Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne
Lydia Bunbury née le 6 avril 1798, est la fille d’un riche colon de Guyane anglaise d’une famille protestante. C’est une jeune anglaise de race et d’une grande beauté. Vigny la rencontre en juin 1824 alors qu’il suit son cantonnement à Oléron puis à Pau. Il tombe amoureux de cette femme « inaccessible » dont le père ne semble pas vouloir le mariage. Vigny est sûr que son futur beau-père ne l’aime pas beaucoup. Ce dernier feint même d’ignorer son nom. Cependant, après une longue persistance, Sir Hugh Bunbury accepte l’union qui se fait en trois étapes : tout d’abord il y a les cérémonies civiles le 3 mars 1825 à Pau puis cinq jours plus tard les cérémonies religieuses protestantes, et enfin le 15 mars 1825 se déroule à Paris la cérémonie catholique, plus exactement à l’Eglise de la Madelaine. Le couple s’installe dans la capitale et plus tard au Maine-Giraud.
C’est après ce mariage que tout change. Après avoir connu l’amour passion, il passe par trois autres sentiments : le respect, la pitié et enfin, la patience.
Lydia se révèle en fait très superficielle, elle n’aime ni parler français, ni la littérature (contribua beaucoup à éloigner Vigny du monde littéraire). Elle donne à son mari le goût de traduire Shakespeare, ne goûte pas beaucoup à la littérature…
Bientôt elle devient obèse et impotente (Vigny est obligé de l’aider à se lever ou se retirer des salons que le couple fréquente). Bien qu’infidèle, il respecte néanmoins sa femme, il se sent redevable envers elle, fidèle et effacée. Il rompt avec Marie Dorval et appelle Lydia « ma seule amie ».
Lydia est de plus en plus malade et Vigny la soigne attentivement comme une mère alors que lui-même souffre terriblement. Vigny a surtout aimé sa femme avant le mariage, mais assez vite, il se rend compte que ce n’est pas la femme qu’il crut épouser. Vigny rêve d’une confidente, d’une conseillère avec qui il pourrait discuter. Mais entre lui et son épouse, s’installe un silence qui dure jusqu'à la mort de Lydia. Il se retira alors à la campagne, où il vécut jusqu'en 1853 pour y soigner sa femme Lydia devenue infirme - elle mourut en 1862.
Article tiré de http://al.muller.pagesperso-orange.fr/romantisme/femmes-2.htm - Site très intéressant, relatant les relations d'A. de Vigny avec d'autres femmes.