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Edito

 
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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 16:58

 

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Eva Gonzales (1849-1883) auto portrait

 

 

 

 

A une époque où la société était dominée par les hommes, quelques femmes avant-gardistes et combatives évoluèrent aux côtés des peintres impressionnistes, dont elles furent d'abord les élèves (et souvent les modèles), avant de se forger une personnalité autonome et d'être reconnues à part entière par le milieu artistique. C’est le cas D’Eva Gonzales, issue d'une famille bourgeoise monégasque et d'origine espagnole. Née en 1849, elle décède à l'âge de 34 ans, le 6 mai 1883, six jours après son maître et père spirituel, Edouard Manet dont Eva sera sa seule élève et la seule à recevoir son enseignement.

 

Eva Gonzalès vécut à Paris une enfance heureuse. Son père était le romancier Emmanuel Gonzalès, feuilletoniste du Siècle, et sa mère une musicienne belge. Ils habitaient au troisième étage du 11 rue Bréda (aujourd'hui rue Henry-Monnier). Elle fut l'élève de Charles Chaplin avant d'être celle de Gustave Brinon. Présentée par Alfred Stevens à Edouard Manet, elle entra sans son atelier en 1869 et y rencontra Berthe Morisot, qui fut jalouse de son amitié avec le maître. Elle servit fréquemment de modèle pour les membres de l'école impressionniste. Elle reçut les éloges d'Émile Zola et Jules-Antoine Castagnary. Retirée à Dieppe pendant la guerre franco-prussienne de 1870, elle y peignit des tableaux assez sombres.

Elle épousa l'artiste peintre et graveur Henri Guérard en 1879. Le couple était très ami avec le peintre Norbert Gœneutte, qui fit plusieurs portraits d'elle, de son mari et de son fils. Eva prit parfois Henri, et très souvent sa sœur cadette, Jeanne Constance Gonzalès, comme sujets pour plusieurs de ses tableaux, ainsi que sa mère, musicienne. Elle avait son atelier 11 rue Bréda. Elle se refusa à participer aux salons impressionnistes. Le couple se rendait à la ferme Saint-Siméon à Honfleur, où il retrouvait leurs amis peintres Félix Bracquemond, Félix Buhot, Paul Cézanne, Adolphe-Félix Cals, Jules Chéret, Ernest Cabaner, Norbert Gœneutte. Sa carrière prit brutalement fin lorsqu'elle mourut d'une embolie le 5 mai 1883, à l'âge de 34 ans, peu de temps après avoir accouché d'un fils, Jean Raymond Guérard, exactement six jours après le décès de son professeur, Manet, alors qu'elle était occupée à tresser une couronne pour sa tombe.

Sa peinture fut initialement largement influencée par la conception picturale impressionniste défendue par Manet, avant d'évoluer vers un style plus personnel.          

L'oeuvre d'Eva Gonzalès, pleine de poésie et de sensibilité, connut de son vivant un grand succès, en particulier ses pastels aux couleurs claires et aux formes douces.

2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 07:06

Peintre français, née à Bourges, morte à Paris, Troisième fille du préfet du Cher, homme très cultivé et fidèle à la monarchie, Puisqu'en 1848 il donna sa démission au gouvernement républicain. Les demoiselles Morisot prirent des leçons de dessin. Bientôt Berthe se distingua de ses sœurs par ses dons.

Ses parents lui firent alors suivre les cours de Guichard.

Copiant les œuvres du Louvre, elle rencontre Fantin-Latour. Elle reçoit les conseils de Corot qui s'émerveille de sa facilité. Dès 1864, Berthe Morisot envoie deux toiles au Salon : Étude et Nature morte, qui sont remarquées par la critique. Deux ans après, La Vue de Paris prise des hauteurs du Trocadéro, en aval du pont d'Iéna, attire l'attention de Manet qui lui demande poser pour lui. Il exécute d'elle une suite d'admirables portraits et elle figure dans Le Balcon.

  

Au début de la guerre de 1870, Berthe Morisot refuse énergiquement de quitter Paris. Les frère Manet s'engagent dans la garde nationale, Degas dans l'artillerie : "Il est à la recherche d'un bruit de canon, voulant savoir s'il supporte les détonations de ses pièces" (écrit Mme Morisot à ses filles). Mais Berthe Morisot, rapporte John Rewald dans son Histoire de l'Impressionnisme, n'avait pas une très haute opinion de ces guerriers. de Manet, elle dira qu'il "a passé le temps du siège à changer d'uniforme", tandis qu'elle considérait Degas "Toujours le même, un peu fou, mais charmant d'esprit" (Berthe Morisot à sa soeur Edma, 21 février 1871).

 

Il faut croire que Berthe Morisot avait gardé malgré tout une "haute opinion" du frère de Manet, Eugène, puisqu'elle l'épousa en 1874. Elle s'engage à fond avec les impressionnistes et participe à leurs premières expositions, faisant preuve de fidélité non seulement à ses amis mais aussi à cet art auquel elle était si intimement liée.

 

Sa peinture et ses aquarelles sa caractérisent par une délicate harmonie de la couleur et de la lumière. C'est elle, aidée de son mari, qui met sur pied la dernière exposition des impressionnistes de 1886, où elle expose une douzaine de peintures. Berthe Morisot travaille alors beaucoup dans le Midi et en Touraine : "Aux vives attaques du pinceau, écrit Jean Bouret, à l'ivresse de la lumière succédera, dans sa dernière période, le rythme continu de la touche, véhiculant un coloris moins direct, plus profond, plus mystérieux, transposant secrètement la tristesse de l'artiste, qui a perdu, à ce moment, son mari." La spiritualité de ses œuvres finales est d'une finesse remarquable. Berthe Morisot meurt le 2 mars 1895.

 

Source : http://p.giroud.free.fr/