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Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne

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Camille Claudel et Auguste Rodin


En 1883, elle rencontre Rodin et entre dans son atelier l'année suivante. Très vite l'élève douée devient la maîtresse de Rodin, alors en pleine maturation de la Porte de l'Enfer et des Bourgeois de Calais. Les deux artistes s'influencent mutuellement ; la Jeune Fille à la gerbe de 1887, annonce la Galatée de Rodin, et les Trois Faunesses sont à l'origine des figures féminines de la Vague de Camille Claudel.

Le point culminant de la liaison entre cette femme dynamique et talentueuse et le sculpteur le plus célèbre du pays se situe en 1892, dans ce château délabré du XIII ème siècle, boulevard d'Italie, à Paris qu'on appelait, "la folie Payen", où ils partageaient un atelier. L'œuvre majeure de Camille, cette année là, était la paire de danseurs nus que Dayot voulait voir revêtir d'une draperie. Elle avait accepté de les revêtir. Au salon de 1893, elle exposa cette œuvre; Les jambes de la danseuse étaient entourées d'un motif complexe de draperies qui n'ôta pas la puissante suggestion érotique de l'œuvre. D'ailleurs, Jules Renard, lorsqu'il vit la paire de danseurs nus dit tout simplement: " Et ce groupe de la Valse où le couple semble vouloir se coucher et finir la danse par l'amour."
Camille donne toute la mesure de son art, alors que les relations avec Rodin commençent à se détériorer comme en témoigne la cruauté des dessins chargés que Camille consacre au couple Rose-Rodin: le Système cellulaire, le Réveil, le Collage... Camille s'aperçoit qu'elle ne sera jamais madame Rodin et qu'elle n'arrivera pas à évincer Rose Beuret ; les deux amants rompent définitivement en 1898, et la blessure de cette rupture fut à la mesure de l'amour incandescent que vécurent, même irrégulièrement, les deux artistes pendant plus de dix ans.

Camille ne s'en remit jamais, même si son art commençait alors à s'affranchir de l'influence de son illustre maître avec la Valse de 1892, reprise en 1895 et éditée à de nombreux exemplaires par Eugène Blot après 1905, la Clotho de 1893, les différentes versions de la Petite Châtelaine .

 

 

 
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