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Auteurs provençaux

Jeudi 5 mars 2009

Anselme Mathieu est né le 21 avril 1828 à Châteauneuf-du-Pape. Il est un des sept premiers félibres, qui fondèrent le Félibrige le 21 mai 1854, aux côtés de Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, Paul Giera, Jean Brunet et Alphonse Tavan. Anselme Mathieu n'aura pas la même influence sur la renaissance de la langue provençale, mais il participera notamment en signant quelques poèmes sur l'Armana, qu'il signera sous le nom du Felibre di Poutoun.

 

C'est lors de ses années passées au collège du pensionnat Dupuy, où enseigna notamment Joseph Roumanille -futur "père du Félibrige"-, que Mathieu fera la rencontre de Frédéric Mistral. Cette amitié se renforcera lorsqu'ils se retrouvent ensuite à Aix-en-Provence, Mistral prenant sa licence de droit tandis que Mathieu prenait celle d'amour.

 

Anselme Mathieu ne publiera qu'un seul recueil de vers : La Farandole, qui sera préfacée par son ami Frédéric Mistral. Certains iront même jusqu'à dire que ce dernier n'aurait pas fait que de signer la préface, mais également d'en écrire l'intégralité. Mistral aurait ensuite laissé signer Anselme Mathieu afin de grossir la liste des membres actifs du Félibrige auprès de l'opinion public. Mais ceci n'est que pure spéculation. Peut-être Mistral l'a-t-il corrigé, ou a apporté quelques petites modifications, mais l'allégresse, le rythme alerte contenus dans ses vers laissent à supposer que Mathieu n'a pas usé de supercherie et que ses vers lui appartiennent donc bien. Malheureusement, ce recueil ne sera jamais suivi d'autres éditions, si ce n'est quelques poèmes parus dans l'Armana.

 

Anselme Mathieu décède le 8 février 1895. Il laisse dans l'histoire une image d'un poète exquis, qui, avec ses rythmes et ses rimes, portera un nouveau souffle sur la Provence.

 

Source : http://www.notreprovence.fr/

 

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Lundi 26 janvier 2009

Alphonse Tavan Alphonse Tavan est né à Chateauneuf-de-Gadagne en 1833. Membre fondateur du Félibrige aux côtés de Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, Anselme Mathieu, Paul Giera & Jean Brunet, Alphonse Tavan est un des félibres les moins connus. Alphonse Tavan est d'abord connu comme étant le paysan du château de Font-Ségugne, qui a accueillit la naissance du Félibrige. N'ayant pas reçu d'éducation, c'est sans nul doute de son amour pour sa terre qu'il tira toute sa poésie. Alphonse Tavan, paysan poète, fit la rencontre de Paul Giera par le biais d'Antoine Sauget. En effet, ce dernier était au courant que le jeune paysan écrivait quelques vers.

 

Pour Tavan, l'éducation se résuma à l'école publique primaire du village. Ensuite, il partit cultiver les terres, non sans amener dans son sac quelques livres. Il lit et écrit des vers provençaux et compose aussi une comédie, qui sera jouée à Châteauneuf-de-Gadagne en 1854. Les Giera, propriétaires du château, s'intéressent alors à lui et il se trouve invité lors des réunions poétiques qui se tiennent au château. Lors des secondes Roumavàgi, Tavan se fait remarquer avec sa jolie chanson naïve des Frissons de Mariette. Tavan devient donc tout naturellement félibre, le 21 mai 1854. La suite sera plus rude pour le jeune paysan. La conscription l'envoie à Rome, où il contracte la malaria. A partir de ce moment-là, Tavan signe dans l'Armana comme lou Felibre de l'Armado, le félibre de l'armée. Lorsqu'il revient en Provence, Tavan est malade et ne peut plus travailler sa terre. Il publie quand même en 1876 ses poésies joyeuses et mélancoliques, correspondant à leur double titre Amour e Plour. Puis il publiera un second recueil, Vido Vidanto, en 1900. Mathieu vivra assez longtemps pour célébrer, en compagnie de Frédéric Mistral, derniers rescapés des sept félibres initiaux, le cinquantenaire du Félibrige, en 1904.

 

Alphonse Tavan reste dans l'histoire comme ayant été le poète de la terre, celui qui communia de ce fait avec les jeunes gens des villages. Tavan, par son manque d'éducation, n'aura pas fait de la "grande" littérature mais restera comme le poète du coeur du Félibrige.

 

Source : http://www.notreprovence.fr

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Mercredi 14 janvier 2009

Né le 8 août 1818 à St Remy de Provence, Joseph Roumanille est connu comme étant un des 7 membres fondateurs du Félibrige, avec Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, Anselme Mathieu, Paul Giera, Jean Brunet et Alphonse Tavan. Journaliste et poète provençal de renom, il participe activement à la renaissance de la langue provençale, surtout à partir de l'ouverture de sa librairie, véritable foyer de la renaissance de la culture provençale.

 

Joseph Roumanille est né, et a vécu toute sa vie à St Remy de Provence. Roumanille est envoyé au collège de Tarascon afin d'apprendre le latin, pour devenir prêtre, comme tous les aînés des familles croyantes en ce temps-là. C'est, semble-t-il, à  cette époque-là qu'il se prend de passion pour la langue provençale. Roumanille est un élève très doué, aussi bien en latin, qu'en français, qu'en provençal. Lorsqu'il sort de l'école, Roumanille ne souhaite pas entrer dans les ordres catholiques et part à Nyons pour gagner sa vie. Il côtoie alors des poètes provençaux qui font des vers. Avec ce petit groupe composé de Hyacinthe Dupuy, Camille Raybaud et Barthélemy Chalvet, Roumanille constitue là, ce que Mistral appellera ultérieurement "le berceau du Félibrige". Roumanille quitte Nyons en 1845 pour Avignon, suivant le pensionnat Dupuy. Il est maître répétiteur et il se noue d'amitié avec un de ses élèves qui se nomme Frédéric Mistral, qu'il surprend en train de faire des vers en provençal. Malgré la différence d'âge et le rapport élève professeur, ses deux ne se quitteront plus, et seront à la base du Félibrige. A noter qu'à cette époque aussi, dans ces mêmes lieux étudiait un autre futur félibre, Anselme Mathieu.

 

Roumanille, ayant quitté ses fonctions au pensionnat Dupuy, profita de ses nouvelles fonctions dans l'imprimerie Séguin pour faire paraître un petit recueil de vers : Li Margarideto (Les Pâquerettes) en 1847. Ecrit seulement en provençal, ce recueil de vers, découpé en quatre parties représentant les quatre saisons rendent compte de l'ambition de Roumanille de s'adresser aux provençaux comprenant la lengo nostre. Mais à cette époque, Roumanille parle du provençal comme d'une langue oubliée, à l'agonie. Roumanille continue l'écriture de vers provençaux entre 1850 et 1856, et publie le résultat en 1859 dans Li Flour de Sauvi (Les fleurs de Sauge).

 

Entre-temps, Roumanille fonde le Félibrige, le 21 mai 1854 avec 6 compagnons poètes provençaux, dont Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, Jean Brunet, Anselme Mathieu, Paul Giera & Alphonse Tavan. Après la fondation du Félibrige, Roumanille ouvre une librairie, qui sera véritablement le foyer de la renaissance de la culture provençale. Il devient éditeur et publiera entre autres Li prouvençalo en 1852, recueil de divers poèmes venant de poètes provençaux. Il joue un rôle primordial dans les milieux littéraires de la Provence, étant à l'origine du renouveau du provençal. Il consacrera ses trente dernières années à alimenter en contes l'Armana du Félibrige, qui feront de Roumanille le digne héritier de nos meilleurs conteurs du Moyen Âge et de la Renaissance.

 

Roumanille restera comme le "père" du Félibrige, conteur du Curé de Cucugnan, qui sera repris par Alphonse Daudet, et créateur de la prose moderne provençale. Il est l'auteur, en 1884, de Li conte prouvençau e li cascarelato. Roumanille décède le 24 mai 1891, laissant derrière lui l'image d'un acteur essentiel dans le développement de la culture provençale.

Source : http://www.notreprovence.fr

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Dimanche 26 octobre 2008

« Les sept de Font - Ségune » : Frédéric Mistral,
Joseph Roumanille, Théodore Aubanel, Jean Brunet,
Paul Giera, Anselme Mathieu, Alphonse Tavan
© Le Félibrige


Né en 1816, issu d'une famille italienne installée en Avignon, Paul Giera est un des sept premiers félibres, membre fondateur du Félibrige, en 1854, aux côtés de Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, Anselme Mathieu, Jean Brunet et Alphonse Tavan. Giera est surtout connu comme ayant été l'hôte des félibres, même s'il apporta ses contributions à la renaissance de la langue provençale.

Giera, jusqu'alors clerc de notaire, acheta une étude en 1846, ce qui lui laissa beaucoup de temps libre, afin de faire de la poésie et de s'occuper de charité. C'est pendant une séance de charité que Giera fit la connaissance de Joseph Roumanille et de Théodore Aubanel. Se fut alors le premier regroupement de poètes provençaux. Giera, fortement influencé par ses amis, composa de plaisantes poésies provençales, qui ont été réunies après sa mort précoce dans un recueil : un liame de rasin. Ces poésies révélèrent un esprit original, enclin à la fantaisie poétique.

Frédéric Mistral qualifia Paul Giera "de fin galejaire". Giera est décédé à quarante cinq ans, restant dans l'histoire du félibrige surtout comme l'hôte de Font-Ségugne. Ces quelques poésies, Giera les a signé sous des pseudonymes, ne se souciant jamais de sa future réputation. Mais il restera tout de même comme un félibre à part entière.

Source : http://www.notreprovence.fr

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