Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne
Au bord de la rivière, savonnant et frottant Les belles lavandières, sous le soleil ardent Ecument leurs soucis, blanchissent leur passé Amidonnent leur vie, la jupe relevée. La tête fière, coiffées de grands chapeaux de paille Au bord de la rivière,...
Lire la suiteLa mort du poète Quand j’irai par les landes rosées, sillonnant, Comme une âme effarouchée au crépuscule De ma vie, les terres arides aux quatre vents, Des bribes de vers comme seul corpuscule, Que je m’imbiberai de vos rêves secrets, Oubliant que vos...
Lire la suiteJe suis lasse de courir Après le temps assassin Qui ne cesse de flétrir Les pages de mon destin. Je suis lasse de valser Sur ces musiques d’antan Qui n’ont de sonorité Que le murmure du vent. Je suis lasse de coucher Sur des papiers sans éclat Des mots...
Lire la suiteLes branchages mutilés Par un automne capricieux A terre éparpillés N’embraseront nul feu Que celui de l’enfer Que je vois dans tes yeux Rougeoyant adversaire Halo facétieux. Les pierres massives Jetées ça et là Ultime tentative De ton âpre combat Ne...
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J’ai accroché ton sourire sur mes lèvres Pour ne plus jamais regarder en arrière Les écrans de fumées montant des ténèbres Comme une funeste et larmoyante prière. Et dans mon cœur je sens papillonner tes yeux Me guidant au travers des obstacles jonchés...
Lire la suiteDans ce désert blême de craie et de calcaire Où la calcite scintille encore, chimère, Quand le Dieu Thot conduit ma main Dans les affres de mes rêves incertains, Sa lave funèbre alors s’épanche, inassouvie, A la lumière tremblotante de la bougie Sur l’immensité...
Lire la suitePar delà le plafond azuré de l’été Mon esprit, ce voyageur ailé, dans vos yeux Se perd et sur le sable pétillant, couché, Pénètre le parfum de votre corps fiévreux. La brise marine jusque là sans amant Tête vos seins frais d’une bouche vorace Et le temps...
Lire la suiteVotre regard profond et à demi-voilé Où je peux lire tant de souvenirs maudits Qu’un obscur océan ne saurait contenir, Semble quelques fois de mille feux s’enflammer. Serait-ce vos yeux, ou bien vos lèvres cuivrées Qui polit ce noir plafond au dessus...
Lire la suiteLe ciel, déchiré d’éclairs Dans la douceur de l’été S’effondre en nappe azurée Sur notre mère la Terre. Un voile trouble et épais Endeuille la campagne De grosses gouttes perlées Jusque dans nos montagnes. C’est l’orage. Entends son cœur Grommelant à...
Lire la suiteC’est ici, du matin au soir Que son chant se fait lancinant Et que la chaleur de l’espoir Caresse la mer, son amant. Déesse des pins, soit ma vie ! Que ton chant doux et mélodieux Berce alors mes rêves la nuit Dans un souffle voluptueux. Je serai ce soir,...
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