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Edito

 
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(espace de création littéraire)


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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 16:29

C'était, dans la nuit brune,

Sur le clocher jauni,

La lune

Comme un point sur un i.

 

Lune, quel esprit sombre

Promène au bout d'un fil,

Dans l'ombre,

Ta face et ton profil ?

 

Es-tu l'œil du ciel borgne ?

Quel chérubin cafard

Nous lorgne

Sous ton masque blafard ?

 

N'es-tu rien qu'une boule,

Qu'un grand faucheux bien gras

Qui roule

Sans pattes et sans bras ?

 

Es-tu, je t'en soupçonne,

Le vieux cadran de fer

Qui sonne

L'heure aux damnés d'enfer ?

 

Sur ton front qui voyage,

Ce soir ont-ils compté

Quel âge

A leur éternité ?

 

Est-ce un ver qui te ronge

Quand ton disque noirci

S'allonge

En croissant rétréci ?

 

Qui t'avait éborgnée,

L'autre nuit ? T'étais-tu

Cognée

A quelque arbre pointu ?

 

Car tu vins, pâle et morne,

Coller sur mes carreaux

Ta corne

A travers les barreaux.

 

Va, lune moribonde,

Le beau corps de Phébé

La blonde

Dans la mer est tombé.

 

Tu n'en es que la face

Et déjà, tout ridé,

S'efface

Ton front dépossédé…

 

Lune, en notre mémoire,

De tes belles amours

L'histoire

T'embellira toujours

 

Et toujours rajeunie,

Tu seras du passant

Bénie,

Pleine lune ou croissant.

 

T'aimera le pilote,

Dans son grand bâtiment

Qui flotte

Sous le clair firmament.

 

Et la fillette preste

Qui passe le buisson,

Pied leste,

En chantant sa chanson…

 

Et qu'il vente ou qu'il neige,

Moi-même, chaque soir,

Que fais-je

Venant ici m'asseoir ?

 

Je viens voir à la brune,

Sur le clocher jauni,

La lune

Comme un point sur un i.

30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 07:38

Lorsque la douce nuit, comme une douce amante,

S'avance pas à pas, à la chute du jour,

S'avance dans le ciel, tendre, timide et lente,

Toute heureuse d'un fol amour ;

 

Lorsque les feux muets sortent du ciel propice,

Pointillent dans la nuit, discrets, étincelants,

Eparpillent au loin leurs gerbes d'artifices,

Dans les espaces purs et blancs ;

 

Quand le ciel amoureux au sein des rideaux sombres,

Tout chaud de ce soleil qui vient de l'embraser,

A la terre, pour lui pleine d'amour et d'ombres,

S'unit dans un brûlant baiser ;

 

Quand se réfléchissant comme en un lac limpide,

L'étoile de l'azur, sur le sol transparent,

Allume au sein de l'herbe une étoile timide,

Cette étoile du ver luisant ;

 

Quand aux brises du soir, la feuille frémissante,

A ce tendre contact a refermé son sein,

Et garde en s'endormant la fraîcheur odorante

Qui doit parfumer le matin ;

 

Quand sur le sombre azur, comme un triste fantôme,

Le cyprès de ce champ où finit la douleur,

Est là, plus triste et froid qu'un mystérieux psaume

Qui tombe sur un ton mineur ;

 

Lorsque courbant sa tête à des plaintes secrètes,

L'if, comme de grands bras agite ses rameaux,

Et tout mélancolique, en paroles muettes,

Cause bas avec les tombeaux ;

 

Quand au berceau de Dieu, sur la branche endormante,

L'oiseau paisible, heureux a trouvé le sommeil,

Quand le fil de la Vierge a regagné sa tente

En attendant quelque soleil ;

 

Quand la croix déployant dans sa forme incertaine,

Sur le chemin du ciel ses deux bras de douleurs,

Dans la nuit qui l'entoure en son humide haleine

Est ruisselante de pleurs ;

 

Quand toute la nature, et l'étoile de la pierre,

Et l'arbre du chemin, la croix du carrefour,

Se sont tous revêtus de l'ombre, du mystère,

Après les fatigues du jour ;

 

Quand tout nous parle au coeur, quand la tremblante femme,

A plus de volupté que le soleil le jour,

Oh ! viens, je te dirai tout ce que j'ai dans l'âme,

Tout ce que j'ai de tendre amour.