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Petit blog sans prétention sur mes centres d'intérêt, en particulier la littérature, la poésie, le dessin et l'Espagne

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Conte de Noël (1)

La confrérie des résistants du Merveilleux

 (1ère partie)

 

 

 

"Le docteur Bonenfant cherchait dans sa mémoire, répétant à mi-voix : " Un souvenir de Noël ?... Un souvenir de Noël ?... " Et tout à coup, il s'écria :

 - Mais si, j'en ai un, et un bien étrange encore ; c'est une histoire fantastique. J'ai vu un miracle ! Oui, mesdames, un miracle, la nuit de Noël."

Leur regard alors s’illumina dans un enchevêtrement de petites étoiles inestimables aux yeux du Docteur. C’est pour ces regards là qu’il se battait en secret depuis tant d’années. Il faisait partie de la confrérie des Résistants du Merveilleux, confrérie clandestine qu’il avait créée lorsqu’il s’était rendu compte que sa galaxie, TERRA, était perdue : les URBANUS la dominaient depuis des siècles et ils s’étaient appropriés cette galaxie jadis si belle, si respectueuse des hommes, de la nature et de l’environnement. Aujourd’hui cette planète n’était plus qu’un infâme univers : tout y était noir et uniforme, les rues, les gens et même les animaux. Le soleil ne venait plus sur cette planète depuis bien longtemps déjà. Une tristesse indescriptible avait envahi les êtres de lumière qu’ils étaient tous dans des temps reculés. Les gens passaient leur temps à travailler pour le compte des Urbanus dont l’ambition suprême était de dominer et de s’enrichir sur leur dos. Les habitants n’avaient même plus le droit de penser et encore moins de rêver : tout sentiment de joie et la moindre exaltation y était strictement interdite. A la sortie du travail, toutefois, juste avant le couvre-feu, les quelques femmes rebelles de TERRA avaient pris l’habitude de se retrouver tous les jeudis secrètement chez le docteur Bonenfant. Son nom et son enseigne n’étaient d’ailleurs qu’une couverture (le docteur Bonenfant n’était pas plus docteur que je ne suis écrivain !). Derrière la salle d’attente se dissimulait une porte qui donnait accès à une grande pièce par laquelle on ne pouvait entrer que sur mot de passe. Le docteur Bonenfant était de ceux qui pensaient que seules les femmes pouvaient être la clé d’une rebellion bien réussie. Pourquoi ? Tout simplement parce que les femmes détenaient en elle le mystère de la vie et engendraient cette vie, et aussi parce qu’elles étaient dotées d’une sensibilité naturelle que ni les exactions ni les répressions ou autres brimades ne pouvaient éteindre.

-         alors, alors ? Crièrent les femmes en cœur.

 

 

Il faut dire qu’elles attendaient ce jour là comme le Messie... Il n’était d’ailleurs toujours pas venu celui-là depuis maintenant 15.000 ans qu’on l’attendait...

Nous étions donc la veille de Noël, mais Noël ne faisait plus partie du calendrier depuis bien longtemps, comme toutes les autres fêtes pouvant apporter un peu de joie dans les foyers, Noël avait été banni.

Le docteur Bonenfant avait annoncé que cette réunion serait salutaire, et aussi la dernière ; à 84 ans, il était temps de passer le flambeau. Il avait eu cette idée de confrérie pendant ses 10 années de détention pour ne pas avoir réussi à sauver un des chefs de la milice des Urbanus, atteint de la maladie du remord. Quand bien même eut-il été un vrai médecin, cet homme là ne serait plus aujourd’hui de ce monde car cette maladie était résistante et on ne pouvait en guérir, tout comme jadis, du Sida ou de la grippe aviaire.

Il répéta enfin : « un souvenir de Noël ? »


Suite demain !

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N
Angie, et Vieux Sorcier, meric pour votre visite...
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H
c'est sur je reviendrais pour lire la suite... Gros bisous du vieux sorcier
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A
Coucou Nanou <br /> je ne connaissais pas ton blog <br /> je le trouve super bien <br /> maintenant la suite la suite <br /> bisous abientot
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B
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