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Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne

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Le Radeau de la Méduse

La Consigne : « Un tableau ne vit que par celui qui le regarde » (Pablo Picasso)
Vous avez sûrement tous en mémoire un tableau célèbre qui vous a marqué, de par ses couleurs ou ses personnages ou bien encore de par son paysage ou ses formes totalement extravagantes. L'exercice aujourd'hui consiste à écrire un récit autour d'un tableau de votre choix, de sorte que le lecteur puisse en deviner l'auteur et le titre. Ce texte peut-être de l'ordre de l'imaginaire ou pas du tout. Laissez votre imagination vagabonder, et votre plume se chargera du reste...


Il avait 20 ans ce 2 juillet 1816.
J’en avais 20 aussi, ce 2 juillet 2006 et je me trouvais au Louvre...

Quelques semaines auparavant, j’avais en effet entrepris de faire une recherche généalogique sur ma famille. Et le registre d’état civil de ma commune ne m’avait laissé aucun doute. A la date du 6 août 1821 était enregistré, par le 1er Adjoint de l’époque, l'acte de décès d’Alphonse Servent né en 1796 et porté disparu dans le naufrage de la frégate "la Méduse " le 2 Juillet 1816. Le rapport du décès que j’avais sous la main indiquait qu’il faisait partie des 167 hommes d’équipage (sur les 395 hommes embarqués) de la frégate la Méduse, partie le 17 juin 1816 de l'île d'Aix (Charente-Maritime), sous la direction du capitaine de frégate Hugues Duroy de Chaumareys, pour rallier Saint-Louis du Sénégal que les Anglais venaient de restituer à la France après le traité de Paris de 1814.
Je connaissais vaguement le célèbre tableau de Géricault qui avait  immortalisé ce tragique évènement et je décidais de passer une journée au Louvre devant cette œuvre qui quelque part faisait partie de l’histoire de ma famille, une sorte de photo instantanée d’une époque noire et ténébreuse, un scandale qui avait pris une dimension politique ; en effet le naufrage de La Méduse résultait de l'incompétence d'un capitaine revenu à son poste par faveur politique..

Me voici donc au Louvre, assis sur un banc en face de cette toile gigantesque, ému par l’histoire de ces hommes, et je ne peux que me laisser guider par le pinceau de  Gericault et  imaginer le drâme de cette pyramide humaine qu’il a représentée. Imaginez :  la frégate la Méduse vient de s'échouer sur un banc de sable , suite à une erreur de changement de cap, et pour comble de honte, par beau temps et marée haute.. un radeau est alors construit car les trois chaloupes et les autres petites ne peuvent contenir que 250 personnes alors que 395 sont présentes à bord. Ce sont donc 139 marins et soldats qui s'entassent sur le radeau long de 20 mètres et large de 10 mètres avec peu de vivres. Lorsque l'amarre avec les autres canots se brise ou est volontairement larguée, le commandant laisse les passagers du radeau livrés à leur sort. A bord du radeau la situation devient très vite dramatique. Le manque de vivres et le désespoir entraînent des scènes de violence. Certains soldats tentent de s'emparer des vivres par la force et de tuer d'autres passagers qui résistent. D’autres deviennent même cannibales. 12 jours plus tard l'embarcation est découverte avec 15 personnes survivantes. C’est précisément cette scène là que décrit le peintre, scène qui lui permettait d'introduire une note d'espoir dans la composition et de jouer sur la variété des attitudes des personnages : des corps allongés dont la couleur verdâtre des peaux nous laissent à penser que ce ne sont plus que des cadavres, un père tient le corps sans vie de son fils contre lui. Son visage exprime le désespoir le plus total. Les personnages du milieu sont assis ou avachis, dans des attitudes d'agonie. Les plus vifs ont aperçu le bateau au loin et leurs corps se tendent vers cet espoir. Enfin, l'homme noir situé au plus au fond de la composition est debout, juché sur un tonneau, et agite un tissu rouge et blanc.. 
Je ne sais pas si mon aïeul faisait partie des personnages du radeau où si il faisait partie des 5 hommes étant restés sur la frégate et retrouvés complètement fous et proches de la mort… mais ce que je sais c’est que deux siècles d’écart nous séparent, et pourtant je ressens comme lui le même sentiment d’abandon devant les couleurs froides, terreuses, et funèbres  du « radeau de la Méduse » de  Géricault.

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N
Michel, bonjour, Je rougis de honte pour la faute d'orthographe répétitive commise sur le nom du peintre ! Je vais vite corriger cela, merci. Pour vous répondre, j'ai écris ce texte à l'occasion d'une proposition de mon atelier d'écriture. J'avais étudié ce tableau en long, en large et en travers avec mon prof. de dessin, il y a quelques temps déjà. La noirceur et la réalité de ce tableau m’avaient profondément marqué à l'époque. Donc, il m'a semblé tout naturel d'écrire un texte sur ce thème. Pour ce faire, et pour me plonger dans l’ambiance historique de l’époque, je me suis appuyée sur des articles trouvés ça et là au fil de mes recherches sur internet, et qui m'ont aidé à construire ce texte. En revanche, les deux personnages dont je parle sont totalement fictifs. Pour les dates dont vous m'avez parlé sur mon mail privé, effectivement il a un problème, et uniquement parce que j'ai oublié un mot primordial dans la phrase :" l'acte de décès d’Alphonse Servent en 1796 et porté disparu dans le naufrage de la frégate "la Méduse " le 2 Juillet 1816. ». Il fallait lire : l'acte de décès d’Alphonse Servent né en 1796 et porté disparu dans le naufrage de la frégate "la Méduse " le 2 Juillet 1816.. » Pardon pour ces deux erreurs (j’ai encore des progrès à faire en matière d’écriture !), et surtout, merci de votre intérêt. J’espère que vous aurez l’occasion de revenir sur mon blog et de me faire des remarques constructives sur les différents textes de ma composition comme vous venez de le faire. A vous lire, Anne
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H
auteur de "la véridique histoire des naufragés de La Méduse" en 1991 puis l'an dernier de "Le naufrage de La Méduse, paroles de rescapés", j'ai été immédiatement "accroché " par votre site que je viens de découvrir. Il se trouve en effet que mes recherches m'ont amené à entrer en contact avec un grand nombre de descendants de personnes rescapées du naufrage de 1816. Votre cas m'a donc ému et cela d'autant plus que si je me suis lancé dans cette histoire, c'est sans doute à cause du choc que j'ai ressenti devant ce tableau la première fois que je l'ai vu, à l'âge de dix ou onze ans ... ( Merci de rectifier prochainement le nom du peintre : Géricault et non Guericault )
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N
Cocole, ce tableau est le Radeau de la Méduse de Guericault. C'est vrai que j'ai omis de le noter. Il m'a impressionnée quand je prenais des cours de dessin.. le prof était un fan de Guericault.<br /> Bis'<br /> Nanou
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C
j'avoue être aussi trés impressionée par cette toile!!!bravo! c'est joliment racontébisou
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