Je t’ai porté dans mon cœur puis j’ai porté ton nom Nos instincts nous ont porté vers de nouveaux horizons Et j’ai porté ton enfant comme le plus beau des cadeaux J’ai même porté des oranges jusque dans ton cachot Puis tu t’es fait porter absent et j’ai porté ma croix dorée Je me suis aussi porté sur la boisson, je l’ai apprivoisée Et je porte maintenant les couleurs de la poisse Comme on porte une blessure, une cicatrice, une crevasse Je porte l’empreinte d’une histoire inachevée au goût amer Je porte l’indicible fardeau de celle qui porte des œillères Je porte le chapeau d’une histoire en pointillés, Les cernes d’un gâchis que je n’aurais pas du porter.
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un exercice de style<br />
au tour d'un mot aux musiques si contrariées<br />
la polysémie est toujours gratifiante<br />
ici la douleur l'emporte<br />
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