Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne
Siguiriyia
Poussés de l’intérieur,
Comme un flot de douleur,
Désespoir et solitude
Assaillent mes certitudes
Et mes pas, épurés
Trainent sur le plancher
Au rythme du Cante Jondo
Qui transcende mes os.
Siguiriyia, au plus profond
De mes entrailles se morfond
Tout le désarroi d’un monde
Aux prairies infécondes.
Les coplas chantent la peine
De tout une vie incertaine
Et mon visage se fige
Au palo du vertige
Et mes pas se font durs
Sans folie ni fioriture
Siguiriyia en moi tu es
Comme l’esprit dépouillé
D’un chagrin lointain
Un va-et-vient incertain,
Une blessure insondable
Dans un monde coupable.
Nanou, septembre 2008