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Venez découvrir mon deuxième blog : 
En vers et à contre-pied

(espace de création littéraire)

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Commentaires

 
Vendredi 6 juin 2008
Cet article a été supprimé pour respecter les commentaires ci-dessous.
Un prochain va venir remplacer celui-ci.
Sachez que je cite toujours mes sources, j'avais d'ailleurs mis un lien sur le site de la personne qui m'a demandé de supprimer cet article. J'avais donc donné ma source sous forme de lien mais sans en donner le nom.... Erreur gravissime !  Je vous prépare donc un nouvel article, à partir d'autres sources, que je citerai bien entendu et vers lesquels je ferai des liens de la même façon. Las fallas, ça ne s'invente pas... 
 
Nanou

Vendredi 30 mai 2008

Les origines

 

  • XIe siècle : après la conquête chrétienne de l'Andalousie, la pratique de la mortification se répendit. Des confréries de disciples se constituèrent par quartier ou par corporation. Lors du vendredi saint, elles défilaient dans les rues en se flagellant avec des cordes nouées ou des chardons. Pratique interdite par le pape Clément VI, au XIVe siècle. Les confréries des pénitents remplacèrent alors les mortifications par le port de la croix et par la représentation graphique puis sculptée des scènes de la Passion du Christ.

  • XVIIe siècle : les brancards transportant les ensembles statuaires sont remplacés par les actuels pasos (autels) en bois, portés de l'intérieur par une cinquantaine d'hommes, les costaleros (porteurs).

Le déroulement

Du dimanche des Rameaux au dimanche de Pâques, toute l’Espagne est en fête. C’est à Séville que la tradition de la Semaine sainte est la plus forte : pas moins de 52 confréries et des milliers de visiteurs déambulent au rythme des processions vénérant, chantant, pleurant les reproductions de la Vierge et de Jésus-Christ. Une semaine où Séville revêt une nouvelle personnalité, où elle devient piétonne et sent bon la fleur d’oranger.
La Semaine Sainte est une symbiose entre l’art, la spiritualité et la passion. Le pays, culturellement très catholique, vit cette semaine avec une grande ferveur religieuse. C'est la Passion des Espagnols envers le Christ et la Vierge Marie, et la Passion du Christ lui-même en route vers la crucifixion. La tradition des processions, qui perdure aujourd’hui, remonte au XVIe siècle. À l'époque, l’Église désirait accroître la foi du peuple. C’est pourquoi elle imagina le rapprocher du mystère de la Passion de Jésus, en lui faisant physiquement revivre son chemin de croix. Aujourd’hui encore, à l'occasion de la Semana santa, le peuple espagnol continue d’incarner nazaréens et pénitents avec somptuosité, pathétisme, douleur et résignation.

Tous les matins, au cours de la Semaine sainte, les frères sortent en tenue de procession et rejoignent leur confrérie. Les défilés débutent entre 13 et 19 h, selon les confréries, et se terminent parfois tard dans la nuit. Des sorties des différentes paroisses à la cathédrale, point ultime de leur parcours, les frères marchent au son des tambours, des clairons et des typiques et enivrantes saetas (court flamenco chanté par les femmes du haut de leur balcon). Les processions sont de véritables scènes théâtrales avec musique, tableaux et acteurs. Des membres de chaque confrérie portent deux pasos (plates-formes de bois richement ornées). Le premier paso représente une scène de la Passion du Christ, le second est consacré à la Vierge. Parmi les autres figures marquantes des défilés, il y a les Nazaréens, les fameux pénitents vêtus d’une tunique et d’un capuchon symbolisant la couronne d’épine portée par Jésus.Les festivités à ne pas manquer se déroulent le dimanche des Rameaux,( 4 avril) les jeudi et vendredi saints, (d’ailleurs fériés en Espagne) et particulièrement à la madrugada, (l’aube), en fait la nuit entre ces deux jours. C’est la nuit « des grands contrastes et de toutes les sensations ». C’est là que vous verrez la Esperanza de Triana, el Señor de Gran Poder et la Macarena, les statues les plus vénérées. C’est là que la fièvre et le mystère de la passion envahissent les rues. Les autres jours, la ville est plus calme, les plus sensibles pourront ainsi éviter les bullas, mouvements de foule autour des pasos.

Les Processions


Entre autres processions, la confrérie de la Amargura, ou du Silence blanc, qui doit son nom à la première madone couronnée. Sa marche est considérée comme l’hymne de la Semaine sainte.
- El Amor ouvre la scène avec des enfants, l’amour est représenté dans un paso où un pélican s’ouvre le poitrail d’un coup de bec pour donner à manger à ses bambins.
- La Candelaria, très typique : elle s’égare la nuit au son des clochettes dans les jardins de Murillo.
- Los Panaderos, pour sa Vierge illuminée par des chandelles.
- Los Negritos, dont la particularité est de défiler pieds nus.
- La Mortaja, qui avance au son de multiples sonnettes aux tintements différents

Jeudi 13 décembre 2007

La-movida.gif

Vous avez tous au moins une fois dans votre vie entendu parlé de la  MOVIDA. Il s’agit en fait d’un mouvement culturel créatif, une sorte de frénésie artistique, qui a explosé à la fin de la dictature franquiste et qui touché l’ensemble de l’Espagne. Portée par le désir de renouveau de la jeunesse espagnole et l'émergence de nouveaux acteurs sur le plan artistique et culturel, elle a contribué à la modernisation et à l'intégration de la société espagnole dans l'Europe démocratique. Le mouvement initial de la Movida a démarré à Madrid, autour du quartier de Malasaña, favorisé sur le plan politique par le maire Enrique Tierno Galván (figure emblématique de la transition démocratique qui a apporté son soutien à cette contre-culture) d'où la dénomination de La movida Madrileña. Il gagne cependant rapidement d'autres villes du pays, notamment Barcelone, Bilbao et Vigo.

La movida est personnifiée par les figures de la musique, du cinéma, du design, du graphisme ou de la bande dessinée, mais elle se fait aussi sentir dans d'autres aspects de la culture, ainsi que dans les mœurs sociales.
Le réalisateur Pedro Almodóvar ou la comedienne Victoria Abril incarnent l'esprit de la Movida à travers des comédies où s'illustrent la libération des mœurs, la vitalité, la joie et l'exubérance de ces années qui marquent la fin de la dictature franquiste en Espagne. Un effet visible sur la jeunesse fut le renouveau de la vie nocturne avec le développement des lieux de rencontre culturels et festifs (bars, pubs, galeries d'art ou clubs de danse) qui permettent l'expression de jeunes créateurs.

La Movida s'inscrit dans le contexte du processus de démocratisation et libéralisation de la fin de la dictature franquiste recevant l'influence des mouvements culturels européens contemporains comme la New wave britannique ou le mouvement Punk ou bien encore de Boy George, David Bowie, Lou Reed, Brit Punk Rock, Glam, Rocky Horry...

L’Historique (à voir aussi )

Madrid, le 19 novembre 1975, le dictateur Francisco Franco meurt et avec lui s'achèvent 36 ans de répression et de censure. La transition vers la démocratie commence. Le roi Juan Carlos I facilite cette transition pour qu'elle se fasse en douceur en nommant Adolfo Suárez chef du gouvernement.

1977 : l'Espagne vote démocratiquement pour la première fois depuis 40 ans.

1978 : une nouvelle constitution est signée.

1979 : Enrique Tierno Galván est nommé maire de Madrid.

1981 : le Général franquiste Tejero se précipite dans le Parlement de Madrid. Le coup d'état est un échec.

1982 : Victoire écrasante du PSOE (parti socialiste) avec à sa tête Felipe González. Le pays se retrouve sous un gouvernement de gauche pour la première fois depuis la Seconde République (années 30).

Le déclenchement

La liberté d'expression retrouvée pour les Madrilènes les a poussé à faire tout et n'importe quoi. Hédonisme, exubérance, débauche, révolution, perversion, libertinage : quelle que soit la façon d'appeler cette période, le leitmotiv était : "pas de tabous et le plus on fait la fête mieux c'est". La Movida, ou "le Mouvement", est une nouvelle façon de boire, de se divertir, de bouger, de s'habiller, de créer, d'aimer... de vivre !

Les acteurs de La Movida se retrouvent autour de la Plaza Dos de Mayo à Malasaña, où les Madrilènes s'étaient auparavant réunis lors de la rébellion contre les lois napoléoniennes en 1808. Près de la plaza, sur la calle la Palma 14, deux artistes : Juan Carrero et Enrique Naya se sont installés dans leur studio d'art le Costus, devenue par la suite le lieu de rendez-vous de nombreux artistes de La Movida. Parmi eux, on retrouvait Alaska, Miguel Ordóñez, Fabio McNamara, Carlos Berlanga, Pedro Almodóvar et Blanca Sánchez. En dehors du Costus, la foule avaient pour habitude de se rejoindre dans les bars maintenant très célèbres El Penta (c/ Palma 4), La Vía Láctea (c/ Velarde 8) et El Sol (c/ Jardines 3).

La musique et les films marquant de la Movida :

Pour la musique, il y avait Mecano, Alaska y los Pegamoides (Alaska était de loin l’artiste qui incarnait le mieux la movida), Radio Futura, Nacha Pop, Tino Casal, Siniestro Total, Loquillo y los Intocables, Alaska y Dinarama, Los Secretos, Los Elegantes et La Modé.

Pour les films, des films comme "Arrebato" (1979) de Iván Zulueta, "Colegas" (1982) de Eloy de la Iglesia et "Ópera Prima" (1980) de Fernando Trueba étaient, aux côtés des films d'Amodóvar (découvrez ses films des années 80 pour vous plonger dans la Movida : "Pepi, Luci, Bom y otras chicas del montón" (1980), "¿Qué he hecho yo para merecer esto?" (1984) et "Mujeres al borde de un ataque de nervios" (1988).)

par Nanou © 2007 publié dans : Espagne
Mardi 30 octobre 2007

Vous trouverez ci-dessous un article très intéressant sur "La feria de libros" à Madrid. J'avoue, malgré mes nombreux séjours et escales à Madrid, je n'ai jamais fait attention à cette feria, et je me promets d'y aller faire un tour à mon prochain voyage. J'ai choisi un article d'Azureva, site très intéressant, pour vous le faire découvrir :

"Prés du Musée du Prado et de la gare d’Atocha, entre le Jardin botanique et le Parc du Buen Retiro se trouve la Feria de Libros de Madrid. En passant devant les trente «casetas» on ne réalise pas qu’elles ont marqué l’histoire de la ville et que des générations de passionnés du livre ancien sont passés par la Cuesta de Moyano, à la recherche d’un volume non réédité ou d’un parchemin unique.


Nous sommes assis autour d’une caña au café de l’Alhambra. Txomin, propriétaire de la Caseta 10, me raconte l’histoire de la Feria avec ferveur. La Feria, c’est une grande partie de sa vie, très chaud l’été, froid l’hiver, mais la joie de vivre dans les livres, les choisir, les acheter, les transporter à bout de bras en s’essoufflant, les accumuler (surtout les accumuler), puis les vendre. C’est le bonheur de participer à une institution historique et d’être maître en sa caseta. Certains des vendeurs de la Cuesta sont là depuis plusieurs décennies, ils font partie du paysage et transmettent leur passion aux plus jeunes, comme Txomin.

La Feria
a été créée en 1925. Elle est une des rares institutions à être restée ouverte pendant les années de dictature, le fantôme de la censure en toile de fond. On peut encore trouver des photos de soldats en permission, venant faire un tour du coté de la Feria. Jusqu’en 1984 les cabanes étaient totalement en bois. Leur mauvais état, les risques d’incendies et les conditions de travail précaires des libraires ont poussé l’Ayuntamiento à lancer leur rénovation. C’est ainsi que sont apparues les nouveaux stands, construits en dur, et plus sûrs.
feria-livres.jpg

Dans leurs casetas d’aspect modeste et accueillant, les libreros font le lien entre leur amas de livres et l’animation de la rue. Parce qu’ils sont là tous les jours et que leurs maisonnettes sont ouvertes sur l’extérieur, ils sont des témoins exceptionnels de l’histoire madrilène.

Actuellement, à cause des travaux qui sont en cours
sur la Cuesta Montoya, les stands des libraires ont été déplacés sur le Paseo del Prado, mais ils retrouveront très bientôt leur emplacement originel.

Je remercie tout particulièrement Txomin, Caseta 10, grand passionné et grand connaisseur.

La Feria est ouverte tous les jours."

par Nanou © 2007 publié dans : Espagne
 
 
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