Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne
D'habitude je prends un pinceau pour crever les maux sur la toile, ou encore la plume pour noircir ce que je ne supporte plus de voir et d'entendre, mais aujourd'hui, sans esquisse ni ébauche, je vous livre mon cri de désespoir comme ça, de but en blanc. C'est limite anar ! Mais j'ai mal aux trippes.
En cet après-midi frileux, voici que les mots explosent en moi comme ces horribles bombes qui détonnent un peu partout dans les cités en France.. N'avons nous pas autre chose à faire que nous entretuer encore et toujours.. Je comprends ce malaise, mais il ya aussi des clochards dans la rue chaque hiver qui crèvent de froid et de faim sous nos yeux, des handicapés qui se retrouvent dans des situations difficiles à vivre, des gens malades, ruinés qui n'ont plus foi en la vie, des gens séparés sans plus aucune famille sur qui compter, des vieillards qui passent leurs dernières heures dans des hospices où même la famille ne vient plus les voir, des tonnes de tombes, sans fleur ni regard ... et les exemples ne manquent pas car la fraternité et la tolérance disparaissent de plus en plus pour laisser place au chaos.
Alors, si on se tendait tous la main, si on recommençait à zéro, sans aucune arrière-pensée, sans aucune méchanceté, sans aucune distinction de race, de couleur, de religion ? Si on laissait notre hargne au placard, nos hypocrisies et nos mensonges dans les tirroirs, nos ambitions et complexes de grandeur sous le tapis, si on apprenait tout simplement à se parler..
Parce que je crois qu'en ce siècle où la communication est le fer de lance de la société, on n'a jamais aussi mal communiqué entre nous. Le paraître, voilà de quoi nous sommes faits. La société de consommation est un monde où l'être, dans le plus pur sens du terme, n'a plus sa place. Le paraître régit nos vies. Je ne crois pas que l'homme est profondément mauvais, je crois qu'il est le fruit et le reflet de cette société, une société où l'exclusion régne en maître. Apprendre, apprendre à se connaître, apprendre à s'aimer, à se découvrir, c'est combattre l'exclusion. Tendre la main, donner, recevoir, ce sont pourtant des gestes simples que nous avons tous oubliés. Et je suis convaincue, qu'avec peu d'efforts ces gestes peuvent réapparaître en nous. Il suffit de le vouloir. . Mais la volonté manque aussi. Nous sommes des assistés, nous ne savons plus ce que c'est que de nous battre (pas dans le sens béliqueux, bien sûr), et nous nous réfugions sous nos couvertures en attendant que ça passe.. ou que ça arrive..
Oui, je suis d'accord, ce monde n'est pas facile, mais personne ni l'Histoire ne nous a dit que c'était facile de vivre, alors tant qu'à faire, autant s'épauler, se donner la main.. C'est si utopique que ça ? Pour moi, je regrette, ça me parait être le fondement même de la Vie.