Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne
L’hiver accroche ses lambeaux
Sur les herbages verdoyants
Et le vent, comme un lourd fardeau
Ravive les douleurs du temps.
La froidure gagne mon corps
Engourdi par la nostalgie
D’un été lointain qui s’endort
Dans le berceau des songeries.
Et passent les nuages au loin,
Esquisse de notre horizon,
Aux sombres esprits assassins
Barbouillant le ciel de flocons.
L’hiver revêt son pardessus.
Les arbres sous leur châle blanc
Estompent des tons impromptus
Dans un rondeau exubérant.
Sous les gerçures de mon corps
Pointent des désarrois lointains,
Des peurs s’agrippant aux haillons
D’un cruel et profond destin.
Et passe le temps sec et froid
Image de nos cœurs en veille
Aux contreforts du trépas
Là où les âmes s’effeuillent.