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Edito

 
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:55
jaimerais vivre un jour encoreDepuis le début de nos échanges, j'ai découvert un Eric Van Hamme passionné par l'écriture, qui va au bout des choses, se battant avec rage pour faire éditer ses livres et frappant à toutes les portes… J’ai beaucoup d'admiration et de respect… La tâche qui m'est confiée est donc ardue : commenter son recueil de nouvelles tout en gardant totalement mon esprit critique… Même si l'on ne se connait que virtuellement, la profondeur de nos échanges, les conseils, la relecture de certains textes, les petits commentaires sur nos blogs respectifs, etc… font que c'est toujours un peu délicat de donner son sentiment sur un texte sans en blesser ou en encenser démesurément son auteur. Je me suis donc attachée à lire ces pages en considérant Eric comme si il faisait partie de l'atelier d'écriture que j'anime c’est-à-dire en restant la plus sincère possible sur mon ressenti.

Ce recueil de cinq nouvelles est délicieux. Délicieux comme un mets délicat dans un restaurant gastronomique, pour faire allusion à "Trente-trois" qui demeure, je dois l'avouer, le texte qui m'a le plus séduite. Certes, je le connaissais, et le relire a été un vrai plaisir. Dans ce texte particulièrement poignant, attachant, drôle et poétique même parfois, Eric pose des questions existentielles, comme dans l'ensemble du recueil d'ailleurs, particulièrement le fait de savoir si l'homme peut échapper à son destin. La vie, la mort, la fatalité et l'amour sont les principaux thèmes de cette nouvelle, nouvelle généralement assez sombre mais qui est sans cesse ponctuée de jeux de mots, de situations et d'évènements parfois tragi-comiques, comme pour en dédramatiser et en banaliser le sujet.
Dans "Pas la peine de revenir" où Eric traite d'un sujet banal mais très actuel, l'histoire d'une ado qui ne trouve pas sa place dans un foyer recomposé, m'a glacée (peut-être parce que j'en ai une à la maison…). C'est, je pense, l'histoire la plus noire de sa nouvelle, la plus difficile à accepter, et celle qui met le plus mal à l'aise. Peut-être parce que l'écriture et le ton employé sont très proches de la réalité. 
"Une sensation de déjà vu" m'a paru plus complexe et moins percutant que les autres textes. A vrai dire, je n'ai pas vraiment adhéré, j'ai trouvé tout ça un peu "gros", et je crois ne pas avoir bien compris sur quelle pente Eric voulait amener le lecteur. Bref, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans les personnages, à en comprendre la psychologie, sans doute parce qu'en mon fort intérieur cette histoire me paraissait peu vraisemblable. 
Beaucoup de sourires en coin et de compassion pour ce pauvre Tonio dans "lucky looser", que je connaissais aussi, et beaucoup d'affection pour le personnage de Louis-Ferdinand Laplume, dans "Dedicace". La caricature de l'écrivain prétentieux et de l'éditeur mal veillant sont très réalistes… On dit qu'un écrivain puise ses personnages dans ceux qu'ils côtoient dans la vie courante… 

Globalement et pour conclure, j'aime le style d'écriture, direct qui peut être tranchant comme léger. Sans connaître Eric dans la vraie vie, je le découvre au travers de ses livres (qu'on le veuille ou non on met tous une part de nous dans nos pages….), et je le devine bon vivant, enthousiaste, rieur (cynique… peut-être ?), très critique sur la société de consommation (on le retrouve souvent dans ses textes), très réaliste sur le monde des finances et de l’économie qui est, je crois, son domaine. 
Je me souviens d’une conversation écrite que nous avions eue il y a quelques mois, sur le fait que j’écrivais un roman depuis un certain temps, et que je bloquais à la 60ème page sans plus pouvoir aller plus loin. A cela, Eric a très justement dit qu’il n’était pas nécessaire d’aller au-delà pour arriver à tout prix 300 pages, que sans doute je bloquais parce qu’il n’y avait pas d’autre feuillet à rajouter tout simplement. Et dans « j’aimerais vivre un jour encore », c’est ce qu’Eric fait. Il raconte des historiettes piquantes où chaque personnage arrive à un moment crucial de sa vie où tout peu basculer, et il n’a pas eu besoin de 300 pages pour nous faire rentrer dans la vie de chacun d’eux et pour nous faire partager leur émotion. Car dans les personnages d’Eric, nous nous retrouvons tous. Je suis sûre que si je fais le tour de mes voisins ou de mon entourage, je trouverais certainement des Stéphane, des Tonio, des Caro, des Louis-Ferdinand, des Lucas ou encore des Muriel. Eric décrypte, analyse les personnages de la vie courante et nous en restitue les travers, les petites manies. Et je souhaite qu’avec l’aide de vous tous, Eric continue sur sa lancée pour nous servir sur son prochain plateau de nouveaux personnages hauts en couleur aux vies toutes aussi touchantes et vibrantes que celles de « j’aimerais vivre un jour encore ». Une dernière chose, pour moi, le style qui correspond le mieux à Eric, celui où on le sent plus à l’aise, c’est celui de « Dédicace », de « Trente-trois » et de « Lucky looser ». Je mets à part volontairement « Pas la peine de revenir » et « Une sensation de déjà vu », qui selon moi ne collent pas bien à l’auteur… Hum, à peine connu et déjà catalogué ! Je ne devrais pas… !
Ah, j’oubliais, j’adore le titre aussi !

Vous souhaitez acheter ce livre, voici comment vous le procurer :

Editeur actiliamultimedia

Site d'Eric : http://vanhamme.over-blog.com/

Une fois lu, donnez vos impressions sur FaceBook (rejoignez le groupe "j'aimerais vivre un jour encore")

20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 10:49

le cercle littéraireDe Mary Ann Shaffer et Annie Barrows.


RESUME
:Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates.. .) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Peu à peu, la jeune femme élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey, découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies...

MON AVIS : Une façon originale de traiter du sujet de l'Occupation, par le biais de lettres écrites et reçues de personnages tous aussi différents des uns et des autres, attachants et loufoques.  A commencer par Juliet, la jeune écrivaine anglaise avec son caractère bien trempé et son amour des livres.  Je ne citerai pas les autres, je préfère que vous les découvriez, et si la lecture des  premières pages peut vous sembler un peu difficile à suivre, n'abandonnez surtout pas, la suite est délicieuse. On referme le livre avec le sourire aux lèvres malgré le rappel historique à cette période de l'occupation à Guernesey.
Je pense qu'il ya plusieurs éléments qui ont fait que ce livre m'a emballée, le lieu déjà, Guernesey, qui n'est pas sans rappeler l'exil de Victor Hugo, l'ambiance  (l'édition, le monde littéraire, l'anecdote avec Oscar Wilde), la circonstance originale de la naissance du "cercle littéraire des amateurs d'épluchures de "- des personnages devenus lecteurs pour, entre autres, camoufler aux Allemands leur amour du cochon rôti...), les personnages tous malicieux, l'humour anglais, et la profonde humanité qui se dégage de tout cela.
Bref, je vous le conseille vivement ! Il est délicieux !