Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne
Il pleut. Le vent caresse la joue de l’enfant,
Sans bruit, de peur de le réveiller sur son banc.
Inerte et paisible, il git là, dans cette allée,
Ou la nature semble l’avoir abrité.
Au milieu des grands arbres, j’ai vu son âme
S’envoler. Comme la feuille d’un platane,
Tournoyer sur elle-même et s’évanouir
Dans les brumes d’un rêve pour s’y assoupir.
L’âpre sève de ses larmes coule à flot
Et sa chair souillée se morcelle en lambeaux.
Il n’est point de tableau plus ingrat à mes yeux !
Demain sera triste et l’aube plus embrumée
Sous la voute sombre de ce sentier hideux
Quand j’irai sur le banc où tu m’as échappé.