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Edito

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Venez découvrir mon deuxième blog : 
En vers et à contre-pied

(espace de création littéraire)

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Mercredi 28 mai 2008

Avec son ronron incessant

Et son cortège de flâneurs

Ses effluves longs, saisissants

Fusant des terrasses en fleur,

 

La rue s’étire à l’horizon

Comme une haie d’accordéons

Egrenant là, quelques flonflons

Au rythme exalté des saisons.

 

Avec ses fous rires d’enfants

A en craqueler les pavés

Les échoppes des commerçants

Se lovant dans les contre-allées,

 

La rue foisonne de labeurs,

Du pâtissier jusqu’au coiffeur

Du cordonnier jusqu’au facteur

Sans oublier le vieux traiteur.

 

Avec ses réverbères hautains

Se déhanchant sous tous les toits

Sous la poussée du vent lointain

Comme de puissants magnolias,

 

La rue revêt ses apparats

De déesse citadine,

Et dans la nuit, belle Diva

Prend des airs de libertine.

 

Avec ses passants du bitume

Au bistrot voisin, accoudés,

Rompus à toute solitude

Derrière un café bien corsé,

 

Pétulante est la rue du Mai,

Comme un essaim d’âmes à saisir

De trottoirs étroits en pavés

Ma rue, ma vie, mon devenir.

 

 

Dimanche 4 mai 2008

Un pas en avant,

Un  pas en arrière,

Elle est au présent

Ce que sont ses chimères

Ni plus, ni moins,

Un océan étourdi

Où les vagues au lointain

Rejettent l’ennui.

Elle se perd à l’horizon

Qui se fend de douleur

Et là bas, le goémon

Recouvre ses pleurs.

Un pas en avant,

Un pas en arrière,

Elle est au présent

Ce que sont ses prières.

Ni plus, ni moins.

Jeudi 24 avril 2008

Les souvenirs regorgent

D’images belles et floues,

Les souvenirs qu’on forge

Au fil du temps s’ébrouent.

Il  n’est point d’odeurs

Dont le passé se tait,

Il  n’est point de douleurs

Définitivement passées.

Il suffit d’un mot

Gribouillé dans la nuit,

Il suffit d’un écho

Déjà qui s’enfuit,

Pour que le temps revienne

Comme s’il ne s’était jamais tu

Et que soudain se déchaînent

Des pensées à jamais perdues.

 

Nanou, 29.03.08

Dimanche 20 avril 2008

Sur le toit du monde,

Des droits malmenés,

Des tortures exercées,

Dans la pénombre.

 

Les hauts plateaux

Dans la souffrance

Sans complaisance

Meurent sans écho

 

Sur les chemins

Des exilés fuient

Dans la sombre nuit

Leurs assassins

 

Sur le toit du monde

Des coups de bâton

De la répression

Dans la pénombre.

 

Dans la pénombre

Le toit du monde

Soudain s’effondre

 
 
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