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Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne

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Tawatipi ou la fin d'une civilisation

Voici un texte que j'ai écris à partir de la proposition suivante, toujours dans le cadre de mon atelier d'écriture :

Le pouvoir magique. Enfant, on a tous rêvé de posséder un pouvoir magique : être invisible, se trouver à 2 endroits à la fois, pouvoir voler, ...Je vous propose aujourd'hui d'exploiter ce rêve. Choisissez *un seul* pouvoir magique (sinon c'est trop facile) et donnez-le à un personnage (qui peut être vous-même ou quelqu'un d'entièrement fictionnel). Que se passe-t-il alors ? Comment le personnage utilise-t-il son don ? Que lui arrive-t-il ? A vous d'écrire le texte ! Vous avez évidemment toute latitude pour le choix du pouvoir magique et ses conditions d'utilisation, classiques ou fantaisistes !

Texte :
Un enfant se trouvait assis au bord du rivage loin de l’effervescence de sa Tribu. Malgré son regard absent, il semblait observer son image se déformer dans l’eau par les remous du petit lac. Il repensait à son père, le grand chef du Village, qu’il avait tant aimé et qui lui avait tant appris de la vie. En mourant, celui-ci lui avait professé :
- Mon fils, je vais partir rejoindre nos ancêtres. Le vent m’a donné son premier souffle et je vais bientôt recevoir son dernier soupir. N’oublie jamais que cette eau scintillante n’est pas seulement de l’eau mais le sang de tes ancêtres. Tu pourras toujours venir me retrouver au bord du rivage. Je serais toujours là dans ta mémoire et celle de tes enfants. Le murmure de l’eau est ma voix et celle de tout notre peuple. La Terre est ta mère. Et ainsi tu ne seras jamais seul. Car l’homme appartient à la Terre et nous ne faisons qu’un. Avant de partir, je dois aussi te transmettre l’héritage de la vie, une sorte de pouvoir magique qui te permettra d’exaucer trois vœux qui se r
éaliseront immédiatement. Mais attention, pas un de plus. Et chaque v
œu devra être en accord avec la Nature.
Tawatipi avait bientôt 20 ans, et il n’avait encore exercé aucun de ces vœux. Il les avait gard
é bien au chaud, comblé de ce que la Nature lui offrait et n’en avait nul besoin. Aujourd’hui il se sentait bien seul et avait envie de trouver une belle femme pour l’accompagner dans sa qu
ête de la vie. Alors même que cette idée l’effleura à peine un instant, il vit une jeune fille brune de sa Tribu le rejoindre sur le bord du rivage. Quelques mois plus tard, Siltanawa lui fut attribuée lors d’une cérémonie dont seuls les indiens avaient l’art et la manière de les organiser. Mais nos deux tourtereaux, après presque un an de tendresse et d’amour fou n’avaient toujours pas d’enfant. Cela devenait même inquiétant pour la Tribu. qui commençait à mettre en doute ses aptitudes de chef. Alors Tawatipi pensa très fort à une petite tête brune aux yeux noisette, male, de préférence, qui viendrait les combler prochainement. Neuf mois plus tard Tawanawa était né, un beau et robuste garçon aux cheveux couleur ébène. Pendant des années la Tribu vécu heureuse, se nourrissant et s’abreuvant des bontés de la Nature en écoutant à chaque printemps, les feuilles se dérouler dans un froissement des plus somptueux. En devenant Chef, Tawatipi devenait aussi plus orgueilleux, plus intransigeant envers son peuple et sa propre famille et se détachait peu à peu de sa tribu. Un jour, alors qu’il chevauchait son plus bel étalon, il trouva de l’or auprès d’une rivière. Etonné d’abord, il comprit vite ensuite, pour avoir vu des blancs se battre pour cette matière si étonnante à première vue, que c’était un bien précieux, qui pouvait s’échanger pour quelques terres concédées. Mais sur ces Terres, les blancs firent venir le cheval de fer fumant, et puis en quelques printemps seulement, les bisons disparurent, leur carcasse pourrissant dans les prairies, la nourriture manqua, l’eau polluée ne suffit plus à abreuver les enfants et la Tribu de Tawatipi s’insurgea contre son propre chef qui avait trahi la Nature et leur destinée. Lors d’un ultime combat contre le plus rebelle de sa tribu, et alors qu’il se sentait mourir, Tawatipi fit le dernier vœu que sa bêtise fut réparée et ces derniers printemps effacés de leur histoire.
Mais, dans son dernier soupir, Tawatipi entendit les paroles de son père :
- Tu as oublié une chose mon fils, la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes. Tu es donc victime, et notre peuple tout entier, de ton ambition et le troisième vœux ne peut donc pas se r
éaliser car ce que tu as fait n’est pas en accord avec ce que la Nature a fait pour notre peuple.. Il faut toujours se contenter de ce que l’on a, et la Nature peut apporter tous les bienfaits que tu ne retrouveras jamais ailleurs.. Il fallait donc la respecter. L’avidité, l’orgueil et l’ambition sont les pires ennemis de notre peuple et sont contre Nature. Je te l’avais pourtant enseigné..

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Commenter cet article
N
Valentine, merci de ta lecture.. Allez, courage, un petit coup d'eau sur l'éponge et la vie reprend le dessus...<br /> AmitiésNanou
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N
Rémy, tu as disparu de l'atelier ou tu es dans un autre groupe ? J'attends ton texte avec impatience, peut-être sur ton blog ? J'irai faire un petit tour...<br /> Nanou
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N
Ma chère Russalka.. en écrivant ce texte j'ai beaucoup pensé à toi, tu m'as inspirée... et je savais qu'il te plairait..Nanou
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V
Bonne idée, à proposer à des ados.Moi j'ai l'impression d'avoir la cervelle aussi vide qu'une éponge essorée... (est-ce l'ordinateur qui fait ça ? L'absence de vie en plein air, de voyages, de sport ?)
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R
Et bien ! C'est vraiment une bien belle histoire, captivante, pleine de poésie et de magie. Je vois que le nouveau thème de l'atelier écriture t'as inspiré en tout cas...J'aime beaucoup c'est très attachant et plein de sentiments !!!
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