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DU 17 au 27 janvier 2008Pour les passionnés de flamenco, je vous invite à consulter le programme.... un vrai délice en perspective...
Dommage pour moi, je ne pourrai y aller.... mais je tâcherai de trouver des articles, comptez sur moi.
Vous verrez de nombreux artistes, en particulier Kiko Ruiz (guitare) et Manuel Gutierrez (danse), Jose Antonio Rodríguez Cuarteto (guitare) et Rafael de Utrera au chant, Marco Flores (danse) et David Palomar (chant), lauréats de Cordoue 2007, Miguel Poveda (chant), Chano Lobato (chant) et Niño de la Manuela (guitare), Rocío Molina (danse), etc.. Bien entendu je ne manquerai pas de vous parler de tous ces artistes dans mes articles à venir..
Un hommage spécial sera rendu à Pepe Linares, Cantaor du flamenco nîmois à l'occasion de ses 40 ans de vie nîmoise.
De nombreuses conférences sont à voir également, en particulier :
- le flamenco au temps des années 20 (par C. Frayssinet Savy)
- Le centre andalou de Jerez, mémoire du flamenco (par O. de la Pascua)
- Melchor de Marchena et la guitare flamenca d'accompagnement (par Norberto Torres),
- le cante à bout portant (par P. Lefranc).
A noter aussi, des projections de films, et des master classes à l'occasion de ce festival avec Rocio Molina et Jose Galvan... et un atelier -spetacle ludique "le flamenco en quatre saisons" pour raconter le flamenco aux enfants.
Ah... si j'habitais encore à Nîmes, vous ne me verriez plus sur mon blog pendant ce festival !!! .....
Rocio Molina est la sensation Flamenco la plus jeune de son
pays. Avec seulement 21 ans, sa propre compagnie de danse est en ce moment en tournée à travers l’Espagne, dotée un programme très personnel. Ceci, pour la deuxième fois déjà.
Aucun artiste de Flamenco n’a pu atteindre un niveau pareil au même âge.
Rocío Molina, née à Málaga en 1984, est l’étoile montante du flamenco. À sept ans, elle commence ses études de danse à Málaga,
puis entre au Conservatorio de Danza de Madrid. En 2002, elle y termine ses études avec la plus grande distinction. Elle intègre ensuite la compagnie de la danseuse Maria Pagés et part en tournée
au Japon, en France et en Italie. En 2004, elle participe à un projet avec Carmen Cortés et Alejandro Granados et se produit entre autres à Londres et aux États-Unis. Il y a peu, son spectacle
«El Eterno Retorno» était présenté à la Biennale «Málaga en Flamenco », avec la coopération de Juan Carlos Romero, Pasión Vega et Pepa Gamboa. Actuellement et pour la deuxième fois déjà, sa
propre compagnie de danse est en tournée à travers l’Espagne » Avec sa grâce, sa perfection et sa touche personnelle, Rocío Molina est vraiment incomparable! De plus, elle a su s’entourer de
grands génies de la musique flamenca, fondant à son jeune âge sa propre compagnie.
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Eva la Yerbabuena est née à Grenade, en Espagne. Un simple mouvement de jupe et les pans d'une infinie solitude se soulèvent. Tels sont la force d'évocation, le pouvoir de fascination
d'Eva la Yerbabuena. Dès son plus jeune âge, cette artiste a fait de la danse sa raison d'être à force de ténacité, de conviction et de passion. Elle a suivi les cours du maître Mario Maya et a
dansé très jeune (12 ans !) dans la compagnie de Rafae. Puis elle danse également dans la compagnie de Paco Moyano, et avec des danseurs célèbres comme Javier Latorre et Javier Barón. C'est son
passage aux Abesses (Paris) en 2000 qui révèle son talent au public français. Elle a reçu le Prix national de la danse 2001 et le Prix flamenco Hoy 2001 : meilleure Danseuse de l'année. Mais elle
est également reconnue à la Biennale de flamenco de Séville (en 2002), avec un Prix national de danse, pour "Flamenco de la Cava". Depuis elle continue de sillonner l'Europe, avec des spectacles
comme "5 Mujeres 5". Elle est désormais l'une des plus brillantes danseuses de flamenco, car sa danse sait toucher à l'émotion dans ce qu'elle a de plus vibrant, aux sentiments les plus profonds.
D’après le critique Miguel Ángel González: «Dans tous les cas, avec Eva La Yerbabuena, les notions d’émotion, de pureté et de caractère sont garanties.» Elle est assurément la seule danseuse au
monde capable de porter le flamenco à son paroxysme : Eva La Yerbabuena est à n’en pas douter, une des étoiles les plus brillantes . Acclamée dans le monde entier, son flamenco est des plus
flamboyants, brûlant d’authenticité et de sensualité. C’est en état de grâce que cette artiste incomparable se donne en scène, dans une technique parfaite et un climat dramatique envoûtant, qui va
bien au delà du seul plaisir esthétique de voir danser : l’âme d’Eva oscille entre libération absolue et angoisse originelle, extase et mal de vivre...Le flamenco, cristal des douleurs
La poésie est liée au flamenco comme la peau tient le corps. A fleur de peau, donc, les lettres de la vie ruissellent sur l'épiderme de la danse. Pour la Yerbabuena, le chant est la matrice du flamenco : incarnation, tour à tour mélodique et rauque, d'une voix immémoriale dont la danse vient cristalliser l'indéfectible présence. Comme une ombre rendue au visible, Si Garcia Lorca, en son temps, a été l'un de ceux qui ont restitué au flamenco une légitimité intellectuelle, la poésie qui porte cet art complet n'est pas réductible à telle ou telle signature. La danse de la Yerbabuena est en elle-même poésie en actes, et l'on remue cette fameuse interrogation de Rainer Maria Rilke ("Danser, est-ce taire l'essence d'un cri?") qui correspond si bien à l'immanence du flamenco. Faut-il un exemple ? La Yerbabuena livre les paroles d'un chant qui inspire une solea : "Desde que murio mi madre / la ropita que me quito / no tengo quien la lave" (Depuis la mort de ma mère / le linge qu'elle m'a laissé / plus personne ne le lave). Le flamenco, cristal des douleurs.


