Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne
La poésie au XVIème siècle : le sacre
La Pléiade consacre l'éminente dignité de la poésie en présentant le poète comme un être inspire et contribue à l'élaboration d'une véritable langue poétique. Elle privilégie le sonnet au détriment des formes anciennes et même de celles qu'elle vient d'acclimater en France comme l'ode antique. Les contraintes, qui sont imposées par l'étroitesse du cadre, quatorze vers, et le jeu des rimes, vont se révéler des plus fécondes : pour preuves, les cris de la passion chez Louise Labbé, la grandeur et la décadence de Rome dans Les Antiquités, la nostalgie dans Les Regrets (Du Bellay), l'amour encore et toujours, chez Ronsard (des Odes à Cassandre aux Sonnets pour Hélène).
La Pléiade : groupe de sept jeunes poètes réuni par Ronsard en 1553 (Du Bellay , Pontus de Tyard, Baïf, Peletier du Mans, Belleau, Jodelle) et dénommé ainsi en souvenir des poètes alexandrins (IIIe S.) qui s'étaient placés sous le signe de cette constellation. Nourris des Grecs (Pindare, Anacréon) et des Latins (Virgile, Horace, Catulle, Ovide ), ils sont décidés à promouvoir leur art en appliquant les principes définis dans La Défense.