Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne
Par delà le plafond azuré de l’été
Mon esprit, ce voyageur ailé, dans vos yeux
Se perd et sur le sable pétillant, couché,
Pénètre le parfum de votre corps fiévreux.
La brise marine jusque là sans amant
Tête vos seins frais d’une bouche vorace
Et le temps suspendu à nos chuchotements
Ronge mon âme jusque dans sa carcasse.
Dans ce voyage chimérique où chaque ilot
Devient terre d’asile pour mon corps meurtri
Je sens mes membres engourdis happés par les flots
Recrachant l’écume d’un rêve inassouvi.
Il est des regards constellés de mille feux
Que l’on ne peut pénétrer qu’au prix des reflets
Laissant sur nos chairs des souvenirs douloureux
Comme une blessure à jamais cicatrisée.