Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne
J’aurais voulu être peintre de l’univers
Pour esquisser des tons inexplorés
Et de mon pinceau imaginaire,
Courir les plaines et les contrées
A la recherche de vies déplacées
De paysages vierges, insaisissables
D’un nouveau monde, à dessiner
Vide de tout regard insoutenable.
Je griffonnerais quelques méandres
Au lavis, pour leur redonner vie
Tamponnerais le sol de pastel tendre
Pour que les enfants s’y baignent à l’infini.
Les collines souriraient aux arbres dorés
L’horizon serait courbe, le ciel fleuri,
Des fleurs par milliers aux pétales bigarrés
Chanteraient les délices d’un monde épanoui.
Je barbouillerais la nature de tons enjoués
Quelques hachures pour les éclaircir
Deux ou trois bavures de tons orangés
Un peu de vernis pour bien les saisir
Le tout rehaussé de lumière éclatante
Au dessus des sommets insaisissables
De couleurs vives et enivrantes
A l’endroit, à l’envers, infalsifiables.
Mais je ne suis pas peintre de l’univers,
Juste un peu poète rebelle à mes heures,
Quand le ciel s’assombrit, mes vers
Courent au hasard sur la blanche feuille
Et mon esprit fuyard s’évade ailleurs
Là où le vôtre ne peut plus s’engouffrer
Dans ces contrées hautes en couleur
Emplies de douceurs et de liberté.