Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne
Copla
Copla,
Comme une poésie de chair et d’âme,
Jaillissant d’un puits profond
Le peuple abandonne son drame
Sous les vibrations du cajón.
Romancero, j’entends ton infortune
Et la chante avec toi de Grenade à Cadiz
Sous l’œil attendri de la lune
Dans son écrin de lumière, tapie.
Copla,
Comme un oiseau sur la branche,
Qui s’envole déjà,
Tes vers se déhanchent
Et s’enfuient vers moi
Dans un soupir que le vent
Accroche à mes hayons
Je les jette, je les prends
Dans une lente évocation.
Copla,
Comme une fleur éphémère
Au soleil s’abandonnant
Tes pétales exaltent les prières
De ton peuple gitan
Nanou, Septembre 2008