rivières de mots vont rejaillir

Des sources qui ne sont pas taries

Pour inonder et faire fleurir le désert

Non t'es pas toute seule Nanou,

On est toujours là, nous tous.


KANGA

Lundi 31 décembre 2007
undefined Que vous soyez seuls, en famille ou bien entre amis, je vous souhaite à tous une Bonne et Heureuse Année  !

Que cette nouvelle année qui commence vous apporte bonheur et santé,
Qu'elle vous conduise vers la paix, le partage, et la sincérité.
Qu'elle rapproche tous les hommes, nourisse tous les enfants et abreuve nos terres d'espoir et de gaité.
Qu'elle fasse de nos différences une profonde richesse,
Et qu'elle soit pétillante d'amour !


Nanou
par Nanou © 2007 publié dans : Humeurs...
Mardi 25 décembre 2007
Cher tous, noel16.gif

Passants et passantes sur mon blog,
Que ce soit pour quelques secondes ou quelques minutes,
A vous, mes amis fidèles de blog,
Artistes dans l'âme pour la plupart, ou simples curieux,
A ceux que le vent a transporté jusqu'ici, à ceux qui parfois y ont trouvé refuge, et à ceux qui n'y reviendront peut-être jamais,
A ceux qui m'ont laissé de nombreux commentaires au fil de leurs passages, et qui, je l'espère, m'en laisseront encore,
A ceux qui s'y sont égarés, et qui peut-être y reviendront butiner quelques mots,
A vous tous, fidèles ou non, compagnons d'écriture ou de dessin,

xmas020.gifJe vous souhaite d'excellentes fêtes de Noël.

Pour ma part, en cette fin d'année, besoin de faire une courte pause, de me libérer les esprits, donc je vais profiter de cette "trêve" pour vous abandonner quelques jours...

Mon blog-refuge restera bien sûr libre d'accès pour ceux qui le souhaitent, juste une petite chose, n'oubliez pas d'éteindre en sortant et de fermer la porte derrière vous.... Je reviens très vite.

noel.gif







Nanou



par Nanou © 2007 publié dans : Humeurs...
Mardi 6 novembre 2007
Pour fêter le 20ème exercice officiel de la communauté ECRITURE LUDIQUE, un exercice d'écriture libre a été  proposé autour du thème "20ème". 

Voilà donc mon texte
"20 ans d'illusions"

JOUR J-365 : C’est décidé, l’année prochaine pour mes 40 ans, j’arrête de fumer. Facile ! D’autant qu’il y a 8 heures par jour où je ne fume pas déjà ! J’ai donc un an pour me motiver.
 
JOUR J-30 : Oups… ça arrive bientôt. Mais j’y crois. Un an que je me persuade que c’est le bon moment. On se motive !
 
JOUR J-15 : Les premières questions se posent et ne trouvent de réponse (du style : comment vais-je faire quand… ? Et dans les soirées…… ? etc…) – A chaque jour suffit sa peine me répond une petite voix.
 
JOUR J :Tout doit disparaître physiquement : les cendriers, les briquets, et bien entendu les cigarettes. Le rituel de la dernière doit être sacré et bien calculé. Pour moi, ce sera après le repas du soir. Facile. Heureusement je n’en suis pas encore à me lever la nuit pour fumer ! Je brûle donc la dernière en l’appréciant davantage. Je veux garder ce goût dans ma gorge longtemps encore, ce goût du plaisir dont je vais me priver…
 
Puis vient ensuite le tour des odeurs à éliminer : lavage des vêtements, lavage de l’intérieur de la voiture, etc. Le tout dans la bonne humeur ou presque à commencer à imaginer comment passer la journée suivante sans avoir le temps à penser à la cigarette.
 
JOUR J+1 : Un heure après m’être levée, tout bascule : un manque indescriptible, un vide abyssal. Un tourbillon infini dans le monde de la frustration. Plus rien ne semble à sa place. Certains objets ont perdu de leur charme. Ce livre dans mes mains, le téléphone, mes pastels, mes crayons, la tasse de café de la mi-journée, cette feuille de papier même, n’ont plus le même attrait : Vingt ans passés à se persuader que la vie est moins appréciable sans tabac, ça fait mal, très mal, et l’on ne s’en rend compte que le jour où on décide de s’en passer définitivement, et seul. Sans aide. Juste pour se persuader qu’on est fort, qu’on peut le faire. Juste pour faire un pied de nez à toutes ces fois où l’efficacité des patchs, chewing-gum, comprimés à sucer et autres pseudo substituts a échoué. Cette fois-ci, j’en fais mon combat. Un vrai combat. Rompre avec la dépendance. Rompre avec les habitudes. Se prouver que l’on peut encore écrire, peindre, lire, boire un café ou téléphoner sans cigarette et surtout sans perdre le plaisir de le faire. Se prouver que l’on existe encore sans cigarette.
 
JOUR J+2 : Je n’ose imaginer ce que vont être les jours suivants, tant c’est dur de résister. Au moindre doute, je lutte pour ne pas me garer devant un marchand de tabac, pour ne pas demander une cigarette à un passant, pour ne pas me ruer chez ma voisine et lui en piquer une petite… bref, c’est la journée des luttes… on n’efface pas 20 ans comme ça, même avec la meilleure volonté du monde. Mais je n’arrive pas à combattre mes anxiétés, à surmonter mon stress et mes émotions. Je me fragilise dans la journée, mais ma fierté revient le soir à l’idée d’avoir passé une journée supplémentaire sans.
 
JOUR J+3 : Je commence à chercher désespérément les effets positifs de l’arrêt du tabac. Haleine, souffle, goût, tout est pareil, rien n’a changé. C’est sans doute encore trop tôt. Mais là, j’ai besoin d’un signe…parce que les doutes m’envahissent encore plus. Ils passent à une super contre-offensive. Vingt ans que le tabac dicte mes journées. Vingt ans à refouler maintenant. Et toujours pas de signe positif. Je n'ai pas spécialement retrouvé du souffle, je ne suis pas visiblement en pleine forme si j’en juge du regard que l’on me jette, je ne dors pas mieux et ne suis pas plus calme (bien au contraire !), mon odorat ne s'est toujours pas développé, je ne perçois pas mieux le goût des aliments, ma peau n’est pas plus belle ni je n’ai une meilleure mine, je suis beaucoup plus fatiguée et déprimée… bref… il en faut du courage pour ne pas sombrer à nouveau… et je commence à m’autoriser un écart tandis que ma conscience me hurle que non…
 
Trois jours et déjà presque 2 pages de remplies. Je m’arrête là dans mon journal de bord. Parce que je sais que chaque jour sera le même combat.
Parce que je sais aussi que ce genre de journal n’est pas forcément très intéressant pour celui qui ne connaît pas cette dépendance. Vingt ans passés avec l’illusion que la vie ne pouvait être belle sans tabac, avouez que c’est quand même débile…. Du moins je vais tâcher de m’en persuader maintenant pour mes 20 prochaines années….
 
par Nanou © 2007 publié dans : Humeurs...
 
 
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